Agir Par la Culture n°29 jan/fév/mar 2012
Agir Par la Culture n°29 jan/fév/mar 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°29 de jan/fév/mar 2012

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Présence et Action Culturelles

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 51,5 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... précarité, une valeur en hausse.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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découvertes innDi A I11 R oMAN Dans l’ombr e edouard Philippe et Gilles Boyer JC Lattès, 2011 Le rituel captivant de la campagne présidentielle va scander notre printemps sous les joutes des candidats hexagonaux. Il meuble les conver sations, suscite passions et polémiques, enflamme les blogs et rythme nos regards sur la chose publique. une série, réussie, sur france 2, « Les hommes de l’ombre ». Des passages chez Pujadas et Ruquier. Des biographies, de Hollande à Mélenchon, des programmes, des tracts et des affiches. Je vous propose un roman. Le style en est un peu conventionnel mais les coulisses et les leçons de politique (très politicienne), les stratégies et les dialogues font sourire et souvent rire à chaque page. Le narrateur est le conseiller principal du candidat de la droite, désigné par son camp lors d’une primaire. Mais plane un soupçon de fraude informatique lors du vote… L’atmosphère de la campagne, le rôle des communicants, la description des flatteurs d’un jour, les jeux infinis et dérisoires du pouvoir sont décryptés avec une allégresse touchante. Ce roman est en plus écrit par deux pros de la politique française. Beaucoup plus drôle que les très policés débats de la langue de bois. (Jean Cornil) www.editions-jclattes.fr/Ce soir, je vais tuer l’assassin de mon fils Jacques expert éditions Anne Carrière, 2010 JACQUES ENPERT CE SOIR JE UAIS TUER CASSASSIt1 DE MON FILS Dans l’énorme production de romans, les polars prennent une place grandissante dans l’édition. Près de 40%. et comme partout, on y trouve le pire comme le meilleur. Je suis depuis près de 35 ans un dévoreur de littérature noire pour laquelle j’ai la plus haute estime. Loin d’être un genre littéraire de gare, de concierge ou de demidemeuré, je pense au contraire que le thriller est un profond révélateur de la trame cachée de nos sociétés à la dérive. entre Gilles Vincent et Laurent Guillaume, entre James ellroy et Arnaldur Indridason, entre Peter May, David Peace ou Natsuo Kirino, le panel international est d’une diversité fascinante. Je souhaite juste ici vous suggérer un policier de Jacques expert qui m’a passionné tant par la structure narrative que par l’ingéniosité de l’intrigue. De la même veine que le décapant « Venge-moi » de Patrick Cauvin. (JC) Le silence ne ser a qu’un souvenir Laurence Vilaine éditions Gaïa, 2011 Le silence ne sera qu'un souvenir Laurence Vilaine Le titre de ce premier roman de Laurence Vilaine donne la mesure de la poésie dont est empreint ce texte. une jolie plume pour nous conter, à travers le temps, l’histoire, faite de douleurs, d’un groupe roms, installé sur une rive du Danube en slovaquie. L’histoire d’un groupe et l’histoire d’une famille dont le narrateur, d’outretombe, nous conte le secret (je suis obligée de le taire…) d’un enfant blond parmi les Roms sur fond de l’histoire du XXe siècle : le régime nazi, le rideau de fer jusqu’à aujourd’hui. Les brimades, l’exclusion, l’intégration… autant de sujets que traite ce texte. L’humiliation, les viols, les rafles, la stérilisation forcée se dévoilent au long du récit en laissant apparaître la continuité de l’exclusion. Pourtant, le « cœur sensible s’abstenir » n’est pas de mise ici. L’horreur de l’histoire se fondant dans les joies quotidiennes, les rencontres, laissent une douce musique – mélancolique, comme une musique tsigane ? – jaillir et la dernière page tournée, il vous faudra du silence. (Anne-Lise Cydzik) CIToYeNNeTé JeuNesse on n’a rien vu venir ouvrage collectif Alice éditions, 2012 « on n’a rien vu venir » est un roman à 7 voix destiné aux enfants de 10 ans et plus. Il