Action Armes & Tir n°280 octobre 2004
Action Armes & Tir n°280 octobre 2004
  • Prix facial : 5,95 €

  • Parution : n°280 de octobre 2004

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Régi'Arm

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 48,4 Mo

  • Dans ce numéro : le revolver le plus puissant au monde... S&W .500 Magnum.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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18 la famille Smith & Wesson de bas en haut, une montée en puissance : le modèle 686 Target Champion en 357 magnum, le modèle 629 Classic DX en 44 magnum et le modèle 500 en 500 magnum. La forme reste la même et le 357 fait figure de revolver pour dames ! traditionnel modèle de hausse, finement réglable, en site et en azimut, au moyen de deux vis micrométriques. Leur sens d’utilisation, de type VDVD (visser pour descendre le tir, visser pour tirer plus à droite) n’est malheureusement pas indiqué. Cette Comparatif balistique Calibre Poids de Vitesse à Energie Quantité de Vitesse la balle la bouche cinétique mouvement de recul (grains) (m/s) (kgm) (kgm/s) (m/s).357 Magnum 158 384 77 3,93 3,39.44 Magnum 240 405 130 6,30 4,70.454 Casull 300 468 217 9,10 5,70.500 Magnum 440 485 342 13,83 6,75 Remarques : Ce tableau, basé sur des données relevées au cours de nos séances d’essais, a uniquement valeur de référence comparative. Les armes concernées sont : Colt Python à canon de 4 pouces ; Smith & Wesson modèle 29 à canon de 6 pouces ; Taurus Raging Bull à canon de 6 pouces 1/2 ; Smith & Wesson 500 à canon 8 pouces 3/8. La vitesse de recul de l’arme est calculée selon la formule suivante : v = m x Vo/M. v = vitesse de recul de l’arme (en m/s). m = masse du projectile (en kg). Vo = vitesse initiale du projectile (en m/s). M = masse de l’arme (en kg). hausse est strictement identique à celles utilisées par les revolvers de gros calibre de la marque. Du coup, avec sa visière large de 15,5mm, elle paraît bien fluette comparée à l’épaisseur du revolver, déterminée par le diamètre du barillet. Epais de 3,2mm, le guidon à pan arrière vertical s’inscrit correctement dans le cran de mire carré, large de 3,4mm pour une profondeur de 1,6mm. Large de 17mm, pour une épaisseur de 8mm, la partie supérieure de la cage présente, visibles en dessous après basculement du barillet, trois trous filetés destinés à accueillir un montage pour la fixation d’une visée optique en remplacement de la hausse mécanique. Commandée par un traditionnel bouton-poussoir situé sur le côté gauche de la carcasse, l’ouverture du barillet permet également de détailler le système de verrouillage de la bascule. Au verrou postérieur classique a été adjoint un verrou antérieur situé au plus près du barillet de façon à minimiser l’effet de flexion. Constitué par une bille prisonnière poussée par un ressort, ce verrou antérieur s’engage automatiquement au moment de la ferme- La hausse micrométrique est strictement identique à celles qui équipent les revolvers gros calibre de la firme américaine. ture, à l’instar des systèmes traditionnellement situés sous le canon et qui prennent appui à l’extrémité de la tige de l’extracteur. Eu égard à la puissance de la munition, nous pouvons néanmoins nous interroger sur la fiabilité de l’arme en cas (improbable) de tir intensif, notamment en ce qui concerne l’érosion du canon, au niveau du cône d’entrée, ou la tenue au recul des vis de fixation de la hausse. Il n’est en effet pas exceptionnel que ces vis cèdent sous les chocs répétés infligés par les munitions de calibre.44 Magnum. Or, le calibre.500 Magnum est presque trois fois plus puissant ! De même, l’utilisateur devra s’attendre à voir les quatre vis qui maintiennent la plaque de visite de la platine se desserrer régulièrement s’il n’a pas pris soin de les bloquer avec quelques gouttes de Loctite. Catastrophique : le premier coup tiré sur appui Je débute cette séance d’essais en étant soucieux. Disposant d’une unique boîte de 12 cartouches, le calcul est rapidement fait : après avoir prélevé une cartouche pour dessertir et étudier son projectile, réservé 10 cartouches pour réaliser un test de précision sur appui, il me reste... une cartouche pour régler l’arme ! Il est donc impératif, d’une part d’effectuer les mesures de vitesse au chronographe conjointement avec les tests de précision, d’autre part de tirer une première cartouche en prenant soigneusement la visée au centre d’une cible C50, puis de fixer un centre cible à l’endroit de l’impact afin de pouvoir tirer les 10 coups suivants sans avoir besoin de modifier le réglage de l’arme. Préoccupé par ce premier coup décisif, qui doit servir à la fois à nettoyer le canon (le premier coup se solde souvent par un flyer) et à indiquer approximativement le centre du futur groupement, n’ayant par ailleurs pas encore eu l’occasion de me familiariser avec le recul de l’arme, je place le revolver sur l’appui de type bench-rest que j’utilise habituellement. Je prends soigneusement la visée,
