Agir Par la Culture n°35 sep/oct/nov 2013
Agir Par la Culture n°35 sep/oct/nov 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°35 de sep/oct/nov 2013

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Présence et Action Culturelles

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 4,4 Mo

  • Dans ce numéro : droits culturels... mots ennemis ou révolution ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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LE GIALLO : TUTTI PSICOPATICI ! Aucun pays européen n’a produit autant de films de genre que l’Italie du XX e siècle. Pêle-mêle, on y trouve péplum, western, polar, horreur, délire cannibale, science-fiction, épouvante gothique et comédies érotiques à-gogo ! Mais un genre en particulier nous obsède : le giallo, thriller à l’italienne dont l’âge d’or se perd aux confins des années 60 et 70. Giallo, jaune, comme les couvertures des polars glauques que l’éditeur Mondadori fait paraître dès 1929. On y trouve l’origine du giallo dans les histoires (traduites) du britannique Edgar Wallace, ellesmêmes à l’origine des films du genre krimi en Allemagne. Les krimis offraient des intrigues plutôt classiques, fondées sur la recherche d’un mystérieux assassin dont la perversion n’avait d’égale que son génie de la mise en scène. Avec le giallo, l’énigme devient le prétexte d’une surenchère dans la représentation macabre, le crime faisant lui-même l’objet d’une esthétisation à outrance. Le Clouzot des Diaboliques ou le Hitchcock de Psychose ne sont jamais très loin quand on aborde le genre. Excessif, le giallo n’est pourtant jamais vulgaire, même s’il subsiste quelques séquelles donnant plus volontiers dans un érotisme malhabile que dans « l’assassinat considéré comme un des beaux-arts » (dixit Thomas De Quincey). Les chefs-d’œuvre du genre s’apparentent donc à une expérience visuelle du meurtre à bas la culture MIOnimur IF1BỊ0-iESTI. AARlN OIIAIJOACIfIM FOCHORRHRi GRRISrINE CAIRO gr411 Ce11111 I rolL r 41 111. 1uau *{Ill Pli II.g Il : 1_kl NOvl1. MÂSSJa DAILAMANQ ENNUI Ii1üR AIGRIE ILIis{AYHC16Jol-Ip[a manna ill. 44. 111111 r1U ». EaipEiLli%aLOR n°35 - AUTOMNE 2013 - 22 et du climat de tension qui l’accompagne. Des femmes, parfois nues, sont offertes à l’arme blanche vengeresse d’un meurtrier sadique dont on découvrira bien sûr qu’il souffre de troubles psychiques liés à la petite enfance. Mais le détraqué est un esthète, et sa propension à parsemer ses scènes de crime d’indices bizarres laisse songeur. Voilà, en gros, la trame de tout bon giallo. C’est Mario Bava, exceptionnel directeur de la photographie, qui définira la charte graphique du genre en 1964 avec le fulgurant « Six femmes pour l’assassin. » A l’instar des mélodrames de Douglas Sirk, Bava utilise la couleur de façon à la fois choquante et poétique, baignant l’intrigue, et le spectateur, dans une sublime et voluptueuse étrangeté. Dario Argento exploitera ce parti pris esthétique pour donner au giallo ses chefs-d’œuvre : L’oiseau au plumage de cristal (1970), Le chat à neuf queues (1971), Quatre mouches de velours gris (1972) et le summum du genre, Les frissons de l’angoisse (Profondo Rosso – 1975). Oui, dans le giallo, les titres aussi sont souvent biscornus. L’attrait de ces films réside aussi, sans doute, dans une mise en scène savante qui doit autant à l’œuvre de De Chirico, période « architectures énigmatiques », qu’aux musiques inspirées des compositeurs italiens aux premiers rangs desquels Ennio Morricone et le groupe prog Goblin. Le premier, sans doute le plus prolifique compositeur de « colonna sonora » du monde, exploitera avec le giallo une veine psychédélique qui influencera des pans entiers de la musique pop contemporaine ; Goblin, eux, excelleront dans le registre horrifique, plaçant très haut la barre avec Profondo Rosso et surtout Suspiria (le classique fantastique d’Argento), de loin la BO la plus flippante de tous les temps. Genre officiellement éteint, le giallo reste aujourd’hui une influence majeure pour bon nombre de créateurs barrés, cinéastes, plasticiens ou musiciens. Plus que jamais, la marque jaune semble indélébile. Denis Dargent NM*
