Action Armes & Tir n°47 novembre 1982
Action Armes & Tir n°47 novembre 1982
  • Prix facial : 16 F

  • Parution : n°47 de novembre 1982

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Régi'Arm

  • Format : (205 x 275) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 47,3 Mo

  • Dans ce numéro : LLama Super Comanche 44 magnum.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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04111 111 Arme ingénieuse et bien construite, bien dans la tradition de la bonne ville armurière de Steyr ou Steyer, renommée pour la qualité de ses arquebuses à rouet depuis le 17ème siècle ; le Roth-Steyr 1907 ne pouvait contenter ses utilisateurs. Compliqué à souhait, affligé d'une détente extrêmement dure particulièrement étudiée pour éviter les départs de coups de feu accidentels, il souffrait à cause de celà d'un manque de précision notoire, et faisait figure de monstre antédiluvien face au moderne et élégant LU- GER réglementaire dans les armées de l'Allemagne Impériale de Guillaume IL Pour l'armement de ses officiers et personnel spécialisé de l'armée de terre, l'Oesterreichische — Waffenfabrick Gesellschaft de Steyr décide de mettre en oeuvre en 1911, avec la bénédiction de l'Etat-Major hostile au pistolet Mannlicher un puissant P.A. d'esprit bien militaire ; le Steyr-Hahn. Le mot Hahn signifiant en traduction non littérale « à chien » dans la langue de Goéthe — ceci pour bien faire le distinguo avec le modèle de 1907 dépourvu de cet appendice. Compact malgré sa longueur (220 mm), bien équilibré pour un poids à vide avoisinant le kilogramme, le Steyr Hahn utilise le système mécanique de court recul du canon, et verrouillage par rotation de ce dernier de 60 degrés au moyen de quatre nervures. Si le mode de fonctionnement du Steyr 1912 diffère de celui de la « cuvée » 1907, il souffre en revanche du même défaut congénital : l'approvisionnement qui s'effectue encore par lame-chargeur de huit cartouches. Ce type d'alimentation hérité du MauserC. 96 commençait sérieusement à être dépassé en 1911. Sur la majorité des P.A. de la nouvelle génération Browning Colt, Luger, Webley — Scott et autre Savage on avait résolument opté pour le chargeur amovible, système à la fois rationnel et pratique, surtout pour une arme à vocation militaire. Le Steyr-Hahn chambre une munition 9 mm bien particulière la 9 mm steyr ; légèrement plus longue (32,5 mm) que la classique 9 mm parabellum (29 mm). Cette munition maison ne manquera pas de créer des problèmes aigus en temps de guerre pour les officiers chargés de la logistique. En effet, rien que dans le domaine de l'arme de poing, outre la munition précitée il existait également la En 1907, l'Autriche Hongrie tourne le dos au revolver en adoptant pour sa cavalerie un gros pistolet automatique à 10 coups calibre 8 mm, le Roth-Steyr. Moins de cinq années plus tard, elle abandonne ce curieux P.A. aux formes tourmentées, au profit d'un robuste 9 mm, le Détail de l'extrémité du canon, la glissière tirée en arrière. Steyr-Hahn. 8 mm roth-steyr, la 7,65 Browning pour les Steyr 1908 et Frommer 1912, la 8 mm Gasser pour revolver M 1898, enfm avec l'aide allemande de plus en plus importante au fil des années de combat, la 9 mm parabellum et la 7,63 mm Mauser. Nous passerons sous silence la 7,65 mm Manlicher et la 11,2 mm Gasser M 82 encore susceptibles de servir efficacement sur un front où deux millions de sujets du vieux Kaiser-Ko& nig François-Joseph combattaient contre trois ennemis héréditaire, la Russie, la Serbie, Malle et réclamaient sans f ‘..4a -.7*..."111141111111.111110.1111.10111.1.Détail des marquages et de la sûreté venant bloquer la glissière. cesse de nouvelles armes de poing. Construit uniquement par les usines de Steyr de 1911 à 1918, le Mod. 1912 réglementaire de l'armée austro-hongroise reçoit les marquages suivants : Sur la face gauche de la glissière à la hauteur de la plaquette de crosse l'inscription STEYR est suivie de l'année de sortie du pistolet. Le numéro matricule figure à la fois sur la glissière et au-dessus du pontet. Ce numéro toujours accompagné d'une lettre ne dépasse jamais quatre chiffres. Sur l'arme présentée ici, on observe sur le haut du pontet côté droit un « ffliliernimmem 37
