Action Armes & Tir n°50 février 1983
Action Armes & Tir n°50 février 1983
  • Prix facial : 16 F

  • Parution : n°50 de février 1983

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Régi'Arm

  • Format : (205 x 275) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 52 Mo

  • Dans ce numéro : la Ruger Mini 14 laser.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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UN AUXILIAIRE SIMPLE : LE « CASE KICKER » DE R.C.B.S. Recharger de longues séries de cartouches devient vite fastidieux pour qui utilise une presse simple et tout dispositif suceptible d'accélérer la cadence de manipulation devrait être le bienvenu, en particulier auprès des pistoliers. 1. Vue d'ensemble : « Ici le Case Kicker est installé sur la petite presse R.C.B.S. modèle Junior. Les étuis éjectés tombent à gauche et les amorces usées vers la droite. Le support de bac se fixe directement sur la tranche de l'établi. » R.C.B.S. a récemment créé un appareil simple et astucieux appelé CASE KICKER — doit-on dire éjecteur ou pousseur d'étuis ? — qui peut effectivement augmenter le débit d'une presse. Le Case Kicker en cause ne s'adapte qu'aux modèles de la marque : Rock Chucker et Reloader Spécial ou Junior. LE PRINCIPE DE BASE du mécanisme consiste à utiliser un ressort plat, une lame à l'extrémité profilée, pour repousser l'étui contenu dans le shell holder quand le bélier atteint le point mort bas. Pendant la course de travail, le 46 ressort s'escamote sous la poussée dù bélier et prend appui sur une génératrice de celui-ci. L'étui ou la cartouche finie basculent dans une goulotte et sont recueillis dans un bac amovible. Un autre élément du dispositif, indépendant de l'éjection des étuis est un déflecteur qui renvoie les amorces usées vers un autre récipient de récupération. LE CASE KICKER SE COMPO- SE de cinq éléments qui, à l'exception du ressort, sont en tôle découpée et pliée, revêtue de la peinture martelée verte caractéristique du fabricant. On trouve : — le support d'éjecteur. C'est une embase que l'on fixe sous une des vis de blocage de la presse, une lumière permettant le réglage en position. Le ressort est tenu par un boulon coulissant dans une autre lumière et une partie de ce support forme goulotte pour le guidage des amorces extraites par l'outil. — le ressort d'éjection, section 9,5 x 0,75 mm, longueur totale 120 mm. — le support de bac. Il est prolongé par une goulotte et se fixe par deux vis sur la façade de l'établi, à gauche de la presse. — le bac recueil des étuis, dimensions : 95 x 135 x 55 mm — le déflecteur d'amorces, petit élément que l'on glisse dans la rainure où pivote le bras d'amorçage de la presse et qui y est maintenu par le ressort de ce bras. Le déflecteur reçoit les amorces refoulées par l'outil et tombant par le fraisage du bélier ; ces amorces sont dirigées vers le côté droit de la presse. On notera que le Case Kicker est un appareil orienté, il ne peut être placé indifféremment à droite ou à gauche. Son utilisation supprime l'emploi du bac circulaire normal de recueil des amorces, il faut prévoir un autre récipient que l'on peut d'ailleurs placer sur le sol. 2. Vue de droite : « L'étui poussé par le ressort est ici prêt à tomber dans la bac. Bien réglé — et cela est facile — le ressort éjecte très franchement étuis et cartouches. Le Case Kicker apporte incontestablement un plus grand agrément aux manipulations. » LE MONTAGE ET LE REGLAGE du Case Kicker s'effectuent sans difficulté, disons que sur la presse Junior, les marges de réglage pour le positionnement optimal du ressort sont presque à la limite. Il faut être attentif au centrage des goulottes et au blocage du ressort mais, en résumé, le Case Kicker s'installe en un tournemain. LE FONCTIONNEMENT de l'appareil que j'ai essayé avec des étuis calibre 38 Sp et 357 Mag n'appelle, à vrai dire, aucune remarque. Les étuis sont éjectés et recueillis comme ils doivent