à Paris n°9 avr/mai/jun 2004
à Paris n°9 avr/mai/jun 2004
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°9 de avr/mai/jun 2004

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ville de Paris

  • Format : (210 x 265) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 4,7 Mo

  • Dans ce numéro : Logement social, de la vie dans la ville

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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22 àParis citoyenneté La République baptise ses enfants De plus en plus sollicité par les familles parisiennes, le baptême civil fait son retour. Dans la salle des mariages de la mairie du 19e, une conseillère parisienne rappelle à l’auditoire que le petit Horace, fils de Camille Desmoulins (1760-1794), a été l’un des premiers enfants à recevoir le baptême républicain. Bien calé dans les bras de son père d’origine mexicaine, les yeux tournés vers sa mère, fille unique d’une famille parisienne laïque, le petit Lino, 9 mois, écoute sagement. Après un rappel des valeurs de la République, l’élue s’adresse à la marraine et au parrain et les invite à confirmer leur engagement de s’occuper de l’enfant en cas d’empêchement ou de disparition des parents. Pas d’hésitation, c’est « oui », avec juste un peu d’émotion dans la voix. Au nom de la République Le petit Lino est désormais baptisé au nom de la République, selon une cérémonie qui remonte à la Révolution française. Depuis le décret du 20 prairial, an II (8 juin 1794), les municipalités sont en effet les seules institutions habilitées à établir des actes d’état civil. DES FUNERAILLES POUR TOUS Un bouquet de fleurs, quelques mots, une plaque, un nom… Les personnes décédées à Paris, dans la rue ou à l’hôpital, et qui n’ont aucun proche pour les accompagner au cimetière, ont droit à un enterrement digne et humain. Une initiative qui concerne environ 400 personnes par an. Ainsi, chaque lundi matin, le collectif Les Morts de la rue accompagne un convoi funéraire de l’Institut médico-légal du 12 e arrondissement au cimetière parisien de Thiais pour célébrer les obsèques Destiné à faire entrer l’enfant dans la communauté républicaine de manière symbolique et à le faire adhérer à ses valeurs, le baptême républicain, appelé aussi baptême civil ou parrainage, n’est cependant prévu par aucun texte législatif et les maires ne sont donc pas tenus de le célébrer. Aucun cérémonial n’est préétabli et l’officier d’état civil n’est pas autorisé à l’inscrire sur les registres. Pour en garder la mémoire, certaines de ces défunts. La même démarche a lieu le mercredi pour les personnes sans famille décédées dans les hôpitaux parisiens. Sur place, une cérémonie est organisée en présence de membres de l’association et de particuliers souhaitant y participer. Les cercueils mairies ont toutefois ouvert des registres officieux. « C’est surtout un beau moyen de faire vivre la citoyenneté », note le maire du 9 e et les demandes de parrainage sont de plus en plus nombreuses. Ainsi, dans la capitale, 14 maires d’arrondissements(1) y répondent favorablement. La plupart d’entre eux (sauf dans les 2e, 10e, et 11 e) exigent que les parents soient domiciliés dans l’arrondissement où doit se dérouler la cérémonie. Il suffit d’en faire la demande sont déposés dans des caveaux individuels identifiés par une plaque portant le nom du défunt. Et pour chacun, le collectif énonce le nom du défunt, lit un texte laïque (poème, extrait de livre…) et dépose des fleurs. Pendant cinq ans, les familles qui le souhaitent peuvent demander le corps pour l’enterrer dans un autre cimetière. Passé ce délai, les corps sont incinérés au Père Lachaise et les cendres dispersées au Jardin du souvenir. Cette initiative est née de la volonté conjointe du collectif Les Morts de la rue et de la Mairie de par écrit, assortie des justificatifs de domicile et d’identité des parents, des parrain et marraine, et de l’extrait d’acte de naissance de l’enfant. N’hésitez pas à contacter votre mairie, les pièces demandées pouvant tout de même varier selon les arrondissements. Les cérémonies, quant à elles, se déroulent généralement dans la salle des mariages, le plus souvent le samedi après-midi. Les parents, parrain et marraine repartent avec des certificats de baptême ou « cartes de parrainage » aux couleurs de la République. Toutefois, ces documents n’ont pas de valeur juridique, l’engagement pris étant moral. Pour désigner légalement les tuteurs de ses enfants, il faut recourir à un testament notarié, ou sous seing privé (article 398 du code civil). ■ (1) Dans les 1 er, 2e, 3e, 4e, 5e, 9e, 10e, 11e, 12e, 13e, 14e, 18e, 19 e et 20e. > Renseignements auprès de votre mairie d’arrondissement. Paris qui a versé cette année 80 000 euros à la Société anonyme d’économie mixte des pompes funèbres pour assurer le transport des personnes décédées, l’achat des cercueils et des plaques et 15 000 euros pour aider l’association à procéder aux inhumations (achat des fleurs, permanence …). Déjà mise en place à Lille et à Lyon, cette initiative pourrait l’être prochainement à Rouen, Grenoble, Marseille, Biarritz … > Les Morts de la rue 19, rue J.-J.-Rousseau, 1 er. Tél. 01 42 45 08 01 ou E-mail: mortsdelarue@free.fr
