à Paris n°9 avr/mai/jun 2004
à Paris n°9 avr/mai/jun 2004
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°9 de avr/mai/jun 2004

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ville de Paris

  • Format : (210 x 265) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 4,7 Mo

  • Dans ce numéro : Logement social, de la vie dans la ville

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 14 - 15  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
14 15
14 àParis GROUPE UNION POUR UN MOUVEMENT POPULAIRE Malpropreté: la faute aux Parisiens ? En matière de propreté, à écouter messieurs Delanoë et Contassot, depuis maintenant trois ans, tout augmente : le budget, le personnel, les corbeilles de rue, le matériel et même les verbalisations de propriétaires de chiens indélicats. Pour preuve, la dernière grande opération médiatique de janvier intitulée « Coup de poing sur les crottes de chiens », réalisée devant une vingtaine de journalistes et dont le résultat est probant : une verbalisation sur la matinée ! Plus sérieusement, la seule véritable augmentation est bel et bien celle du nombre de Parisiens mécontents de l’état de malpropreté de leurs rues. Le diagnostic est partout comparable, les courriers de Parisiens exaspérés identiques : saleté des trottoirs insuffisamment balayés et lavés, amoncellements de cartons et détritus en tous genres laissés des jours durant sur la voie publique, rues entières souillées de déjections canines… sans oublier, dernière nouveauté, l’insécurité déplorée par les mères de famille qui, au sortir de l’école, doivent faire marcher leurs enfants sur le bitume puisque les trottoirs sont encombrés de poubelles. L’enlèvement des ordures ménagères de GROUPE COMMUNISTE façon aléatoire mais si possible à l’heure de la sortie des classes, voilà la réalité du terrain ! Plus grave encore, il serait actuellement question, pour faire plaisir à quelquesuns, de développer la collecte sélective mais sans moyens supplémentaires, donc au détriment de la collecte quotidienne des ordures ménagères ! Pourtant, Paris était une ville propre, reconnue comme telle par les touristes, et les 6 000 agents de la propreté y assuraient l’entretien avec une solide motivation. Où est donc le problème ? Il réside dans l’absence totale d’une politique d’ensemble de la propreté à Paris, chaque action étant menée en dépit du bon sens. Certains se sont ainsi imaginé que le seul fait de supprimer les motos-crottes supprimerait en même temps les 16 tonnes journalières de crottes de chiens ou que le passage aux 35 heures rendrait à lui seul les rues plus propres, raison pour laquelle aucune embauche supplémentaire n’a été prévue. En vérité, les priorités ne sont pas définies, les agents sont démotivés et désorientés. Et l’on voudrait donc nous faire croire que les seuls fautifs sont les Parisiens ! Urgence pour le droit au logement Cent mille demandeurs de logements sociaux à Paris. Trois fois plus en Ile-de-France. Un million en France. Derrière ces chiffres que d’angoisses humaines, de désespoir même devant l’impossibilité d’accéder au logement, lieu essentiel pour vivre. Face à cette situation, les élus communistes ont proposé au Conseil de Paris d’organiser un débat sur le droit au logement. C’est d’autant plus urgent que le Gouvernement prépare un projet de loi qui, s’il était adopté, porterait des coups terribles au logement social. Son objectif prioritaire est d’accélérer son désengagement budgétaire en incitant les organismes gestionnaires à vendre leur patrimoine. Cette perspective, si elle se réalisait, aurait pour conséquence de réduire le parc social au moment même où la demande explose. En agissant ainsi, le Gouvernement se prépare tout simplement à briser le logement social, maillon essentiel du parcours résidentiel pour les jeunes, les salariés, les familles et toutes celles et tous ceux qui attendent un toit. En un mot, il s’apprête à aggraver considérablement la crise du logement. Il faut une riposte qui soit à la hauteur de cette agression en agissant pour mettre en place une politique nationale ambitieuse du logement social. C’est oublier un peu vite que la propreté ne se résume pas à des effets d’annonce et que les Parisiens demandent, légitimement, des résultats. Alors