l'être, les amorces suivent leur chemin, bref, ça marche. Le cycle complet d'une manipulation comprend, à partir du point mort bas du bélier : — une levée de 20 mm environ pour permettre l'escamotage du ressort qui ainsi dégage l'entrée du shell holder. — l'introduction de l'étui dans son support — la levée complète du bélier pour l'opération proprement dite effectuée par l'outil. — la descente du bélier et l'éjection automatique de l'étui à 15 mm environ du point mort bas. L'AVANTAGE APPORTE PAR LE « CASE KICKER » est, selon son fabricant, d'accélérer notablement la cadence des manipulations. La main gauche qui, normalement enlève les étuis du shell holder, est dégagée de cette fonction
et peut ainsi revenir plus rapidement au plateau de chargement pour y prélever un nouvel étui et l'amener au shell holder. L'argument est bien entendu parfaitement exact sur le fond et le Case Kicker fait réellement gagner du temps. Dans quelles proportions direz-vous ? Cela dépend en grande partie de l'habileté de l'opérateur mais voici quelques valeurs relevées au cours des essais que j'ai effectués sur des lots de 50 étuis calibre 357 Mag, étuis nickelés, outil Lyman, presse modèle Junior. Recalibrage avec Case Kicker : 2 minutes 35 secondes. Sans Case Kicker : 3 minutes 5 secondes. Evasement, avec Case Kicker : 2 minutes 25 secondes. Sans Case Kicker : 2 minutes 47 secondes. Dans les deux cas les étuis sont pris sur un plateau où ils sont disposés culots en bas et recueillis dans la bac, en vrac. Une autre série de manipulations faite 3. Vue de gauche : « Durant le recalibrage l'extrémité profilée du ressort prend appui sur le bélier. Vers la fin de la course descendante, elle passera au-dessus du shell holder et éjectera rétui. Le déflecteur d'amorces est simplement engagé sous le ressort du brasd'amorçage. » avec des étuis de 38 Sp pris également sur le plateau, culot en haut et rangement dans une boite à alvéoles donne les résultats suivants : Avec Case Kicker : 3 minutes 45 secondes. Sans Case Kicker : 3 minutes 30 secondes. Le gain de temps est consommé par le rangement dans la boite. On voit ainsi qu'indiscutablement le Case Kicker accélère les opérations ; le gain en pourcentage est élevé, 30 secondes sur 2 minutes et demi. En fait, en valeur absolue, le gain est de l'ordre de la seconde par étui et par opération. Pour ma part, et après ces essais menés à une cadence de stakhanoviste qu'il me serait difficile de soutenir au-delà d'une centaine d'étuis, je considère que la commodité et ragrément qu'apportent l'utilisation du Case Kicker, dépassent l'intérêt du gain de temps. Tout opérateur s'en rendra compte en faisant deux séries de manipulations avec et sans Case Kicker, dans le second cas il se trouvera un peu désorienté et s'étonàera sans doute, comme je l'ai ressenti, de ne plus voir tomber automatiquement les étuis dans la boite. j'avais craint, avant mes essais, qu'il eût été difficile d'introduire rapidement l'étui dans le shell holder, durant le mouvement du bélier qui doit être levé en position d'escamotage du ressort d'éjection. En fait, il n'en est rien, la main gauche peut très facilement placer l'étui au vol, pendant que la main droite actionne le levier de la presse. EN CONCLUSION, le CASE KIC- KER est un dispositif astucieusement conçu, adroitement réalisé et d'un usage commode ; ce sont déjà d'estimables qualités. Il apporte un gain de temps indiscutable mais, surtout, il facilite les manipulations. L'appareil devrait intéresser tous les rechargeurs qui traitent des lots de 100, 200 cartouches et davantage, à priori les pistoliers. On peut utiliser le Case Kicker avec des étuis d'arme d'épaule mais l'intérêt s'atténue car la présence du ressort et la nécessité d'une course morte pour permettre l'effacement de celui-ci réduisent la hauteur disponible entre le shell holder et le dessous de l'outil. J. BURAUX 47



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