Actions le mag' n°29 automne 2007
Actions le mag' n°29 automne 2007
  • Prix facial : 3 €

  • Parution : n°29 de automne 2007

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : Kodak Cinéma France

  • Format : (225 x 285) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 5 Mo

  • Dans ce numéro : Michel Abramowicz signe l'image de Taken.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Première plate-forme de cinéma numérique en Europe, le multiplexe Gaumont Aquaboulevard de Paris a répondu dès 2000 à l’appel d’offres lancé depuis les Etats-Unis par Texas Instruments pour étendre les tests d’expérimentation grandeur nature de la technologie DLP Cinema. « Toy story II » réalisé en images de synthèse a ainsi inauguré le 2 février 2000 une programmation pionnière dans une salle de 486 places équipée d’un écran de 19 mètres de base. Appartenant à la filiale EuroPalaces qui regroupe les enseignes Gaumont et Pathé, l’Aquaboulevard est équipé de deux serveurs Kodak. L’occasion pour son responsable technique, Philippe Binant, membre du département Imagerie Numérique et Multimédia de la Commission Supérieure Technique de l’Image et du Son, de dresser un premier bilan. Actions : Entre les débuts de la projection numérique à 1,3 K et son passage aujourd’hui à 2 K, que s’est-il exactement passé ? Philippe Binant : Lorsque la technologie DLP Cinema de Texas Instruments a été validée par Hollywood en 1999, il n’existait pas de norme propre au cinéma numérique. On estimait que le 1,3 K était équivalent au 35 mm, ce qui n’était pas tout à fait exact, mais permettait de différencier la projection cinéma numérique de la vidéoprojection. De 2000 à 2006, c’est donc un domaine qui a été en perpétuelle évolution face à des professionnels du cinéma argentique exigeants et à un certain nombre de directeurs de la photographie toujours sceptiques. Cela a contraint les constructeurs, tant au niveau des équipements de prises de vues que des systèmes de projection, à proposer des technologies avec une résolution de 2048 pixels (2 K) qui correspond d’après les expertises à la défi nition du 35 mm. Aujourd’hui, nous obtenons en 2 K des résolutions comparables à une copie tirée d’après négatif pour des projections haut de gamme comme celles qui ont lieu à Cannes ou dans les salles de vision privées. Le risque dans le temps avait été de se retrouver avec une diversité de standards propriétaires introduits par différents constructeurs. C’est pourquoi le DCI (Digital Cinema Initiatives), organisme américain regroupant les principales majors hollywoodiennes, a publié en 2005 un document très complet portant sur les spécifi cations relatives au cinéma numérique. L’objet de ce travail est d’aboutir à une norme internationale faisant du support cinéma numérique ou D-cinéma, un support aussi universel que le 35 mm. Ainsi, il est aujourd’hui possible de projeter un fi lm en D-cinéma à Paris, New York ou Tokyo avec des équipements cinéma numérique qui présentent entre eux le même degré d’interopérabilité que les équipements 35 mm. 12 a c t i on s 29 AU CŒUR DE LA PROJECTION NUMÉRIQUE Philippe Binant, responsable technique de l’Aquaboulevard A. : Est-ce à dire que ce système est proche de la perfection ? Ph. B. : La projection numérique est aujourd’hui parvenue à un niveau de qualité tout à fait exceptionnelle qui permet de reproduire exactement ce qu’un réalisateur a voulu tant du point de vue de l’image que de celui du son. En D-cinéma, on peut également contrôler des paramètres sur lesquels il n’était pas possible d’intervenir en 35 mm. Par exemple, le hublot de projection peut provoquer des aberrations chromatiques qu’il est possible de corriger, en intervenant au niveau de la tête de projection électronique, après avoir effectué en salle une mesure spectrophotométrique. De nouvelles réfl exions sont toujours possibles, notamment au niveau de la projection cinéma numérique en 3D ou sur la