Action Armes & Tir n°120 mai 1989
Action Armes & Tir n°120 mai 1989
  • Prix facial : 30 F

  • Parution : n°120 de mai 1989

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Régi'Arm

  • Format : (205 x 279) mm

  • Nombre de pages : 72

  • Taille du fichier PDF : 66,8 Mo

  • Dans ce numéro : le pistolet compact SIG-SAUER P 228.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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LES ESSAIS EN LABORATOIRE Le début des tests en laboratoire a montré un mécanisme de fonctionnement relativement bruyant consécutif au contact du métal sur le métal. Nombreux, à ce sujet, sont nos lecteurs qui ont subi lors de leur service armé, l'épreuve de l'armement d'une culasse, le soir au fond des bois, après une promenade « hygiénique » de 25 à 40 kilomètres avec tout l'équipement du parfait fantassin en campagne, rien que pour entendre le cliquetis significatif de l'armement d'un fusil à alimentation manuelle. Il est donc inutile pour ces derniers d'appeler leur attention sur l'importance du bruit en milieu hostile. Après plusieurs centaines de manipula- tions à sec et une très légère lubrification des pièces, le niveau sonore du cycle de réarmement s'est considérablement abaissé, tout au moins à un seuil acceptable, surtout pour une arme dont la vocation première est de passer inaperçue tout en étant excessivement performante. La mise en place de la cartouche sur le chariot d'alimentation demande une certaine habitude pour arriver du premier coup à positionner correctement la munition. Il faut faire en effet attention de ne pas trop avancer celle-ci qui a alors tendance à basculer entre le chariot et son logement à l'entrée du canon. Après chaque manipulation, il est nécessaire de replacer dans sa position initiale le transporteur de cartouches, ce qui demande quelques secondes. Généralement, ce mécanisme se prête bien à l'introduction des munitions lorsque celui-ci est très légèrement incliné vers l'avant, le tireur devant maintenir en position arrière la culasse. A une vitesse de rechargement rapide, il est préférable de n'avoir recours qu'à des cartouches dont la balle est totalement chemisée. Avec des ogives plomb, il arrive quelquefois d'avoir, en cas de mauvais placement de la cartouche, un choc entre le métal du canon et le projectile, ce qui est nuisible à l'homogénéité de la matière. L'équilibre du pistolet se fait à la jointure monture-silencieux en avant du pontet. La pose du MK 4, sur une surface plate, l'arme en position de tir, est difficile, l'apport dans cette situation d'un bipied réglable serait sans aucun doute des plus appréciés. La lunette est bien dimensionnée par rapport à l'ensemble général du pistolet, elle n'est ni trop petite, ni trop envahissante. Elle s'intègre naturellement au support d'origine. Le tube est étanche et la loupe donne une vision brillante. L'objectif se détache normalement et le réticule est bien centré. Un réticule à point lumineux déconnectable aurait été un plus mais le prix de l'arme aurait lui aussi connu un mouvement d'inflation assez inquiétant. La tenue correcte de l'arme nécessite l'emploi des deux mains, celle qui saisit la poignée pistolet, la main directrice, et celle qui vient en support sous le tube silencieux. Le départ de la détente est direct et net, sans aucun point dur. LES ESSAIS D'ECHAUFFEMENT Le MK 4 a subi préalablement au tir avec des munitions spécifiques aux utilisations dans des silencieux, un test à la fois de résistance du dispositif d'atténuation du son et d'échauffement de ce dernier. En effet, le tireur devant soutenir l'arme par cette partie, il était impératif de savoir à partir de combien de cartouches l'épiderme de l'utilisateur allait commencer à souffrir réellement. Amis lecteurs, je vous rassure tout de suite, il a fallu brûler près de 425 cartouches pour ressentir une impression de chaleur sur le bout des doigts en contact avec le silencieux. En utilisations réelles, il est excessivement rare d'avoir à tirer autant de cartouches en si peu de minutes sur un même objectif de papier. Il faut reconnaître aussi que le laps de temps imposé par le réapprovisionnement de l'arme a largement contribué à limiter les effets chimiques dégagés par les gaz, rendant très supportable le tir avec ce type de matériel. L'empreinte de la tête du percuteur est 32 ACTION GUNS N°120