%ei..e4:uifiiiravigiFesrogiomit" poinçon contrôleur Wn suivi du chiffre 17 (certainement pour 1917). Le chien, la carcasse ainsi que la glissière sont frappés d'une initiale K en lettre majuscule. Il nous a été donné d'examiner un Steyr-Hahn fabriqué en 1914, n°de série 9217 c possédant sur la face gauche de sa glissière une large couronne surmontée d'une étoile avec au-dessous l'inscription : Md 1912. Une large lettre S vient surmonter le tenon de sûreté. Avant d'être officiellement adopté par l'Autriche-Hongrie, le Steyr-Hahn rencontrera un succès commercial éphèmère en Amérique latine. Le Chili se rendra acquéreur d'une quantité relativement importante de ces armes qui possèdent du côté gauche de leur glissière les armoiries de ce pays, le marquage habituel Steyr suivi du millésime, (généralement 1912), puis l'inscription MOD 1911. Sur la partie droite de ces P.A. Sud-américains on relève l'inscription espagnole : EJER- CITO DE CHILE (Armée du Chili). Contrairement à son aîné de 1907, le démontage du Steyr-Hahn s'accomplit de façon fort simple. — Après avoir ouvert la culasse et vidé le magasin grâce au petit bouton-poussoir situé au-dessus de la crosse gauche, il suffit de pousser du 38 IiiimmeÉmaniumtemii Démontage partiel du STEYR HAHN notez l'usinage extrêmement sophistiqué des pièces. côté cranté la clavette placée à l'extrémité de la glissière. — Une fois la clavette enlevée, la glissière se dégage par l'arrière en prenant soin toutefois de la soulever légèrement. Cette opération terminée l'accès au canon ne pose plus aucun problème. Règlementairement le Steyr 1912 était conditionné dans un étui de cuir dont la forme trapézoïdale rappelait beaucoup le modèle destiné au Roth-Steyr ; au fil des années de guerre, le cuir faisant cruellement défaut, on verra cette magnifique pièce de sellerie céder la place à un étui de toile standardisé prévu pour contenir (plus ou moins bien), différents modèles de pistolets automatiques tant autrichiens qu'étrangers. Comme le Mauser C 96 et ses dérivés, le Steyr 1912 a également bénéficié d'une crosse-étui en bois dont le mode de fixation original consiste en un boîtier métallique de forme rectangulaire à l'intérieur duquel vient se loger la poignée. Un levier placé sur la partie gauche du boîtier permet de verrouiller l'ensemble qui forme ainsi une petite carabine semiautomatique de moins bonne précision que les Mauser qui disposent, quant à eux, d'une hausse étalonnée jusqu'à 1000 ou 500 mètres selon les cas. Au cours de la seconde guerre mondiale, et selon certains auteurs, peut-être même à la fin de la première, une importante quantité de Steyr 1912, subira une légère modification pour pouvoir chambrer la munition standard de l'armée allemande ; en l'occurence la 9 mm Parabellum. Les exemplaires transformés pour cette munition portent sur le côté gauche de la glissière l'estampille 08 afin d'éviter de tragiques méprises. Sur ces pistolets on remarque que la couronne impériale (quand elle existe) se trouve en partie effacée d'une manière volontaire. Les autres marquages subsistent, avec en plus l'aigle du Waffen-amt que l'on repère ordinairement frappé vigoureusement sur la carcasse de l'arme. En dehors de l'Autriche-Hongrie, de la Roumanie, de l'Allemagne et du Chili qui utilisèrent largement le Steyr — Hahn, on dénombre quelques pistolets de ce type qui portent des marquages en caractères cyrilliques. La plupart des avis convergent pour affirmer qu'il s'agit vraisemblablement d'armes ayant constitué des prises de guerre bulgare sur la Roumanie. Dans le même ordre d'idée, il aurait existé deux variantes du Steyr-Hahn ; l'une pour la marine dotée d'un canon surdimensionné, d'une hausse règlable et d'un étui crosse ; l'autre pour les troupes de montagne aurait été un Steyr 1912 P 16 doté d'une poignée à l'extrémité rallongée pour pouvoir contenir 16 cartouches (capacité doublée). Grâce à un sélecteur de tir ce Steyr particulier pouvait faire office de mini pistolet mitrailleur. Apparu juste avant la guerre de 1914 sur le marché Français, le catalogue de la Manufacture d'Armes et Cycles de Saint-Etienne proposait le Steyr en remplacement du Mannlicher pour la même somme que ce dernier : 95 francs or — 120 francs or avec étui crosse. Rappelons qu'à la même époque le Mauser C 96 était proposé 100 francs, le Parabellum 110 francs. Construit au total à plusieurs centaines de milliers d'exemplaires, (entre 250 000 et 1 million selon les sources), la fabrication du Steyr 1912 sera définitivement abandonnée après la Grande-Guerre. L'avenir de ce pistolet automatique a été brisé par l'éclatement de l'Autriche Hongrie, mais également par sa munition maison et aussi par son alimentation par lame chargeur. Mauser en 1930 adoptera le magasin amovible pour ses Type 711 à 10 ou 20 cartouches, amélioration notoire qui sonnera définitivement le glas du mode d'alimentation par lame-chargeur sur les pistolets automatiques. Henri VUILLEMIN



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