Action Armes & Tir n°48 décembre 1982
Action Armes & Tir n°48 décembre 1982
  • Prix facial : 16 F

  • Parution : n°48 de décembre 1982

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Régi'Arm

  • Format : (205 x 275) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 56 Mo

  • Dans ce numéro : le premier Lefaucheux.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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18 Gros plan des 2 canons lisses et de la baguette de chargement Bourre fendue s'intercalant entre la poudre et le plombBourre venant coiffer le chargement tireurs ayant utilisé ou utilisant des fusils à chiens extérieurs qui me démentiront). La plaque de couche métallique n'est pas un modèle d'adhérence ni de confort, aussi pour les tirs prolongés, il sera nécessaire de la chausser d'un sabot antirecul amovible ou de revêtir une veste copieusement rembourrée au niveau des épaules. ORGANES DE VISEE Comme sur toutes les armes de chasse à canons lisses classiques, ils sont extrêmement simples et surtout prévus pour un tir rapide à l'épaulé. Ils sont composés d'une bande de visée plate de 8 mm de largeur à la culasse pour 6 mm à la bouche. A 8 mm de celle-ci est fixé un guidon à boule en laiton de 4 mm de diamètre pour 3 mm de hauteur, ce qui donne une ligne de visée de 770 mm de longueur. La visée est rendue un peu floue par le passage de deux bracelets de maintien du devant, mais ce n'est guère important pour une arme de ce type. ENSEMBLE ARME Les canons sont longs de 775 mm à la culasse. Leur diamètre est de 25 mm au tonnerre pour 20,7 mm à la bouche. Ils sont alésés au calibre 12 de chasse. L'âme est cylindrique sur toute sa longueur (pas de chôkes) et leur diamètre, 18,43 mm est rigoureusement identique sur les deux canons, ce qui prouve l'extrême soin apporté à l'usinage. L'âme mesure 750 mm ce qui correspond aux fusils à poudre noire de l'époque. Le polissage intérieur est parfait. Les deux canons sont soudés sur toute leur longueur de manière classique. Sur le côté droit sont fixés les deux guides de baguette et un épaulement au niveau de la bouche la maintient en place. Un anneau grenadière est maintenu obliquement sur le deuxième guide en partant de la bouche. A l'arrière du canon sont vissés les deux bouchons de culasse, le supérieur étant immobilisé par l'inférieur, une vis à six pans creux disposée obliquement immobilisant l'ensemble. Cette vis est un petit anachronisme mais son usage se révèle très pratique pour un démontage de l'arme à l'aide de l'outil l'accompagnant. Le bouchon supérieur est muni de deux masselottes porte-cheminées placées symétriquement à droite et à gauche. Les cheminées à prise de clef carrée y sont vissées obliquement dans l'axe de percussion des chiens. Les canons ainsi
que les bouchons de culasse sont parfaitement polis et reçoivent un très beau bronzage tabac. Ils sont maintenus au reste de l'arme par un montage à crochet (prolongement des bouchons de culasse venant s'encastrer dans la console) et par deux brides stylisées en métal mince l'enserrant sur le devant par l'intermédiaire de deux pièces de bois latérales. Sur la bande de visée, entre ces deux brides, est inscrit en lettres dorées : « 1680 PIETRO BERETTA GAR- DONNE 1980 » La console comporte sur son centre la mortaise recevant le crochet de canon. Ses faces latérales viennent épouser les masselottes porte-cheminées et se terminent en retroussis sur le dessus pour dévier les gaz vers le haut. Sa fixation est très robuste. A l'avant, un tenon est encastré dans le bois et la queue de culasse est maintenue par deux vis traversantes inversées. La sous-garde reçoit les deux détentes (l'avant pour le coup inférieur et l'arrière pour le coup supérieur). Elles sont maintenues en contact avec les gâchettes par un ressort léger, ce qui évite les ballottements désagréables. Le pontet est vissé devant la première détente à la manière des fusils de chasse traditionnels. Son prolongement est fixé à la crosse par deux vis à bois. Celle-ci et le devant d'un seul tenant sont