10 cartouches Norma 11 LR, non importées en France, ont été tirées avec le MK 4 à la distance de 50 mètres, entre les points noirs. Cette cartouche n'étant pas spécialement adaptée pour le tir avec modérateur de son, sa vitesse moyenne est à la bouche de 325 m/s.franche et nette, le bourrelet est écrasé sans aucune hésitation. Aucun raté de percussion n'a été à déplorer pendant les séances d'essais, même avec des cartouches datant de la nuit des temps. L'examen du canon a par contre montré que de très nombreux résidus d'imbrûlés de poudre restaient sur les parois internes, un nettoyage tous les 200 départs est recommandé. LES TIRS AVEC LES MUNITIONS AD-HOC Pour nous donner une idée assez réaliste des performances de notre MK 4 - Custom Silence - les différents tireurs ont fouillé dans leurs réserves et ont trouvé des munitions « Z » pour le tir réduit, asoniques et subsoniques, totalement chemisées, à balle plomb. Ogives pleines et pointes creuses ont été de la fête. Les productions européennes ont été affrontées à celles des pays sudasiatiques et des contrées de l'Est sans oublier les membres des familles Federal-Remington-Blazer et CCI du nouveau monde. Mais toutes les cartouches testées avec une particularité étaient très nettement en dessous de la vitesse dite « standard », la moyenne des propulsions se situant aux alentours de 220 à 290 m/s. A titre d'exemple, nos Eley - Subsonic - Hollow Point ont donné aux relevés de mesures, des vitesses à la carabine de 322 m/s et au pistolet de 294 m/s, la Fiocchi « Asonic » donnant pour sa part une vitesse au pistolet de 289 m/s. LES TIRS La plupart des groupements ont été effectués aux distances inférieures à 35 mètres, la balistique des munitions peu chargées ou pourvues de poudres particulières, ne permet pas de conserver au-delà d'un certain éloignement une trajectoire aérienne assez tendue et une énergie cinétique terminale suffisamment dissuasive. Généralement, une constante s'est dégagée au point de vue de la précision pure sur l'ensemble des cartons réalisés, cette observation a permis de contrôler une légère chute entre la visée type définie à l'avance et le point d'impact du projectile. Avec ces cartouches, il est donc nécessaire de régler la lunette de visée légèrement plus en hauteur que le point visé pour conserver une ligne de tir normale. L'arme a été bloquée dans un chevalet de tir, et malgré le recadrage presque systématique du pistolet après chaque opération de rechargement, les groupements ont été très encourageants, voire impressionnants dans leur régularité en voyant le trou béant que la répétition ultra rapprochée des perforations dans le papier a pu faire. Pour augmenter la rapidité du tir, en diminuant le temps de rechargement, il faudrait que le fabricant, en accord avec ses différents partenaires, réalise une arme avec une alimentation par magasin amovible. Les manipulations de la culasse doivent se faire avec fermeté, mais sans brutalité, pour pouvoir éjecter sans incident l'étui restant dans l'arme. Au niveau sonore, les munitions s'approchant des 300 mètres/seconde se situent dans une fourchette allant de 51 à 59 dB. Le plus faible rendu acoustique a été obtenu avec les cartouches anglaises Eley-Subsonic-Hollow Point qui, tout en approchant la barre des 300 m/s, ne développent que 49 dB à la sortie du canon. La chute des vitesses enregistrées à la sortie de la bouche du canon est excessivement faible par rapport au tir dans une arme ordinaire. La déperdition est inférieure à 2,5% CONCLUSION Le pistolet SAPL - MK 4 est une arme intéressante, d'une conception entièrement « made in France », d'un look plaisant, elle pourrait encore être plus prenante si elle bénéficiait d'une finition camouflée. Muni d'un bipied, notre pistolet devrait faire des ravages auprès d'une clientèle passionnée par le tir à courtes distances et qui veut s'adonner aux plaisirs du tir sans déranger les voisins. Le recours aux cartouches 22 short est possible, mais dans un cas comme dans l'autre, l'utilisation d'une arme impose des mesures de sécurité draconiennes. On peut, sans faire de cocoricos, dire que le Custom Silence MK 4 n'est pas l'arme de monsieur tout le monde. Il est légitime de penser que les prochains mois verront fleurir toute une génération de « petits » MK, qui auront tous un plus, au niveau de la couleur, des accessoires de tir (systèmes laser, etc.), soit encore un chargeur permettant une utilisation plus appropriée avec les nécessités de la vie moderne, qui imposent toujours d'aller de plus en plus vite. Néanmoins, cet essai est encourageant et ne demande qu'une suite pour confirmation. Pierre Beuchet Nous remercions la Société SAPL - Le Biot Gauville - 61550 La Ferté Fresnel, pour le prêt de cette arme. 10 cartouches Eley Subsonic Nilo* Point. Arme utilisée, le MK4 Custom Silence. Distance de tir 30 mètres. Le groupement est correct pour ce type de cartouche, aucun réglage de la lunette n'a été réalisé pendant ces essais. Conclusions des tirs, suivant le type de cartouche, et les caractéristiques techniques de chacune, sans aucune modification de visée, les groupements sont légèrement différents et les hauteurs en cibles, même à des distances de tir proches (15 - 30 mètres) sont plus ou moins relevées sans pour autant en incriminer l'arme. ACTION GUNS 11° 120 33



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