Agir Par la Culture n°26 avr/mai/jun 2011
Agir Par la Culture n°26 avr/mai/jun 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°26 de avr/mai/jun 2011

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Présence et Action Culturelles

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 39,3 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... menaces sur la démocratie, espoirs des révolutions.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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découvertes Contre toute attente, edgar morin a toujours répugné à ce « LA » unificateur qui précède gauche, qui selon lui occulte les différences, les oppositions et les conflits. Dans le chapitre « Si j’étais candidat », il concède que la tâche serait énorme mais indispensable dans le sens ou tout est à penser, tout est à repenser, tout est à refonder, tout est à réformer. « Je m’efforcerais de dégager la Voie d’une grande politique concernant tous les aspects de la vie (économique, sociale, individuelle) afin de ressusciter les solidarités, faire reculer l’égoïsme, et plus profondément réformer la société, réformer nos vies » écrit-il dans son ouvrage. La gauche recouvre quatre sources d’inspiration, explique edgar morin, sources jusqu’à maintenant disjointes et concurrentes : le socialisme (société), le communisme (communauté) et l’anarchisme (individu) auxquelles on ajoute l’écologie. L’enjeu de ces gauches, désormais, est de se relier de façon complémentaire. retournons aux sources de gauche, qui sont à la fois révolte et aspiration. Aspiration, non pas au meilleur des mondes, mais à un monde meilleur. Aujourd’hui, le destin de l’humanité, le destin de la biosphère, le destin de la civilisation sont liés. en effet, nous ne sommes pas seulement dans une époque de changement, nous sommes surtout dans un changement d’époque. Le système planétaire est condamné à la mort ou à la transformation. L’auteur s’appuie sur plus de quarante années de réflexion et d’interventions publiques, nous aidant ainsi à reconsidérer cette gauche qui doit relever les défis de la dégradation des solidarités, de la planète en crise et de la mondialisation. Par les temps qui courent, l’unité est le trésor de la diversité humaine, la diversité est le trésor de l’unité humaine. (SB) eSSAI/eCo Les 7 péchés capitaux du capitalisme Pierre moulin éditions Persée, 2011 Un livre singulier, quelque peu déroutant, un essai curieusement amené sous le prisme du capitalisme sacrifié sur l’autel des sept péchés capitaux ! Le sujet du livre est louable : la question des sociétés capitalistes est ici abordée en actionnant le levier de l’orgueil ; le péché d’envie ; l’avarice ; la gourmandise ; la paresse ; la luxure et la colère. merci à l’auteur Pierre moulin de nous les avoir remis en mémoire, on les avait presque oubliés si pas totalement ! originale comme démarche on vous le disait… Ce livre plonge le lecteur dans un sentiment de mea culpa pour avoir cédé lâchement à l’un ou l’autre moment à ces péchés capitaux ! Certes sur le fond, l’auteur a raison : le terme « capitalisme » est de moins en moins utilisé. « Il évoque pêle-mêle un vocabulaire cryptocommuniste, une histoire déplaisante, un système que l’on croit avoir régulé écrit l’auteur. C’est un mot qui évoque l’asservissement des ouvriers, l’exploitation des masses, le travail des enfants, l’asservissement par le prix et le coût, les coups de grisou. Alors, on a trouvé un mot plus acceptable, plus doux : l’économie de marché » poursuit encore Pierre moulin. Licencié en sciences économiques, l’auteur a travaillé durant 35 ans dans le monde des multinationales. Il a donc vécu de Nt 32 l’intérieur la mondialisation de l’économie et peut donc nous en parler avec l’expérience qui fut la sienne et avec beaucoup de détachement. La grille de lecture des 7 péchés capitaux aborde entre autres dans ses chapitres : le besoin de croissance, les paradis fiscaux, le nucléaire civil, la voiture et l’envie, la richesse et l’injustice sociale, la malbouffe, le « travailler toujours plus », le sexe sur Internet, la colère extérieure contre le capitalisme etc. Une morale de fond en guise de conclusion …. La fin de cet essai rappelle que poursuivre les principes éthiques de liberté, d’égalité, de fraternité et de générosité contribue à notre bonheur plus que la recherche frénétique de biens au profit de ceux qui possèdent le capital. À bon entendeur….salut ! (SB) www.7pechescapitaux.be eSSAI/PAUVreTe Actes du Colloque Images et usages de la pauvreté PAC éditions, 2011 Coll. Cahiers de l’éducation permanente Présence et Action Culturelles IMAGES ET USAGËS DE LA PAUVRETE Dans les champs médiatiques, politiques, sociaux et culturels, ET USAGES DE LA N4UVRETr Les Cahiers de l'éducation permanente ac Agir par lo Culture Le 14 décembre 2010, professionnels de l’action sociale et culturelle et chercheurs se sont réunis au Centre culturel de Seraing autour du thème des images et usages des pauvres et de la pauvreté c’est-à-dire des représentations et des pratiques (bonnes comme mauvaises) que les mondes sociaux, culturels, politiques ou médiatiques peuvent faire de la pauvreté dans leurs secteurs respectifs. Ce recueil reproduit l’ensemble des interventions et discussions ou propose des textes de compléments par les économistes, sociologues, hommes et femmes de terrain qui ont alimenté les débats
