Action Armes & Tir n°289 jui/aoû 2005
Action Armes & Tir n°289 jui/aoû 2005
  • Prix facial : 5,95 €

  • Parution : n°289 de jui/aoû 2005

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Régi'Arm

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 43,5 Mo

  • Dans ce numéro : le SIG Sauer Mosquito.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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42 cription : « Contractors to H M War Department » (fournisseur du ministère de la guerre de sa Gracieuse Majesté) et non Manufacturer (fabricant) comme chez Tranter. En décembre 1865, les bureaux de la compagnie déménagent au 391, Strand, toujours à Londres, jusqu’à sa dissolution en 1881. On remarque que celleci correspond à l’adoption du revolver Enfield et à l’expiration des brevets Adams ! Le revolver gagna des médailles aux expositions universelles de Vienne en 1873, de Dublin en 1874 et de Nouvelle Zélande en 1882 ! Les brevets John Adams Le brevet de 1857 porte sur le perfectionnement des techniques de construction des bâtis des revolvers. Celui de 1861 porte sur le forgeage du revolver en une seule pièce, canon plus bâti, pour contourner le brevet de Robert Adams. Le 28 juillet 1866, John améliore son précédent brevet et prévoit un barillet permettant de charger des cartouches métalliques par l’avant du barillet. En octobre 1867, John brevette une tige éjectrice montée latéralement, comme sur le revolver présenté. Cette tige convient aux revolvers convertis comme aux nouveaux bâtis neufs. Le 28 décembre 1868, il obtient un brevet reprenant l’ensemble des précédents et enfin en 1872 un nouveau brevet couvre une tige éjectrice qui se place dans l’axe du barillet et pivote après extraction, pour remplir son office. Le coffret fut vendu directement chez John Adams. Les différents modèles règlementaires Les Mark I sont des anciens revolvers Beaumont-Adams convertis et doté de la tige latérale. Ils offrent une capacité de cinq coups. Les archives d’Enfield spécifient pour l’année 1869 ; la demande de conversion de 7000 revolvers à percussion pour le prix de 1£ et 1shilling. Puis viennent les Mark II, le 22 février 1872, construis neufs avec un bâti de John Adams, plus solide et forgé d’une seule pièce. L’arme est plus massive et dotée d’un anneau de calotte. Elle élimine quelques problèmes de rotation de barillet, constatés sur les Mark I. Le Mark III offre la tige du brevet de 1872. Il apparaît le 24 août de la même année. Adopté par la police australienne, il porte le nom de Adams Cartridge Service Revolver, Model 1872, Mark III. Bien souvent suivant les auteurs, les Adams sont ainsi désignés comme modèle 1867 en référence à la cartouche de 450, ou modèle 1868, en référence à l’année d’adoption ou 1872 pour les Mark III. Les Mark III restent les moins courants. La caractéristique principale de ces revolvers est leurs marquages civils et leurs poinçons d’épreuves londoniens commerciaux. Aucun des Adams ne fut fabriqué en arsenal d’état. Par contre la couronne britannique en détenait le droit exclusif. Les adoptions Cette arme a été adoptée « exclusivement » par le War Department, la Police Le revolver de Robert Adams modèle 1851 et celui de John modèle 1868. L’étiquette du coffret est une source d’information sur le revolver.
Le démontage sommaire, ne nécessite pas d’outil. Métropolitaine, le gouvernement des Indes et des Colonies, celui de la Nouvelle Zélande, la Police de la ville de Londres, celle de l’Australie et l’administration pénitentiaire. En accord avec le Gouvernement britannique, des Adams modèle 1868 furent livrés au Portugal, au Chili, au Mexique, en Chine, en Turquie et au Brésil. Naturellement les officiers de sa Majesté pouvaient acheter directement leurs revolvers chez le fabriquant. C’est le cas du Mark II présenté aujourd’hui. Le coffret En chêne, muni de deux verrous de renfort, il est solidement construit, comme il se doit, pour un officier qui part défendre la couronne dans son vaste empire. Habillé à l’anglaise, il contient encore un huilier, un écouvillon porte-chiffon et un tournevis. Un compartiment