Action Armes & Tir n°295 février 2006
Action Armes & Tir n°295 février 2006
  • Prix facial : 5,95 €

  • Parution : n°295 de février 2006

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Régi'Arm

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 42,2 Mo

  • Dans ce numéro : armes de police... le nouvel AR 15 de la D.E.A., le Drug Buster !

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Les armes dans l’histoire 28 Le fusil de tireur d’élite soviétique SVD Dragunov Au cours de la Première Guerre mondiale, les troupes russes avaient souffert de lourdes pertes de la part de tireurs d’élite allemands. Entre les deux guerres, l’Armée Rouge effectua un effort particulier pour mettre au point des armes de tireur d’élite et sélectionner et entraîner les hommes destinés à s’en servir. Une politique de formation au tir fut mise en place dans les organisations de jeunesse communistes. Elle permit de sélectionner un nombre important d’excellents tireurs. Une arme révolutionnaire et novatrice L’armée soviétique, fondée dans le creuset révolutionnaire, était ouverte à toutes le innovations. Si son rôle précurseur dans l’emploi de grandes unités de parachutistes est bien connu, elle développa également au cours des années trente une doctrine originale d’emploi de tireurs d’élite. Outre le rôle de harcèlement qui leur était classiquement dévolu dans les autres armées, les tireurs d’élite, regroupés en sections avaient également un rôle tactique tant dans l’offensive que dans la défensive où leur feu avait pour fonction d’appuyer l’action du gros de troupes en désorganisant l’ennemi par l’élimination de ses cadres, la destruc- tion du matériel sensible (mitrailleuses mortiers, communications) et en prenant sous leur feu tout îlot de résistance. Ce rôle d’appui dévolu aux tireurs d’élite, explique que les fusils semi-automatiques Tokarev SVT 40 aient été munis dès leur fabrication d’une rainure de part et d’autre du boîtier pour permettre le montage d’un rail de lunette. Sur le fusils sélectionnés pour leur précision et destinés à recevoir effectivement une lunette, une encoche transversale permettant le verrouillage du support de lunette était ensuite usinée au sommet du boîtier. Même s’ils étaient dans l’absolu moins précis que les fusils à verrou Mosin-Nagan à lunette, les SVT 40 de tireurs d’élite remplirent bien leur rôle tactique au cours de la Seconde Guerre mondiale et les recherches pour leur donner un successeur furent entreprises dès le lendemain de la guerre. Une première arme de sniper dérivée de la carabine Simonov (SKS) et équipée d’une lunette de type PU se révéla rapidement insuffisante. Cette arme tirait la munition intermédiaire M.43 de 7,62x39, qui Planche d’instruction soviétique montrant le Dragunov en éclaté. Cette vue permet de voir qu’à la différence des Kakachnikov, avec lesquelles le Dragunov possède pourtant une ressemblance extérieure, la pièce de manœuvre du SVD n’est pas solidaire du piston des gaz, mais qu’elle est actionnée par une tringle indépendante, comme sur les fusils semi-automatiques SVT 40 Tokarev.
devait devenir celle de l’ensemble des armes d’épaule individuelles soviétiques. Si cette cartouche était bien adaptée au combat rapprochée mais très insuffisante tant en portée qu’en précision pour un fusil de tireur d’élite. L’armée soviétique décida conserver pour cet emploi la cartouche de 7,62x54 R déjà employée pour les fusils et carabines Mosin-Nagant, les fusils Tokarev modèles 38 et 40, ainsi que pour les FM et mitrailleuses en service. Evgeniy F. Dragunov Plusieurs fusils semi-automatiques de sniper furent développés au cours des années cinquante. Le choix final sélectionna sur deux armes : la première avait été conçue par Aleksandr Konstantinov, la seconde par Evgeniy Dragunov, un ingénieur des usines d’armement d’Izhevsk. Né en 1920 dans une famille d’armuriers, Evgeniy Fedorovich Dragunov entra lui aussi très jeune dans cette carrière, tout en pratiquant au plus haut niveau le tir sportif. En 1950, sa hiérarchie confia à Dragunov et à son équipe la mission de mettre au point un fusil semi-automatique de tireur d’élite. Comme l’expliqua luimême Dragunov à D.N. Bolotin, auteur de l’ouvrage de référence « Soviet Small Arms and ammunition » cette mission obligeait les techniciens à maîtriser certains éléments totalement contradictoires : - conserver les jeux d’ajustage indispensables au bon fonctionnement de toute arme semi-automatique ou automatique, Evgeniy Fedorovich Dragunov, dont les talents de technicien de l’armement et de tireur sportif permirent la mise au point du remarquable fusil de tireur d’élite SVD. Détail de la fixation de l’appuie-joue amovible et réversible. Vue du côté droit du boîtier. La ressemblance extérieure avec la Kalachnikov est évidente. Le levier de sécurité n’est pas un sélecteur de tir : il ne comporte que deux positions : « sûreté » et « feu. ». Par contre, lors du démontage de l’arme, ce levier peut être extrait du boîtier, ce qui permet le démontage du bloc de détente. Le levier qui apparaît à l’arrière du boîtier sert au verrouillage du couvre-culasse. On notera la forme très cintrée du chargeur imposée par la forme de l’étui à bourrelet de la cartouche de 7,62x54 R. A la différence des versions roumaines, les SVD de fabrication soviétique et bulgare comportent un réglage de l’évent de gaz. La clef placée à l’extrémité de l’outil combiné permet d’effectuer les réglages. Détail du frein de bouche et du tenon de baïonnette. Le souci de pourvoir un fusil de tireur d’élite d’une baïonnette paraît surprenant. Toutefois, il semble que la mise en place de la baïonnette ait un effet stabilisateur intéressant lors de stirs à grande distance. Le SVD comporte des organes de visée traditionnels (hausse graduée jusqu’à 1200m et guidon réglable en hauteur et en dérive, qui permettent de continuer à employer l’arme comme fusil semiautomatique de précision en cas de détérioration de la lunette. 29



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