Agir Par la Culture n°33 jan/fév/mar 2013
Agir Par la Culture n°33 jan/fév/mar 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°33 de jan/fév/mar 2013

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Présence et Action Culturelles

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 17,4 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... le temps des postcolonies.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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côté nord ANNE TERESA DE KEERSMAEKER : MA MARCHE EST MA DANSE Est-il besoin de présenter Anne Teresa De Keersmaeker ? Chorégraphe belge flamande quinquagénaire née à Malines qui a véritablement appor té un nouveau souffle dans le monde de la danse au début des années 80. Un nouveau courant de danse fondé sur le minimalisme, la relation danse/musique, l'architecture et l'espace ainsi que la rigueur. Anne Teresa fait partie des trois artistes à qui l'UCL a choisi d'attribuer le titre de docteur honoris causa le 4 février dernier. Les deux autres étant Jean Nouvel (architecte français) et Brian Eno (père de l'ambient music). Sa prochaine création Partita N°2 en collaboration avec Boris Charmatz travaillera autour de la question quelle est ma danse, ma manière de danser aujourd'hui 7'Dans la Partita de Bach, ça dansera, ça bougera beaucoup et ce ne sera pas pour nous déplaire I Anne Teresa De Keersmaeker est une figure majeure de la danse contemporaine mondiale. Après des études de danse à l'école de Maurice Béjart à Bruxelles ainsi qu'à New York University of Art, elle crée à 22 ans, son spectacle Fase et un an plus tard, sa compagnie Rosas. En 1995, elle fonde l'école de danse PARTS à Bruxelles. La chorégraphe n'hésite pas à puiser dans notre héritage culturel, empreint de sciences et de mémoire. Ces dernières années, Anne Teresa De Keersmaeker suit un parcours placé sous le signe de la remise en question et la clarification des paramètres fondamentaux de son travail de chorégraphe. ROBE NOIRE ET PETITE CULOTIE BLANCHE A ses tous débuts, Anne Teresa apprenait à fabriquer une danse, elle partait de rien, très concrètement la musique de SteveReich a été pour elle une forme d'auto-apprentissage. Elle aimait particulièrement la structure de cette musique, son aspect à la fois répétitif et incarné, c'est aussi une qualité que l'on retrouve chez Bach (clin d'œil à sa création en préparation). Anne Teresa a réalisé quatre pièces dans lesquelles elle dansait en robe noire laissant entrevoir la petite culotte blanche (son habit de scène, sa touche personnelle qui faisait sa singularité dans le monde de la danse) plus tard pour des raisons diverses, elle a dû prendre du recul, c'est alors qu'elle a travaillé en tant que chorégraphe, puis quelques années plus tard elle est revenue à la danse avec cette question à l'esprit 11 où en est ma danse à l'heure actuelle ? ». Dans sa nouvelle création Partita N°2, Ce qui l'intéresse dit-elle, ainsi qu'un coffret de 4 dvd 11 Early Works ». La chorégraphe s'entretient avec la théoricienne du spectacle et musicologue Bojana Cvejic, afin de détailler les principes chorégraphiques de ses quatre premièresœuvres (1981-1986) : Fase, Rosas danst Rosas, Elena's Aria, Bartok. Les dvd proposent quant à eux des démonstrations dansées d'Anne Teresa et des extraits de spectacles où les explications se mettent ellesmêmes à danser ! Sabine Beaucamp Carnets d'une chorégraphe, publié par le Fonds Mercator et Rosas www.fondsmercator.be www.rosas.be
LE TEMPS DES POSTCOLONIES Quand le passé colonial irrigue notre présent F1G. i !. - Casque- colonial. dossier On aurait tort de considérer que la dimension coloniale s'est éteinte avec la décolonisation et l'indépendance de territoires autrefois occupés par les métropoles européennes. En effet, de nombreux principes continuent toujours de fonctionner, se décentralisant, se métamorphosant tant dans les anciennes métropoles que dans ses anciennes colonies. Impossible dans le cadre de ce dossier d'aborder toute les facettes de cette dimension. L'idée ici est d'en présenter quelques aspects et de montrer qu'elle a une consistance non négligeable dans la société dans laquelle nous vivons. Après une présentation de la dimension postcoloniale par Aurélien Berthier, le philosophe Alain Brossat pointe l'importance de la reconnaissance par les autorités publiques de leur responsabilité coloniale. Des responsabilités qui restent parfois à établir comme dans le cas de l'assassinat de Patrice Lumumba, relent de la période coloniale jamais totalement élucidé. La socio-anthropologue Sarah Demart revient sur les relations postcoloniales actuelles entre Belges et Congolais en Belgique. En toile de fond économico-politique, Arnaud Zacharie, Secrétaire général du CNCD, montre les continuations de l'exploitation économique des anciens pays colonisés mais aussi les mutations qui sont en cours. Enfin, retour sur un objet culturel postcolonial emblématique s'il en est, " Tintin au Congo », par Antoine Tshitungu Kongolo, professeur à l'Université de Lubumbashi et spécialiste en littérature postcoloniale.



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