possibilité d’augmenter le nombre de sources audio dans la salle. D’autres pistes, comme le 4 K ou la projection à 48 Hz existent également. A. : Pourquoi l’Aquaboulevard est-il équipé de serveurs Kodak ? Ph. B. : En 1990, Kodak a créé la technologie CDS (Cinema Digital Sound) permettant la reproduction du son numérique dans les salles de cinéma. Au niveau du traitement numérique du signal, Kodak a proposé dès 1991 l’un des premiers systèmes de photographie numérique. En 2007, Kodak dispose d’une expérience considérable dans le domaine de l’imagerie numérique et apparaît comme l’un des acteurs majeurs dans la conception de serveurs cinéma numérique. Pour sa part, la plate-forme technologique du Gaumont Aquaboulevard développe, depuis 2000, un ensemble de programmes de tests, d’expérimentations dans le domaine du cinéma numérique, Matthieu Maillet
soit de façon autonome, soit en relation avec d’autres organismes ou groupes industriels. C’est en ce sens que cette plate-forme a pu accueillir, en 2004, certains élèves d’institutions comme l’Ecole Polytechnique et le Conservatoire National des Arts et Métiers. Etudier les différentes fonctionnalités des serveurs Kodak, les mettre en situations réelles d’exploitation, évaluer leur interopérabilité avec d’autres serveurs ou d’autres projecteurs, apprécier leur sécurisation... relève naturellement de la vocation de la plate-forme expérimentale de cinéma numérique de l’Aquaboulevard. A. : Quelles sont les qualités du serveur Kodak ? Ph. B. : Notons tout d’abord que le serveur Kodak est conforme aux recommandations du DCI. On dispose ainsi d’une image et d’un son de qualité optimum. Le système est hautement sécurisé selon les deux sens du mot « sécurité » : sécurité antipiratage (le signal est crypté en sortie de serveur) et sécurité de fonctionnement (double alimentation, RAID 5). Le serveur Kodak est interopérable avec les autres serveurs et les autres projecteursDCI du marché. Du point de vue ergonomique, le serveur, muni d’un écran tactile, présente une grande souplesse d’utilisation et reste très fl exible dans ses fonctionnalités. Ce serveur a également été conçu pour fonctionner dans un environnement de type multiplexe. Les multiplexes sont l’avenir du cinéma au même titre que les télécommunications sont l’avenir des multiplexes. La mise en réseau des serveurs, l’importation de fi lms fondée sur l’utilisation de réseaux de télécommunication existants, le contrôle à distance d’un parc de serveurs sont des approches développées, d’ores et déjà, par Kodak. En somme, c’est un outil qui regroupe toutes les qualités qu’un exploitant est en droit d’attendre d’un serveur. Propos recueillis par Dominique Maillet Pour la première fois, Kodak Digital Cinéma était présent en tant qu’exposant au 62ème Congrès des Exploitants. « Les professionnels ont pu tester ainsi la convivialité et la simplicité d’utilisation de notre Serveur JMN3000 » relève Pascal HEUILLARD Directeur Kodak France Cinéma Numérique. « Les acteurs de la projection nous connaissent bien, puisque bien entendu une grande majorité des fi lms sont tirés depuis longtemps sur de la pellicule positive Kodak. Les opérateurs cabines et la fi lière la plus en aval de l’exploitation connaissent notre marque et paradoxalement moins nos produits ! Il est très important que nous puissions entretenir un dialogue avec les exploitants. Nous avons un savoir-faire et une connaissance de leurs métiers que nous devons absolument leur faire partager. N’oublions pas que Kodak est présent dans l’industrie du cinéma depuis maintenant 126 ans ! En réfl échissant bien, quand on connaît les freins technologiques et économiques que peuvent représenter le renouvellement du matériel de projection, notre antériorité, notre expérience et notre capacité à innover devraient rassurer nos interlocuteurs ! » ajoute Pascal Heuillard. a c t i on s 29 13



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