exécutés dans un très beau noyer ainsi que les deux pièces de bois latérales dont le veinage et le ton s'accordent harmonieusement. Les encastrements sont très corrects. Comme je l'ai décrit précédemment, la crosse est à joue ce qui améliore le confort du visage. Ce n'est pas le cas de la plaque de couche, mais on lui pardonne car esthétiquement elle est très réussie. Le deuxième anneau grenadière est traditionnellement vissé sur la face inférieure de la crosse. Quant à la baguette montée sur l'arme, je la réserve uniquement à la décoration et déconseille fortement à tout tireur de s'en servir pour le chargement. Une baguette en bois de 75 cm de longueur ne mesurant que 7,5 mm de diamètre n'est guère prévue pour un usage intensif malgré sa tête en laiton. L'ensemble des pièces métalliques (à l'exception des canons) reçoit une finition jaspée. La finition des parties non apparentes est tout à fait moyenne. Anneaux grenadières et cheminées sont bronzés noir. MECANISME PLATINE Les platines du type en arrière sont bien représentatives de leur époque en ce qui concerne la qualité. On retrouve la bride de noix à trois piliers et la chaînette de noix où vient agir le grand ressort. Par contre, la gâchette est actionnée par un petit ressort en Vé séparé (dans la majorité des cas c'est la petite branche du grand ressort qui agit sur la gâchette). Les deux platines sont absolument symétriques et les deux chiens de forme harmonieuse viennent frapper les cheminées bien en leur centre. Le fonctionnement est moelleux et les départs très nets mais légèrement durs (environ 2 kg) comme il se doit sur une arme de chasse. ESSAIS AU TIR Le BERETTA modèle 1000 se destine à l'épreuve LORENZONI (tir au plateau au fusil à percussion ce qui s'apparente au bail trapp). Les séries s'effectuent sur 20 plateaux. Pour ma part, n'ayant guère d'expérience dans ce domaine, les tirs ont été effectués par un camarade habitué à ce genre de discipline, le chargement étant assuré pas mes soins. J'ai effectué les tirs sur cibles fixes pour attester des groupements des deux canons. Le chargement d'une arme de chasse à canons lisses demande certaines précautions. Il est fortement conseillé de ne charger qu'un seul canon. En effet, le recul occasionné par le premier tir risque de déplacer la charge de plombcontenue dans le deuxième canon créant ainsi un vide entre poudre et projectile ce qui peut, au mieux, se traduire par un gonflement de canon et au pire par un éclatement lors du tir. La poudre utilisée est de qualité forte. On peut également utiliser de la fine, ce qui n'a guère d'influence sur le tir. Après plusieurs essais allant de 3,5 grammes à 6,2 grammes j'ai constaté que les 5 grammes préconisés par le fabricant convenaient parfaitement. Pour les tirs sur cibles fixes, j'ai utilisé une charge de 32 g de plombno 8 et no 4 successivement dans les deux canons, plus un tir à chevrotines 9 grains pour me rendre compte de la pénétration. Les amorces sont des R.W. S. 1075 (mes préférées). Le fabricant recommande des bourres de 12 mm environ au-dessus de la poudre et de 6 mm environ au-dessus des plombs. Je m'en suis tenu à cette valeur et n'ai connu aucun ennui. Il s'agit de bourres traditionnelles destinées au chargement des cartouches actuelles très faciles à se procurer chez les armuriers. Il y a cependant une précaution très importante à prendre pour la mise en place de la bourre sur poudre. Il convient de l'entailler longitudinalement à l'aide d'un couteau pour éviter l'effet de « briquetpneumatique ». Je m'explique : la colonne d'air emprisonnée entre la poudre et la bourre peut s'échauffer lors de l'enfoncement de cette dernière et à la limite enflammer la charge surtout dans un canon surchauffé par plusieurs tirs. Je vous laisse deviner les conséquences en ce qui concerne la main tenant la baguette. L'entaille longitudinale permet donc à l'air de s'échapper et ne présente aucun inconvénient pour le tir car elle se refer- Détail de la co du logement du 19



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