comme Christine mahy, Pierre reman, françoise Baré, marc Sinnaeveou encore Luc Carton. Le pauvre se doit-il d’être un citoyen parfait ? Qu’est-ce que la participation des pauvres et à quoi participent-ils ? Comment la pauvreté est-elle mise en scène dans les médias ? Comment le monde politique perçoit-il la problématique de la pauvreté ? Quelles images de l’individu et du pauvre sont portées dans les différentes politiques publiques de ces 60 dernières années ? L’éducation populaire permet-elle de lutter contre les images dominantes véhiculées au sujet de la pauvreté ? Un document de travail indispensable à qui s’intéresse ou travaille dans le champ de la lutte contre la pauvreté. (Léopold Charond) www.pac-g.be eSSAI/PHILo La dictature de l’urgence Gilles finchelstein fayard, 2011 Gilles FI NCHELSTE IN LA DICTATURE DE L'URGENCE fayard Gilles finchelstein est un intellectuel actif en politique. Il a été conseiller du gouvernement Jospin, chargé des questions politiques pour Dominique Strauss-Kahn puis Pierre moscovici et ensuite directeur général de la fondation Jean Jaurès. Dans son dernier ouvrage, il écrit que l’urgence est partout. Il nourrit ce constat par une enquête, et des analyses scientifiques, économiques, sociologiques, philosophiques et politiques. L’urgence est cette suractivité, choisie ou subie, qui touche de plus en plus de gens, conjonction de deux phénomènes : le culte de la vitesse et le culte de l’instant. Serions-nous incapables dès lors de nous projeter dans l’avenir ? elle est présente dans l’ensemble de nos vies : personnelle, professionnelle, ou publique. entre autres exemples : nous consommons la nourriture plus rapidement ; la durée de vie des films dans les cinémas : en moins d’un mois se joue le succès ou l’échec d’un film ; l’information est transmise de plus en plus souvent en temps réel ; le TGV modifie notre rapport à l’espace ; les services d’urgence qui se sont imposés comme étant le mode normal d’entrée à l’hôpital. L’auteur, à la suite de régis Debray, affirme que même notre diction s’est accélérée, passant de 185 à 199 mots par minute en 10 ans, soit 8% de mots en plus à la minute ! Le monde de l’entreprise n’est pas épargné, il doit fournir régulièrement des rapports économiques à des rythmes de plus en plus rapprochés. Côté vie publique : les lois ont de plus en plus souvent pour origine une réaction à l’actualité, on parle d’ailleurs de procédure... d’urgence ! L’auteur explore les deux grandes voies face à l’urgence. L’une se concentre sur le temps physique, l’autre sur le temps symbolique. L’une joue sur le rythme du temps, on peut vouloir freiner, il s’agit de choix essentiellement individuels. on reconnaîtra ici le sens du combat des partisans de la décroissance, le mouvement de la lenteur. L’autre, serait plutôt de vouloir accélérer et répondre à la vitesse par la vitesse, à la manière du président nicolas Sarkozy. Gilles finchelstein considère qu’il faut gouverner autrement : Sarkozy devrait être en charge de l’essentiel et pas de tout ! Au contraire, il cherche à saturer l’espace et à compresser le temps. Gilles finchelstein propose alors dans son ouvrage une voie alternative pour décélérer : redonner une place à la négociation et à la concertation, réguler en privilégiant le long terme. Il faut pour cela redonner de la profondeur et de la perspective au temps long, retrouver un passé et un avenir. La priorité est de donner du sens au temps. (SB) eSSAI/PALeSTIne Je ne haïr ai point Izzeldin Abuelaish Laffont, 2011 Dr Izzeldin Abuelaish J E NE HAÏRAI POINT Un médecin de Gaza sur les chemins de la paix A l’origine, un drame : trois des filles et la nièce du Dr Izzeldin Abuelaish sont tuées par une roquette Nt 33 israélienne. Les faits se déroulent pendant les bombardements de Gaza de l’hiver 2008-2009, l’opération dite « Plombdurci ». Triste ironie, c’est au moment-même où le Dr Abuelaish, médecin et chercheur émérite travaillant très souvent en Israël, témoignait justement de la violence du conflit par téléphone et en direct sur une chaine israélienne que le bombardement se produisit. Son histoire, il la raconte en parallèle et avec celle de son peuple, celle des Palestiniens de Gaza. C’est aussi celle de l’homme qui ne souhaite pas se laisser sombrer dans la haine, comportement héroïque lorsqu’on est meurtri par l’injustice et la tragédie. exemplaire aussi celui de continuer à vouloir la paix, de continuer à jeter des ponts. Il faut à la fois briser le cycle mortifère de la vengeance et accepter la mort de ses enfants, lui donner un sens : celui, peut-être, du dernier sacrifice avant une paix réelle. C’est là où se situe tout le propos du livre, entre l’expérience individuelle et les conséquences historiques et collectives possible. (LC) CInemA/DVD T he runaways De floria Sigismondi découvertes The runaways est un film musical de floria Sigismondi, photographe et réalisatrice italienne. on retrouve son univers surréaliste dans des clips vidéos d’artistes comme marilyn manson, David Bowie ou encore The Cure. elle met ici en scène une biographie de l’un des premiers groupes de glam rock féminin des années 70 : The runaways. Le film retrace



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