a cii Agir per la Culture CYCLE DE RENCONTRES C Y C L E D E R E N C O N T R E S 09 16 23 30 nov 07 déc 11h à 14h Entrée libre (4 € pour les boissons et le sandwich) DIASV POLfl, E ET dP\4P\MEDIAS, POLITIQUE ET D É M O C R AT I E LES MÉDIAS REMPLISSENT-ILS LEUR ROLE DE DYNAMISATION DE LA DÉMOCRATIE ET DE MISE EN PERSPECTIVE DES ENJEUX DU « VIVRE ENSEMBLE* ? Pour les militants politiques, syndicaux, mutuellistes, associatifs - qui veulent peser dans les débats sociaux et sociétaux - la maîtrise de ces enjeux est capitale. Le fonctionnement actuel des médias d'information et les contenus de ceux-ci rencontrent-ils encore ces besoins fondamentaux ? Quelle place pour les combats progressistes dans les médias aujourd'hui ? Comment la Gauche peut-elle se réapproprier des espaces médiatiques modernes, participatifs et démocratiques ? » » , , LES MÉDIAS REMPLISSENT-ILS LEUR RÔLE DE DYNAMISATION DE LA DÉMOCRATIE ET DE MISE EN PERSPECTIVE DES ENJEUX DU « VIVRE ENSEMBLE » ? Pour les militants politiques, syndicaux, mutuellistes, associatifs - qui veulent peser dans les débats sociaux et sociétaux - la maîtrise de ces enjeux est capitale. Le fonctionnement actuel des médias d’information et les contenus de ceux-ci rencontrent-ils encore ces besoins fondamentaux ? Quelle place pour les combats progressistes dans les médias aujourd’hui ? Comment la Gauche peut-elle se réapproprier des espaces médiatiques modernes, participatifs et démocratiques ? I N T E R V E N A N T S : 9/11 : JEAN-LUC MANISE Directeur des services Culture et Éducation Permanente au CESEP, journaliste indépendant. Expert en médias sociaux. Nouveaux médias et expression sociale. Faire entendre la voix d’une autre info - Nouveaux médias et organisations sociales. 16/11 : MARC SINNAEVE Coordinateur du département Journalisme de l’IHECS. La boîte noire de l’info. Sur son pilotage automatique. Rien de plus mystérieux, en effet, que les mécanismes mentaux souterrains qui concourent à la production quotidienne de l’actualité. Celle-ci s’apparente à une petite musique, toujours la même, qui nous est si familière dans sa tonalité et si étrangère dans sa composition. Parce qu’elle se joue sans solfège connu ni partition visible. 23/11 : MARC DE HAAN Directeur général de Télé Bruxelles Journalisme, médias et information à Bruxelles. Comprendre le système médiatique d’information et ses enjeux. Relations médias et acteurs/publics régionaux : de la compréhension des enjeux à l’identité régionale. 30/11 : MICHEL GHEUDE Journaliste et écrivain. Le JT une vision du monde. Toute chaîne de télévision est au centre du monde. Mais de quel monde ? C’est à son journal télévisé de le mettre en scène et d’en dessiner les frontières. Un monde ouvert ou fermé, grave ou léger, simple ou complexe, rassurant ou inquiétant, chaotique ou maîtrisé. Décor, générique, présentation, météo : les conditions d’un récit sont mises en place. Hommes politiques, sportifs, stars, experts, criminels, victimes : ses principaux personnages deviennent les héros d’un feuilleton qui nous raconte, au jour le jour, notre histoire. 7/12 : TABLE RONDE AVEC PAUL HERMANT La dernière séance de conclusion prendra la forme d’une table ronde entre David Lefébure, Michel Gheude, Marc Sinnaeveet Paul Hermant, journaliste. Quelles questions et quels enjeux de démocratie soulèvent le système d’information ? Moyens et perspectives d’action ? » ANIMATION : ANIMATION : DAVID LEFÉBURE, Attaché parlementaire ANIMATION : DAVID LEFÉBURE, Attaché parlementaire Une organisation de la Régionale PAC de Bruxelles avec ses locales PAC 1082 de Berchem-Sainte-Agathe, de Jette et de Koekelberg. Avec le soutien du Centre culturel Le Fourquet. CENTRE CULTUREL LE FOURQUET Place de l’Eglise, 15 1082 Berchem-Sainte-Agathe. Inscriptions indispensables : nombre de places limité à 25 personnes. Votre inscription ne sera effective et définitive qu’après réception de la somme de 20 euros (4 € pour les boissons et le sandwich x 5 séances) IBAN : BE45 0011 1123 1289 - Régionale de Bruxelles 02/545 79 22 bruxelles@pac-g.be Éditeur responsable : Jean Spinette, Régionale PAC de Bruxelles, Rue J. Stevens 8, 1000 Bruxelles



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