Action Armes & Tir n°295 février 2006
Action Armes & Tir n°295 février 2006
  • Prix facial : 5,95 €

  • Parution : n°295 de février 2006

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Régi'Arm

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 42,2 Mo

  • Dans ce numéro : armes de police... le nouvel AR 15 de la D.E.A., le Drug Buster !

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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18 Le déverrouillage du chargeur s’opère au moyen d’un crochet strié situé sous le talon. Ce système, aujourd’hui abandonné sur les armes modernes de gros calibre, présente l’avantage de la simplicité. On retrouve le sigle du fabricant, ainsi que l’indication du pays d’origine, moulés au bas des plaquettes de crosse. culasse à glissière, comporte un trait blanc vertical d’aide à la visée, sur lequel il suffit de poser le point blanc peint sur le guidon. La capacité des chargeurs est la même pour les deux calibres. Ils accueillent chacun six cartouches, ce qui porte la capacité de l’arme à 7 coups lorsqu’une cartouche est initialement chambrée. Leur remplissage est visualisable au moyen de cinq trous percés sur le flanc droit, mais un net décalage apparaît à partir de la cinquième cartouche. Le recul et le relèvement sont insignifiants Dire que sa prise en mains est confortable serait bien entendu exagéré. Toutefois, la minuscule poignée du TPH permet de la serrer fermement avec le majeur et l’annulaire, le bec ergonomique du talon de chargeur permettant de bien caler ce dernier. L’auriculaire, qui se trouve exclu de la poignée, prend tout naturellement place sous le talon. Bien que peu proéminent, le busc suffit à protéger le dos de la main des rails de la culasse quand cette dernière recule, ainsi que d’éventuels pincements du chien au moment de son armement. Pourtant cette culasse, basse sur la main, passe au ras de la peau. Lors d’un tir sur appui, le blocage du poignet l’empêchant d’accompagner correctement le relèvement de l’arme, les rails viennent « caresser » le dos de la main, provoquant à la longue une égratignure heureusement très superficielle. Bien que les deux pistolets soient en apparence strictement identiques, excepté bien sûr en ce qui concerne leur calibre, nous constatons des différences importantes au niveau de leur détente. Alors que le modèle en.22 Long Rifle bénéficie d’un départ très doux (800 grammes en simple action et 4,5 kg en double action), son La cible-test fournie avec l’arme chambrée en calibre 6,35 présente, tiré au banc à la distance de 15 mètres, un groupement de 5 coups inscrit dans un H = 27 mm sur L = 36 mm. La marque et le type de la munition utilisée ne sont pas indiqués. homologue en 6,35 souffre d’une détente dont le manque de rodage ne suffit pas à expliquer la dureté (1,1 kg en simple action, ce qui est correct, mais pas moins de 7 kg en double action !). Cette dureté reste toutefois compatible avec la destination de l’arme, si on la cantonne à un tir de défense. Au tir, le recul et le relèvement sont faibles, que le pistolet soit chambré dans l’un ou l’autre des deux calibres. Malgré les faibles dimensions de l’arme qu’il est difficile de stabiliser sur un appui et la petitesse de ses éléments de visée, nous n’hésitons pas à effectuer nos tests de précision à la distance de 25 mètres, nous fiant à la bonne réputation de ce pistolet dont le canon fixe est apte à favoriser la précision. La.22 Long Rifle est une munition particulièrement précise et nous sommes convaincus, au départ, que le modèle chambré dans ce calibre sera supérieur à son homologue en 6,35. Cette comparaison va nous apporter quelques surprises, mais n’anticipons pas… Précision : des résultats surprenants En calibre.22 Long Rifle, nous effectuons les groupements sur des centre cibles C50, constitués par des carrés de 26 cm de côté. Les résultats confortent notre opinion : les groupements de 10 L’arme, accompagnée des éléments permettant le rechargement des cartouches de calibre 6,35 mm : douilles recalibrées ; balles blindées de calibre.251 et jeu d’outils RCBS au carbure de thungstène, dispensant de la corvée de lubrification.