vie associative Un toit pour abriter les associations Les Maisons des associations, conçues pour faciliter la vie associative, s’installent dans la capitale. A terme, vingt maisons sont prévues. Autant que d’arrondissements à Paris. Ouverte il y a plus d’un an, la première Maison des associations, installée rue Caillaux (13 e) , à deux pas des avenues d’Italie et d’Ivry, traduit l’engagement municipal de faciliter le développement de la vie associative dans toute la capitale. Souvent confronté au manque de locaux, le monde associatif « y voit enfin la reconnaissance de son travail », souligne sa directrice, Joëlle Maury. Utilisation libre-service Pour les particuliers ayant un projet, comme pour les associations déjà constituées, l’accueil est chaleureux et professionnel: presse et panneaux d’information à disposition, publications à consulter sur place, salle informatique avec accès gratuit à Internet, salle de reprographie, bureaux et salles de réunions modulables. Autant de services gratuits qu’il faut apprendre à partager. On peut aussi y faire domicilier son association et disposer de boîtes à lettres. Des casiers, pour stocker la documentation, rendent service à celles qui organisent sur place des permanences pour le public. On y trouve aussi soutien et conseil pour mettre en œuvre ou faire évoluer ses projets. Dans la foulée, d’autres Maisons se sont ouvertes, d’abord dans le 20 e puis, en début d’année dans le 12 e (lire ci-dessous) et, en mars, dans le 18 e et le 19e. Elles accueillent actuellement le public du mardi au vendredi jusqu’à 20 h 30 et, sur réservation, jusqu’à 22 h 30, ainsi que le samedi. Des systèmes électroniques d’ouverture des portes permettront de les utiliser en libre service, en dehors de la présence des personnels et d’optimiser leur fonctionnement. Ouvertes sur un espace vert (12 e) , sur une terrasse arborée (20 e) ou sur un charmant patio (13 e) , elles sont aussi très conviviales. A suivre : la mise en service d’une nouvelle maison dans le 7e. En revanche, il faut attendre l’automne pour découvrir celle du 3e. A terme, tous les arrondissements auront un toit à donner à leurs associations. ■ A deux pas de la coulée verte, la Maison des associations du 12 e est installée dans les locaux de l’ancienne gare de Reuilly. Au total, 400m 2 en rez-dejardin, pour mettre ses projets associatifs sur de bons rails. Avec son marbre rose d’origine, le hall de la gare de 100 m 2 constitue un espace d’exposition de premier ordre où l’on « pourra aussi faire de l’événementiel », fait remarquer Serge Jakobowitz, le directeur. « Au-delà du simple accueil, notre objectif est de favoriser la circulation des > Maison des associations du 13 e : 11, rue Caillaux. Tél. 01 56 61 77 60 et maison.asso.13@mairie-paris.fr > Maison des associations du 20 e : 1, rue Frédéric-Lemaître, Tél. 01 40 33 33 61 et maison.asso.20@mairie-paris.fr > Renseignements: Paris Info Mairie 08 2000 75 75 (0,13 € /min) Une maison au cœur du 12 e connaissances entre associations et d’ouvrir le monde associatif au monde professionnel », explique-t-il, relevant que l’un et l’autre se connaissent trop peu. Pour créer des passerelles entre ces deux mondes, des rencontres avec des représentants du secteur bancaire, des expertscomptables, des bailleurs sociaux sont prévues. Des formations seront aussi proposées aux associations. Sur les 600 recensées par la mairie du 12e, beaucoup interviennent dans le domaine paramédical, du fait de la proximité d’hôpitaux importants. Une cinquantaine d’entre elles ont déjà pris pied dans cette Maison située au cœur d’un arrondissement en pleine mutation. > Maison des associations du 12 e : 181, avenue Daumesnil. Tél. 01 53 33 51 20, Fax 01 53 33 51 21, e-mail: maison.asso.12@marie-paris.fr Ouvert du mardi au vendredi de 10h à 20h et le samedi de 10h à 18h. 23 Les associations peuvent tenir leur permanence sur place (Maison du 12 e). Et sur paris.fr Toutes les informations sur la vie associative à Paris, sur les contacts utiles, sur les panneaux d’affichage, sur l’Espace associatif parisien ainsi que sur les demandes de subvention, sont disponibles sur www.citoyennete.paris.fr > Vie associative



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