L’arme est livrée avec deux guidons interchangeables. Maintenus par un système de plot à ressort, ils sont instantanément démontables sans outil, par simple coulissement vers l’arrière. presse lentement la détente… et reçois un formidable coup sur la tête, asséné par le lourd barreau d’acier inoxydable du canon. La douleur est d’autant plus vive que le guidon anguleux a ouvert la peau de mon cuir chevelue sur une longueur de trois centimètres ! Heureusement, je ne suis pas seul et notre stand de tir est doté d’une trousse de premiers secours. Un nettoyage au Dakin et une grosse compresse fermement appliquée permettent de réparer momentanément les dégâts et de terminer cette première séance d’essais avant d’aller aux urgences faire recoudre cette vilaine coupure (en fait, une nouvelle méthode à base de colle remplacera avantageusement les points de suture). Bien sûr, cet incident est essentiellement dû au fait que je réalisais un tir sur appui et ne tenais donc pas l’arme assez fermement. Toutefois, j’emploie cette façon de Une balle de 440 grains, dessertie de l’une des cartouches de calibre.500 Magnum utilisées pour nos essais, accompagnée d’un projectile tiré récupéré à 50 mètres, profondément enfoui dans la butte de sable. Ce dernier a perdu son gas check et une grande partie de sa matière (il ne pèse plus que 257 grains) par érosion durant l’impact. La cartouche de calibre.500 S & W Magnum La.500 S&W Magnum se compose d’une douille droite à bourrelet, solution classique pour une cartouche destinée à un revolver, à l’extrémité de laquelle est fermement sertie une balle de calibre.500 (12,7 mm de diamètre). La douille mesure 41 mm de longueur. La pression admissible est de l’ordre de 3 500 bars. La cartouche à balle en plombdurci de 440 grains commercialisée par Cor-Bon contient 2,45 g de poudre et mesure 51 mm de longueur totale, ce qui laisse une marge très confortable (un peu plus de 9 mm) dans le barillet du revolver S & W 500. Le culot de la douille reçoit le marquage « 500 S & W MAG R ». Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le curieux suffixe R ne signifie nullement « Rim » (bourrelet) mais « Rifle » (carabine) et fait référence au puits d’amorçage, ce qui est pour le moins inhabituel. Initialement prévue pour recevoir une amorce de type Large Pistol, la cartouche de calibre.500 S & W Magnum a été modifiée (à partir du 28 juillet 2003) pour accepter une amorce de type Large Rifle, qui présente un diamètre équivalant mais une profondeur légèrement accentuée (de l’ordre de 0,15 mm environ). L’utilisation d’un amorçage renforcé de type Large Rifle (ou Large Magnum Rifle) s’étant avérée nécessaire pour écarter le risque de percement de l’amorce par le percuteur lors du tir des balles lourdes propulsées par les fortes charges de poudre. Les douilles actuellement fabriquées portent toutes ce suffixe R, qui signifie qu’elles sont conçues pour accepter les amorces habituellement destinées aux cartouches des carabines. Les différents types de cartouches de calibre 500 Magnum Le manufacturier américain Cor-Bon commercialise d’ores et déjà cinq types de cartouches dans ce nouveau calibre. Les cartouches à projectile (relativement) léger utilisent une balle BarnesX. Usiné dans un barreau de cuivre massif, ce projectile monolithique destiné à la chasse possède une cavité frontale qui assure à l’impact l’expansion de ses six pétales préfragmentés. Type de la Poids de Vitesse à Energie Quantité de cartouche la balle la bouche cinétique mouvement (g) (m/s) (kgm) kgm/s 275 gr Barnes X 17,82 507 234 9,04 325 gr Barnes XPT Spitzer 21,06 549 323 11,55 350 gr JHP 22,68 488 275 11,06 385 gr Bonded Core Spitzer 24,95 526 352 13,12 440 gr Hard Cast Performance 28,51 495 357 14,12 Remarque : les données qui figurant dans ce tableau sont celles fournies par le fabricant. Les mesures de vitesse du projectile ont vraisemblablement été effectuées au banc, à l’aide d’un canon de 10 pouces, ce qui est la méthode la plus couramment employée. Pour le côté folklorique de cette arme d’exception, il est amusant de noter que la quantité de mouvement délivrée par le projectile de 440 grains correspond à un facteur IPSC de 664 ! Qui dit mieux ? (mais qui aurait l’idée farfelue d’utiliser cette arme dans une compétition IPSC ?). procéder depuis plus de vingt ans, sans avoir jamais rencontré le moindre désagrément, qu’il s’agisse d’un pistolet Desert Eagle en calibre.50 AE ou d’un revolver Taurus en.454 Casull. Rassurant : le tir à bras franc Plus question bien sûr de tir sur appui et les dix coups suivants seront tirés par mon ami Jean Gillet et moi-même en tenant l’arme à deux mains, puis à bras franc. Bien qu’elle paraisse fantaisiste avec un tel revolver, cette dernière méthode est de loin Comparaison, de gauche à droite, entre les cartouches de calibre.357 Magnum,.44 Magnum et.500 Magnum. 19



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