Action Armes & Tir n°65 juin 1984
Action Armes & Tir n°65 juin 1984
  • Prix facial : 20 F

  • Parution : n°65 de juin 1984

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Régi'Arm

  • Format : (205 x 275) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 76,4 Mo

  • Dans ce numéro : le Smith et Wesson 469 « mini gun ».

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Deux autres firmes leur emboîteront le pas au cours de l'été 1983 : Dan Wesson, en fabriquant un revolver dans ce calibre, à canons interchangeables selon le système original qui lui est habituel, et Federal, en commercialisant une cartouche 357 Maximum à balle de 180 grains, destinée à concurrencer la 158 grains Remington. Rappelons que la 357 Maximum est réalisée en allongeant de 8 millimètres la douille de la 357 Magnum. Ce petit quelque chose de plus suffit à faire de la 357 Maximum une des cartouches les plus performantes pouvant être tirées dans un revolver. Nettement plus puissante que la 357 Magnum, elle présente l'avantage sur la 44 Magnum d'un recul moins violent et d'une trajectoire plus tendue. Alors, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes ? Malheureusement, très vite, des problèmes spécifiques à l'emploi de cette cartouche dans un revolver allaient être mis en évidence et amener Ruger à interrompre la fabrication de son revolver Maximum Blackhawk. Ceci représente un évènement assez exceptionnel dans le monde des armes de poing, pour mériter notre attention. Avant toute chose, il convient de bien faire la distinction entre le pistolet Thompson Contender et les revolvers Ruger et Dan Wesson. Les problèmes engendrés par le tir des cartouches 357 Maximum sont en effet particuliers aux revolvers, puisqu'ils sont dus essentiellement à l'espacement barillet-canon. A cet endroit, la flamme de l'explosion provoque une érosion qui attaque le cône d'entrée du canon et le haut de la cage de barillet. Cette érosion forme une ligne transversale qui ronge le haut du bâti, au niveau de la jonction barillet-canon. La présence de cette ligne d'érosion est inquiétante, mais il faut savoir que sa profondeur reste limitée à quelques dixièmes de millimètre, même après le tir de plusieurs milliers de cartouches. Ceci explique qu'elle soit passée inaperçue au moment des premiers essais de l'arme. C'est le fait d'avoir allongé la douille de la 357 Magnum, de façon à pouvoir effectuer des rechargements puissants avec des poudres lentes, qui engendre une flamme très vive, capable d'attaquer les molécules de métal. 76 Comparaison entre la cartouche 357 Maximum et la cartouche 357 Magnum dont elle est issue. Dans son numéro d'octobre 1983, la revue Guns & Ammo publie un article intitulé « 357 Maximum - Too much too soon ? ». L'auteur de cet article, Bob Milek, a effectué des tests avec trois armes neuves : un Ruger Maximum Blackhawk 10 1/2", un Dan Wesson 357 Maximum accompagné de deux canons de 8", et un Contender muni d'un canon de 10" chambré pour la 357 Maximum. L'action néfaste des munitions Remington ayant déjà été mise en évidence par la maison Ruger, Bob Milek décida d'effectuer les tests dans le Blackhawk avec les munitions Fede- 1861 : 38 R.F. ; 1876 : 38 S & W ; 1899 : 38 Special ; 1935 : 357r, Magnum ; 1983 : 357 Maximum - La course folle à la puissance aurait-, elle atteint son ultime limite ? La formule est séduisante, mais nous pensons pas que le progrès se laisse longtemps stopper par les problè-' : mes techniques. ral. Quant aux deux canons du Dan Wesson, ils permirent d'étudier indépendamment les effets des munitions Remington et Federal sur le cône d'entrée des canons. Après chaque série de tirs, les armes étaient soumises à un examen minutieux. Ces tests permirent d'effectuer des observations surprenantes. Par exemple, le tir des six premières cartouches est suffisant pour voir apparaître cette fameuse ligne d'érosion, sur le haut de la cage de barillet. Il faut toutefois préciser qu'elle se présente alors uniquement sous forme d'un aspect granuleux du métal à cet endroit, visible seulement à l'aide d'une loupe. On remarque également sur le pourtour du cône d'entrée du canon, qui présente normalement une surfac& plate et des angles vifs, de minuscules parcelles de métal manquantes le long de la bordure interne. Après une vingtaine de coups, la découpe causée par la flamme et l'érosion du cône'sont facilement discernables à l'oeil nu. A partir de ce moment, l'érosion progresse régulièrement. Après le tir de 100 coups, la coupure devient profonde d'environ 0,5 mm et, le pourtour du cône d'entrée montre des bords nettement arrondis. Après le tir de 200 coups, la situation est restée pratiquement identique, c'est-à-dire que l'érosion n'a pas progressé de manière sensible. En outre,
La profondeur de la tranchée creusée par l'érosion est heureusement insignifiante comparée à l'épaisseur du bâti. La tranche du canon présente un aspect granuleux et est marquée de nombreuses stries. Le pourtour du bord interne du cône d'entrée est'arrondi par l'érosion. Après quelques centaines de coups, la ligne de découpe qui attaque le haut de la cage de barillet est nettement visible à l'oeil nu. Comparée à la Mégamatch du Manurhin, la 357 Maximum à balle de 180 grains spécialement mise au point pour le Contender. les examens effectués n'ont pas permis de constater une différence notable entre l'érosion provoquée par les munitions Remington et celle provoquée par les munitions Federal. Enfin, un nettoyage et un examen minutieux effectués tous les 25 coups dans le canon du Contender, n'ont pas permis de déceler la moindre trace d'érosion. Ces tests semblent confirmer l'opinion de la maison Ruger, selon laquelle la coupure causée par la flamme cesse de s'accroître après avoir atteint une profondeur située entre.018" (0,45 mm) et.025" (0,64 mm) et n'affaiblit pas notablement la structure de l'arme. L'érbsion du cône d'entrée ne semble pas affecter la précision, même après le tir de plus de deux mille coups. Par contre, elle provoque des crachements désagréables (grains de poudre imbrûlés), dus aux bords du cône d'entrée rendus rugueux par l'érosion. Ces crachements se manifestent également sur le Dan Wesson, dont le système permet pourtant de maintenir un écartement barillet-canon constant. Aussi le port de lunettes protectrices est-il vivement conseillé aux tireurs utilisant un revolver chambré pour la cartouche 357 Maximum. Afin de vérifier par nousmêmes les effets dévastateurs de cette fameuse érosion, nous avons récupéré chez l'importateur, le Ruger Maximum Blackhawk que vous avions utilisé pour nos essais. Cette arme avait été testée par notre 77



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