coups s’inscrivent aisément dans la zone du 8, qui mesure 15 cm de diamètre. Avec toutefois la nécessité, pour certaines munitions, d’effectuer une légère contre visée pour que le centre du groupement ne soit pas trop décalé. Dans le cas contraire, les résultats sont mesurables (grâce aux impacts visibles dans le support de cible), mais ils ne sont pas publiables. Nous sommes tenus de réaliser des cartons présentables ! Disposant d’un nombre plus limité de cartouches de calibre 6,35 mm, il n’est pas question de perdre un seul groupement et c’est pourquoi nous utilisons des cibles C50 intégrales, qui se présentent sous la forme de carrés d’environ 52 cm de côté. Si les tests effectués avec les munitions manufacturées confirment nos suppositions, les groupements s’inscrivant dans la zone du 7, qui mesure 20 cm de diamètre, ceux que nous réalisons avec nos cartouches rechargées prouvent que ce petit calibre à percussion centrale peut se révéler particulièrement précis. Certains groupements ainsi obtenus s’inscrivent dans le 9 de la C50, qui mesure 10 cm de diamètre. La plus grande surprise vient de nos cartouches rechargées à la Ba10, dont les 10 impacts sont dans un H = 74 mm sur L = 49 mm. C’est un résultat que ne renieraient pas bon nombre de pistolets gros calibre. Ce choix de poudre ne permet d’obtenir qu’une très faible vitesse initiale, ce qui explique pourquoi les impacts se situent 6 ou 7 cm au-dessous du point visé (base visuel). De plus, la Ba10 est aujourd’hui déconseillée pour le rechargement du 6,35 en raison des pressions élevées qu’elle entraîne, proches de la valeur maximale admissible de 1200 bars (source : « Manuel de rechargement N°5 » par René Malfatti, éditions Crépin-Leblond). Il n’en reste pas moins vrai que cette poudre, bien connue de tous les tireurs-rechargeurs, offre une très grande régularité de vitesse et que la précision ainsi obtenue est tout simplement étonnante. Mieux adaptée à ce calibre, la poudre As La poignée du Walther TPH procure une prise en mains tout à fait acceptable, à défaut d'être confortable. Bien conçu, le busc se révèle suffisant pour éviter, en usage normal, tout pincement de la peau par le chien ou éraflure du dos de la main par la culasse. Doté d’une poignée courte mais bien dessinée, d’éléments de visée petits mais rigoureux et d’une détente suffisamment douce en simple action, le pistolet Walther TPH permet d’exploiter convenablement sa précision à l’occasion d’un tir à bras franc. permet d’obtenir des vitesses à la bouche comparables à celles des munitions manufacturées. On constatera, à la lecture de nos chiffres, des écarts types non négligeables. Ceux ci sont dus au fait que cette poudre, qui se présente sous forme de paillettes, passe mal en doseuse. Aussi recommandons-nous vivement de ne pas suivre notre exemple et de peser soigneusement chaque charge à l’aide d’une balance de précision. C’est contraignant, mais il y a tout à y gagner sur le plan de la sécurité, comme sur celui de la précision..22 Long Rifle : le plus économique et le plus populaire L’actuelle cartouche de calibre.22 Long Rifle a été développée aux USA à partir de l’invention de l'armurier parisien Flobert qui, dès 1847, met au point une cartouche composée d'une grosse balle en plombsertie sur un court étui de cuivre mince. Elle ne contient pas de charge de poudre : le projectile est propulsé par le fulminate de mercure réparti dans le bourrelet. Les cartouches de calibre 6 mm et 9 mm Flobert sont toujours commercialisées, pour être tirées dans les carabines de jardin. Le calibre de la cartouche.22 Long Rifle est toujours exprimé en unité de mesure anglo-saxonne :.22 signifie 0.22 inch (en américain, la virgule est remplacée par le point) ou, si vous préférez, 22 centièmes de pouce, soit environ 5,6 mm. Cette cartouche constitue un cas à part en raison de son amorçage annulaire (Rimfire). Elle bénéficie d’un prix de vente particulièrement économique et d’une offre extrêmement diversifiée au niveau des marques, des types de cartouches et de leur puissance :.22 Long Z pour le tir réduit, équivalent des.22 Bosquettes de tir forain ; Subsoniques pour le tir à travers un modérateur de son ; Vitesse Standard et Match pour la précision ; Haute Vitesse (High Velocity) et Très Haute Vitesse (Hyper Velocity) pour la chasse aux petits nuisibles. Diversité également au niveau des projectiles : balles en plombgraissé ou cuivré ; balles pleines ou expansives (Hollow Point) ; balles désintégrantes (Gallery) pour le tir réduit ; balles lourdes et lentes comme l’Aguila SSS (abréviation de SniperSubSonic) ou au contraire légères et rapides comme la CCI Stinger ; balles traçantes… Le bourrelet de son culot présente en principe un inconvénient en venant contrarier le parfait alignement des cartouches dans le chargeur. Dans la pratique, cette particularité n’empêche pas les armes chambrées dans ce calibre d’offrir une fiabilité satisfaisante, mais il convient de toujours veiller au bon positionnement de la première cartouche quand on introduit le chargeur. 19



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