Agir Par la Culture n°28 oct/nov/déc 2011
Agir Par la Culture n°28 oct/nov/déc 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°28 de oct/nov/déc 2011

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Présence et Action Culturelles

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 51,4 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... justice sociale et question environnementale.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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découvertes John Cale Paris 1919 Warner Records, 2011 John Cale vient de 3p)0 (Q11.1 Ai0 li, sortir dans son intégralité, une reprise de son album paru en 1973 « Paris 1919 ». C’est avec bonheur, délectation, que l’on prend plaisir à écouter un chef-d’œuvre lumineux, solaire de l’Histoire de la musique rock qui n’a pris aucune ride en trente ans. l’intemporalité de sa beauté est restée intacte. Membre du légendaire Velvet underground de 1965 à 1968 (date à laquelle il quitta le groupe pour un problème d’ego avec lou Reed), il est tour à tour auteur-compositeur interprète, multi-instrumentaliste. Il entama sa carrière solo en 1970. Pionnier de la scène punkrock, il a collaboré avec de nombreux artistes, tels que : Patti Smith, The Modern lovers, The Stooges, Brian Eno, Phil Manzanera, Nico etc. Son album « Paris 1919 » est une véritable perle discographique, composé de chansons fortes, sans artifice quelconque. Sa renaissance 37 ans plus tard, permettra aux jeunes générations de découvrir sa musique glam rock, garage rock et remémorera aux plus vieux l’inestimable talent qu’est celui de John Cale. à écouter de toute urgence et sans modération ! (SB) www.john-cale.com Ker en Ann101 EMI, 2011 Depuis quatre ans, on s’interrogeait sur l’absence de nouveaux albums de Keren Anndans les bacs. la chanteuse et musicienne néerlandaise Keren Annrevient en 2011 avec un album intitulé « 101 » et un premier single « My name is trouble ». C’est en 1997 que Keren Anndémarre sa carrière, elle est alors assez ignorée du public. Jusqu’à sa rencontre avec Benjamin Biolay, où la complicité aidant, tout s’est déclenché. Ils écrivent la même année un album pour Henri Salvador « Chambre avec vue » qui remporte deux Victoires de la musique en 2001 et les font dès lors entrer dans la sphère des auteurscompositeurs. Avec son sixième album studio, la chanteuse a opté pour un univers aux sonorités pop et électro. Ce qui est totalement différent des précédents albums, beaucoup plus susurrés. on a l’impression qu’avec ce sixième album « 101 », elle se révèle sous les traits d’une femme beaucoup plus affirmée, ce qui n’est pas pour nous déplaire. Elle nous plonge dans un univers musical à la fois teinté de fragilité et d’intensité. (SB) www.kerenann.comu.S. Girls Go grey Siltbreeze, 2010 les song-writer girls se multiplient comme des petits pains ces dernières années. Il s’agit d’abord des folk-girls redécouvertes après des décennies d’occultation. Ainsi Sybille Baier aux compositions dépouillées et émouvantes enregistrées dans les 70’s. on ne doit leurs sorties en disque qu’à la découverte de ces enregistrements par ses enfants au grenier qui ont, à juste titre, estimé qu’il fallait le partager avec le monde. ou encore Vashti Bunyan, géniale auteure folk que ne renierait pas un fan de Patti Smith ou Nick Drake, qui abandonna sa carrière en 1970, faute de succès. Mais il s’agit aussi des lo-fi girls actuelles, qui ont rajouté à ce folk minimaliste et expressionniste tout l’héritage du mouvement riot grrrls des années 90 ainsi que des sonorités issues d’univers aussi différents que l’indus, l’électro ou les scènes expérimentales. Dans la lignée des Cocorosie (mais en mieux et moins lassant), des artistes comme Jana Hunter ouu.S. Girls proposent un folk tourmenté où les guitares et voix passent par une série d’effets.u.S. girls c’est Meghan Remy, une musicienne de Baltimore à la pop bruyante et déconstruite qui fabrique des paysages musicaux d’une beauté complexe. on a pu dire d’elle qu’elle était la Brian Eno des années 50 mais, précisons, des années 2250. Elles et les autres sont à savourer un peu partout sur internet. (AB) http://www.myspace.com/sibyllebaier http://www.myspace.com/vashtibunyan http://www.janahunter.tk/http://www.myspace.com/usgirlsss 0** 30 Snowy Red The ultimate Edition 1980-1984 on de r S t r o o m Records, 2010 Snowy