est destiné à recevoir une boite de munition et un autre pour un chiffon. L’étiquette encore présente donne les instructions pour le tir et rappelle que ce revolver a été adopté en exclusivité par différentes administrations anglaises. Elle est signée de John Adams, Managing Director ! Le revolver Il est massif, lourd, plus d’un kilogramme et doté d’un canon octogonal de six pouces. La platine double et simple action est une copie de celle inventée par le lieutenant Beaumont. Le chien offre trois positions, sûreté, armé et abattu. En position sûreté, la rotation du barillet est libre. Ce dernier foré de six chambres au calibre 450 est massif par rapport à la cartouche utilisée. La portière de chargement s’articule vers le haut. La baguette glisse le long du canon à travers un guide rapporté sur la carcasse. Le cran de mire monté sur le sommet de la cage du barillet a obligé le constructeur à prévoir un guidon surélevé. La poignée est bien étudiée, avec une pente correcte pour cette arme massive. Elle Ci-dessus : marquages sur le bâti et ci-dessous : le marquage du canon.comporte un anneau de calotte. Les plaquettes monobloc sont finement quadrillées. Côté gauche, un bouton pressoir permet de dégager l’axe du barillet. Cette arme possède encore toutes les caractéristiques des revolvers de Robert Adams, en plus solide. On note l’absence de bouclier et une faible accessibilité au mécanisme. Les marquages Sur le dessus du canon : Adam’s Patent Small Arms Co 391 Stand London Sur le côté droit du bâti : un poinçon Trade Mark formé d’un A d’un J, Adams Patent dans un ovale et le numéro de série. Nous retrouvons ce dernier sur le barillet. Chaque chambre est marquée du poinçon d’épreuve commercial de Londres. La munition L’étiquette annonce : The cartridge have been specially designed for this revolver by colonel Boxer R.A, chief superintendent of the Royal laboratories, Woolish. Un dessin montre une cible d’un pied carré, tirée à Woolish, à 24 yards de distance. Les 24 balles y figurent bien groupées. En fait la 450 Adams du colonel Boxer a été conçu en 1867 et le revolver chambré pour celle-ci en 1868. Un an plus tard Webley sortait une autre cartouche à percussion centrale pour son revolver R.I.C, appelée 442. Bien que légèrement différentes, les deux cartouches sont interchangeables. Il s’en suivit toute une série d’armes chambrant la 450 sur le marché civilo-militaire européen. La 450 connaît ainsi un fort succès dans le dernier tiers du XIX ème siècle. Elle se présente comme la cartouche militaire européenne, souvent appelée 12 mm en France. A l’origine, une ogive en plombde 14,65 g était propulsée par une charge de 0,83 g de poudre noire. Cette cartouche ne donna pas entièrement satisfaction aux militaires anglais. Notamment au Zoulouland où elle avait du mal à stopper les guerriers africains fanatisés. Elle fut donc remplacée, en 1880, par la 476 Eley qui offrait une charge de 1,16 grammes de poudre noire. Le nouveau revolver Enfield chambrait cette nouvelle cartouche. Enfin en juillet 1891 apparu la 455 pour le revolver Webley. Pendant ce temps la 450 Adams resta en service et ce jusqu’à la fin de la Première Guerre Mondiale. Cette longévité s’explique pour plusieurs raisons. En premier lieu, le modèle 1868 fut distribué dans tout l’Empire, notamment dans les polices coloniales. Il resta longtemps en service. Les modèles Enfield connurent un succès mitigé. Après l’adoption des Webley en 1887, les trois revolvers cohabitèrent. Les 450 pouvant être tirées dans les revolvers Adams, Enfield comme Webley facilitait l’approvisionnement des garnisons lointaines du Pacifique ou de l’Afrique. Le succès des R.I.C et consort à maintenu une forte demande dans les colonies anglaise comme en Europe. Enfin pendant le premier conflit mondial, le Royaume Uni doit racler les fonds de tiroirs. Les Adams rejoignent à cette époque les troupes de seconde ligne. A cette fin, l’Etat- Major fait construire une 450 munie d’une ogive chemisée. L’arme restera en service jusqu’à la fin de la guerre. 43



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