décrit, à travers le regard de 7 familles, l’arrivée au pouvoir du 26 "ON N'A RIEN.,IR 01 e l lijS romana 7 voix Préface de Stéphane Hesse PIERRE LARROUTUROU POUR ÉVITER LE KRACH ULTIME PREFACE DE STÉPHANE HESSEL « Parti de la Liberté » et les mesures radicales qui s’ensuivent. Les 7 chapitres présentent diverses facettes de la politique extrémiste d’un parti qui s’est fait discrètement sa place et pour qui la plupart ont voté, parce que ce qu’il disait avait l’air si bien… un texte qui montre, avec des mots adaptés à son public, les dégâts que peut produire la propagande démagogique, lorsqu’« on n’a rien vu venir ». « on n’a rien vu venir parle de ce qui peut arriver si l’on n’y prend garde. C’est pourquoi je considère que c’est un livre important, et je vous encourage à le lire » nous dit stéphane Hessel qui a préfacé cet ouvrage. (stuart Wrathall) www.alice- editions.be éCoNoMI e Pour éviter le Krach ultime Pierre Larrouturou (Préface de stéphane Hessel) Nova éditions, 2011 Parmi les nombreux essais qui tentent de déchiffrer la crise financière et économique que nous traversons, le livre de Pierre Larrouturou est un petit bijou de pédagogie, de profondeur et d’anticipation. C’est rare car l’analyse rompt avec la pensée commune de l’économie néo-classique libérale dont les décideurs et les médias nous abreuvent. Parmi les forces de domination qui masquent l’aliénation des dominés, KarlMarx cite la religion, l’école et l’économie politique qui postule un agent économique rationnel et égal dans le champ économique. Cette imposture intellectuelle et politique a plus que jamais cours de nos jours. Austérité, rigueur, lutte contre les déficits, allongement du temps de travail, activation des chômeurs, rien n’a changé dans le menu que le capitalisme nous sert depuis plus de deux siècles pour maintenir sa logique. Vers le krach ultime ? Non. Pour l’éviter justement, l’économiste français nous
rappelle à l’histoire, nous les enfants de la mémoire si courte. Il nous remémore la politique entreprise parf. D. Roosevelt pour conjurer la crise des années 1930 dont on se plaît tant à la comparer avec nos effondrements contemporains. La stricte séparation des banques de dépôt et des banques d’affaires (le Glass-steagall Act) a été voté en 1933 aux étatsunis, et un taux d’imposition sur les revenus des plus élevés porté à 91% — oui vous avez bien lu 91% — en 1941 et qui persistera à 70% jusque dans les années 1970. Pendant près de 50 ans, jusqu’à l’arrivée de Ronald Reagan, le taux supérieur fut en moyenne de 80%. Vous imaginez proposer une telle imposition aujourd’hui ? Gauchiste inconscient, utopiste dangereux… Larrouturou démonte aussi le mythe de la croissance infinie, notamment en raison de son impact catastrophique sur les systèmes écologiques, échafaude des scénarios possibles, dont celui d’une guerre avec la Chine pour l’accaparement de ressources de plus en plus rares, compare les progressions des taux de chômage en france et en Allemagne qui, elle, a recouru massivement aux temps partiels sans licencier les travailleurs lors de la chute des exportations en 2009… Ce petit livre est passionnant, visionnaire et pédagogique. formidable antidote à l’hégémonie de la pensée dominante de l’économie des gouvernements européens qui outre l’erreur historique de l’évacuation de la question environnementale, se complaisent dans le cadre mental du capitalisme, modernisé mais toujours aussi destructeur. qui, un jour, tirera les leçons de l’histoire ? (JC) http://novaeditions.fr/http://www.lar r outurou. net/PHILo Le Citoyen de ver re, entre sur veillance et exhibition Wolfgang sofsky L’Herne, 2011 Wolfgang Sofsky e ci oyen de verre entre surveillance et exhibition Journaliste, sociologue, philosophe, Wolfgang sofsky est fasciné par le pouvoir, la terreur et la guerre. Le citoyen de verre aborde la terreur ambiante du cauchemar climatisé que nous vivons actuellement et qui s’opère au moyen des outils de plus en plus développé et omniprésent de surveillance. Nous autres, devenus « citoyens de verre », au temps d’une « transparence » érigée comme étalon