Red était l’un des groupes de la scène électro belge les plus inspirées des années 80. Maîtrisant les ondes minimales et un chant éthéré, proche des Tuxedomoon et autre Digital dance, le groupe a composé des morceaux/complaintes proche d’un Suicide, mais typiquement belge, qu’il détaille en quatre albums : Snowy Red, The Right To Die, Vision et The Beat is over. quelques perles de l’électropop intemporelle telle que « So low » (en collaboration avec la mystérieuse Carol), « Euroshima », « Come on dance » ou « Maud is dead » ont depuis rejoint le panthéon des tubes underground coldwave. la mort de son chanteur et principal fondateur Micky Mike en 2009 empêcha malheureusement un projet de reformation. leurs deux premiers disques ont été réédités en vinyle tout récemment par onderstroom Records. à se procurer directement chez les disquaires s’il en existe encore près de chez vous. la fierté du pays ! (AB) www.myspace.com/snowyred Penguin Cafe orchestra Glassheart J Records, 2011 Ce groupe anglais, apparu en 1974, est un groupe peu banal, dont la musique est quasiment inclassable. formé par Simon Jeffes, ce groupe ne compte à ses débuts que deux permanents à savoir : Simon Jeffes (guitariste) et Helen liebmann(violoncelliste). Au gré de 24 ans de composition, Simon Jeffes recrute à chaque fois des musiciens différents pour ses albums. Décédé en 1997, c’est désormais son fils Arthur qui a pris la relève et la direction du groupe. Penguin Cafe s’est créé avec comme leitmotiv de mettre de côté leur formation classique, en 1976 ils réalisent la première partie du concert de Kraftwerk. à cette époque leur 1er album sortait sous le label expérimental de Brian Eno (excusez du peu !). S’il fallait définir au mieux la musique de Penguin Cafe, on pourrait dire que l’on passe de la guitare aux synthés en passant par le ukulélé, le
trombone, etc. Au fil des albums, on l’identifie mieux en y retrouvant des similitudes folkeuses à la YannTiersen ou à l’esthétique du compositeur américain Philip Glass. En 2011, Arthur Jeffes dirige et sort l’album « Glassheart », une pure merveille pour les amateurs de musique minimaliste et répétitive. Album vivement conseillé, qui vous donnera sûrement l’envie d’écouter toute la discographie de Penguin Cafe. (SB) www.penguincafe.com The Kinks Something Else Sanctuary uK, 2011 Plus encore que les Beatles ou les Who, les Kinks dans les années 60 incarnent à eux seuls tous les thèmes, toutes les images, toute la mythologie de la pop anglaise. Ils ont inspiré et propulsé à l’avant-plan beaucoup de groupes, devenus par la suite, légendaires dans l’Histoire du Rock. En juillet 2011, vient de ressortir le double CD « Something Else » (Editions Deluxe), album paru en 1965. la pochette ne s’y trompe pas, elle conserve bien le style de l’époque. Cet album est étrange, absolument irrésistible, captivant, intemporel, teinté d’un air de mélancolie. on y retrouve des chansons à boire « Harry Rag », des chansons contestataires, des chansons populaires de caractère qui parlaient des réalités sociales de ces années-là : « Situation vacant » ; « Waterloo Sunset » ; « Death of a clown ». En 1965, l’album « Something else » se bouclait au moment où les Beatles sortaient « Sgt’s Peppers », il est un fait que les Kinks n’ont jamais réussi à s’installer dans les charts américains pendant la British Invasion. Car c’était sans compter sur la rivalité de choc avec les Rolling Stones, les Who, les Beach Boys ou encore les Byrds. Ce qui est certain, c’est qu’ils ont servi de modèle à d’autres chroniqueurs de l’Angleterre quotidienne, tels Paul Weller des Jam, Morrissey ou Jarvis Cocker de Pulp. à l’époque avec leur morceau « lola », ils abordaient avant tout le monde des thèmes comme les travestis et l’homosexualité, qui seront repris par le glam rock (David Bowie, T.Rex, Roxy Music). Ce double CD est du pur bonheur, il est du genre à vous faire danser seul(e) au beau milieu de sa cuisine ! à ajouter d’urgence à votre collection musicale (SB) www.thekinks.info Tels Alain Bashung Compilation Barclay, 2011 GAËTAN MUJfEL N SSOPHF $ERghan ûc6e wostec. Cet album hommage (un de plus me direz-vous !) consacré au grand artiste qu’était Bashung, n’a pu voir le jour que si les interprètes qui se sont approprié un de ses titres, étaient des amis proches, des gens qu’il aimait ou avec qui il avait travaillé. Ce CD/DVD hommage s’adresse à la fois à des amoureux de versions alternatives aux succès du disparu ou à des amoureux des artistes qui se sont livrés à l’exercice. Chacun d’entre eux a choisi le morceau qu’il a eu envie de reprendre et a eu une totale liberté d’interprétation pour retravailler le morceau comme il l’entendait, avec les musiciens et les producteurs qu’il souhaitait. Doté d’une pochette sympa sous les traits de crayon de Moebius, cet album propose des titres appartenant à la deuxième partie de la carrière de Bashung, celle que l’on aime le plus. Ainsi, Noir Désir reprend le titre « Aucun express » de l’album fantaisie militaire. Gaëtan Roussel propose une version originale de « J’passe pour une caravane ». Dionysos regorge toujours autant de nervosité et d’inventivité avec « 2043 ». Christophe reprend avec brio « Alcaline ». Miossec -et ça lui va bien- s’essaie à « osez Joséphine ». la surprise vient de la gente féminine, Vanessa Paradis et Keren Ann, dont les interprétations sont assez inattendues. la première propose une version folk d’« Angora », la seconde lance une version électro de « Je fume pour oublier que tu bois ». Citons également « Ma petite entreprise » reprise par Benjamin Biolay dans une version dandy. Côté moins réussi, M interprète « Madame rêve », Raphaël, un peu faiblard « l’apiculteur » et les BB Brunes « Gaby oh Gaby », no comment ! (SB) www.alainbashung.fr CINEMA/DVD Some where un film de Sofia Coppola2011 Sofia Coppola signe ici son quatrième long-métrage. « Somewhere » n’est pas son meilleur, loin de là. Son scénario est pauvre en action, en dénouement, il s’affuble d’une lenteur désarmante. l’histoire ne démarre pas vraiment, pour faire court Johnny Marco, acteur à la réputation agitée, vit dans un hôtel légendaire de Hollywood. Cette star de cinéma au bord du gouffre et de l’overdose mondaine vit une 31 espèce de « solitude peuplée », oscillant entre ennui, désabusement, abus d’alcool et de filles, amoureux de sa ferrari, qui fait l’objet de longues séquences dans le film. on le voit souvent rouler sur des routes aux grandes étendues qui mènent on ne sait où. un beau matin, sa fille Cleo de 11 ans, vient vivre à ses côtés pendant quelque temps. le temps que sa mère prenne du recul et réfléchisse. A partir de là, Johnny Marco savoure chaque instant passé avec sa fille et se rend compte qu’au fond en ces 11 ans d’absence, il a tout raté. Sa vie prendra désormais un autre sens, Johnny a découvert la richesse sentimentale de cet ange blond. Auréolé du lion d’or à la dernière Mostra de Venise, ce film a été très mal reçu par la critique. la plastique est très réussie, très soignée, sûr on retrouve là le talent de Sofia Coppola, mais pour le reste la déception est bien présente, on attend que le film décolle, ce qui n’arrive jamais et quand la fin s’annonce, c’est comme si deux heures durant, on n’avait rien vu venir. à voir si vous aimez « The Strokes », la musique du film est plaisante, mais pour le reste on passera allègrement son tour ! (SB) www.somewhere-lefilm.com/sofia-coppola Submarine un film de Richard Ayoade 2011 BEN 5111.1.0.EsEnns THE BEST BRITISH COMEDY IN YEARS BRWANT HILABOUS FANTAS11C RICHARD MOADE SUBMARINE Décalé, c’est le mot qui convient le mieux à cette comédie dramatique. oliver Tate, le personnage principal vit une adolescence compliquée, doux rêveur, sensible, il voudrait sortir de ses pensées platoniques, pour connaître les vrais plaisirs de chair avec Jordana une collégienne pleine d’aplomb. Mais la rude vie scolaire lui fait goûter au harcèlement, aux blessures assassines. Plongé dans le dico, il détient un vocabulaire improbable, ce qui le rend sûr de lui. l’histoire fera mener à oliver Tate, deux combats de front, le sien, celui de la conquête de Jordana, il apprendra à découvrir et à définir ses responsabilités amoureuses. Et celui de ses parents dont le père est dépressif et la mère revit une seconde adolescence en compagnie de son premier amour devenu une sorte de gourou qui dégage une zénitude douteuse et qui vient s’installer en face de chez eux ! Absolument désopilant, plein de subtilités sur fond d’humour très très british. Vaut le détour, un bon moment cinéma. un premier film d’un réalisateur prometteur (SB). film disponible en DVD en décembre 2011 www.marsfilms.com/film/submarine découvertes



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