des rapports humains, vivons dans une ère de soupçon générale où c’est la discrétion même qui paraît suspecte. Comme toujours avec sofsky, l’écriture imagée mêle récits fictionnels et analyse sociologique. elle permet de saisir dans toutes ses dimensions un dispositif qui, non seulement érodent les libertés, mais déchirent également les liens entre les individus. Contrairement à beaucoup d’auteurs, ce n’est pas tant à Big Brother (ni même à ses « petits frères », les entreprises tenant à jour d’énormes fichiers de données sur ses clients) qu’il s’attaque. Il cible plutôt notre manque de réflexes et de défense sphère privée. et de rappeler que : « Celui qui croit qu’il n‘a rien à cacher a déjà renoncé à sa liberté et refuse de mener son existence sous sa propre égide. » que donnons-nous contre un confort et une sécurité supposés meilleurs ? Nous sommes complices de l’installation de l’exigence de transparence. Nous n’y trouvons rien à redire, au contraire : « on n’a pas peur d’être observé mais de ne pas l’être ». sofsky utilise l’histoire de la vie privée, « un bien rare qui a été difficile à acquérir », le rapport au corps, l’approche de la proxémie afin d’évaluer ce qu’est le territoire physique et moral de la personne et les transgressions qu’il subit. ou encore d’autres aspects liés à cette question comme la pudeur, l’hygiène et l’habitat, la propriété privée ou le respect des zones sensorielles. Décrivant une époque où l’impudeur s’est imposée, et où la nudité ne choque plus personne, sofsky signe un portrait de l’individu actuel qui facilite le travail d’un état « aux oreilles et aux yeux gigantesques et à la mémoire longue » inquisiteur et soupçonneux à l’égard de ses citoyens. (Aurélien Berthier) www.lher ne.com Le complexe d'or phée la gauche, les gens ordinaires et la r eligion du progrès Jean-Claude Michéa Climats, 2011 Jean-Claude Michéa a la réputation d’être un penseur inclassable. L’intérêt premier de ses analyses, c’est la sortie du cadre convenu du politiquement correct de gauche comme de droite. De « Impasse Adam smith » à « L’empire du moindre mal », en passant par ses références à orwell ou à l’enseignement, chargé de diffuser JEAIy-CLAUDE MICHEA COMPI FXF D'ORPHFF LA GAUCHE. LES GENS ORDINAIRES MI ET LA RELIGION DU PROGRÈS 27 l’ignorance demandée par le capitalisme, ce philosophe de Montpellier démonte à la fois le libéralisme culturel de la gauche, le libéralisme économique de la droite et les impasses du rêve communiste. Dans ce dernier essai, il fait l’éloge du rétroviseur, loue le regard en arrière, la continuation historique, la chaîne infinie des ascendances. Il combat le sentier escarpé du Progrès en nous invitant à briser le tabou du « c’était parfois mieux avant » sans se laisser enfermer dans une attitude réactionnaire et populiste. une charge brillante contre l’anthropologie noire du capitalisme (« L’homme est un égoïste par nature ») repris en chœur aujourd’hui par le social-libéralisme ultradominant. (JC) sCIeNCes Le Cosmos et le Lotus Trinh Xuan Thuan Albin Michel, 2011 Il existe des lectures magiques qui enchantent la compréhension du réel dans ses multiples dimensions. élargir notre regard en combinant les sciences exactes et d’anciennes spiritualités, à l’heure où la production du discours dominant ne véhicule que du soi-disant bon sens, du conformisme, de l’utilitarisme, du slogan et de la petite phrase. en témoigne le superbe essai de l’astrophysicien Trinh Xuan Thuan qui marie avec bonheur sa culture vietnamienne, son instruction française et sa formation scientifique américaine. Après « La mélodie secrète », « Le Cosmos et le Lotus », au travers de la biographie de l’auteur, rapproche le bouddhisme et Confucius avec les interrogations les plus pointues de l’étude du ciel. Jubilatoire et profond. Loin de tous les enfermements des spécialisations scientifiques ou de la rationalité occidentale. une grande ouverture sur la beauté des étoiles et la nostalgie de la lumière. (JC) TRINH XUAN THUAN Lé C s et le tits ALBIN MICHEL découvertes



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