que l’on ne vienne pas demander aux maires d’arrondissement de participer à cet échec cuisant en leur demandant de parapher un « contrat d’objectifs ». Quel élu, en effet, prendrait la responsabilité d’expliquer à ses administrés « je n’ai ni agent ni engin supplémentaires, je n’ai aucun moyen financier alors je m’engage à faire nettoyer certaines rues mieux que d’autres ». Les administrés sont en droit d’attendre que toutes leurs rues soient propres ! Messieurs Delanoë et Contassot détiennent à eux seuls la responsabilité d’une politique de saupoudrage qui fait de Paris l’une des villes les plus sales d’Europe. Les Parisiens n’hésitant plus à parler de « l’état d’abandon de leurs rues », il serait temps d’oublier le dogmatisme et de passer enfin aux actes ! > Michel Dumont, conseiller de Paris, maire du 7 e arrondissement En ce qui concerne Paris, les élus communistes ont déjà avancé des propositions visant à porter à 5 000 le nombre de logements sociaux publics construits chaque année ; à mettre en place une agence foncière régionale pour aider à les réaliser et à lutter contre la spéculation ; à faire du droit au logement un thème prioritaire du Plan Local d’Urbanisme (PLU). Aujourd’hui, rien n’est plus urgent que de réfléchir et d’agir pour reconstruire le droit au logement. > Jacques Daguenet, conseiller de Paris
GROUPE SOCIALISTE ET RADICAL DE GAUCHE Trois ans déjà, trois ans seulement… Trois ans déjà, trois ans seulement… Trois ans que les élus socialistes et radicaux de gauche répondent à l’espoir que les Parisiennes et les Parisiens ont majoritairement mis dans l’élection de Bertrand Delanoë comme Maire de Paris en mars 2001. Au sein du Conseil de Paris et tout autant dans les arrondissements, ils n’ont eu de souci que de traduire par des actes les engagements du « contrat d’alternance », avec la plus grande légitimité qui soit en démocratie, celle du suffrage universel. Il fallait changer d’ère, rompre avec un système organisé qui avait bafoué l’honneur de Paris. Sans sectarisme, ni autoritarisme, mais au contraire avec cet esprit permanent d’ouverture et de dialogue qui donne de la force à la conviction, nous n’avons eu de cesse d’agir avec le souci permanent de la plus grande transparence et du respect vigilant de la loi. Cette culture démocratique, inconnue à l’Hôtel de Ville de Paris depuis que la capitale avait retrouvé le droit d’avoir un Maire, était une exigence placée au cœur de notre projet municipal. Elle est, chaque jour, le moteur de notre action: des réunions de conseils de quartier aux GROUPE UNION POUR LA DÉMOCRATIE FRANÇAISE tribunes politiques De l’entêtement municipal et des réalités parisiennes Depuis deux ans et demi, l’équipe Delanoë gouverne Paris. Avec un art incontestable de la communication. Mais aussi avec un entêtement qui confine à l’aveuglement pour certaines orientations où dominent plus le sectarisme militant que l’intérêt des Parisiens. Qu’on en juge ! Faire des couloirs de bus aurait pu être utile. Les concevoir deux fois plus larges qu’il n’est nécessaire a naturellement généré des embouteillages structurels et polluants. Les implanter de façon excessive et irréfléchie a abouti à bloquer la circulation sur les quelques axes majeurs qui restaient fluides dans Paris. L’incompréhension et l’irritation des comptes rendus de mandat annuels de Bertrand Delanoë, de la décentralisation vers les arrondissements aux consultations régulières des Parisiens sur les grands projets qui changent leur cadre de vie le plus quotidien. La concertation et la proximité sont les meilleurs garants de l’efficacité et de l’optimisation du service public parisien. A chacun son rôle: à nos concitoyens, aux associations qui les représentent, l’expression démocratique la plus large qui soit. Aux élus ensuite, la prise de décision sur la base du seul critère qui vaille : celui de l’intérêt général. Quel sens aurait, en effet, « le dire » s’il ne débouchait pas sur « le faire » ? Et « le faire », la municipalité s’y emploie par des réalisations concrètes comme la priorité aux circulations douces : de la création du Tramway des Maréchaux Sud aux couloirs de bus en passant par les quartiers verts. Mais aussi par une politique du logement volontaire qui crée du logement social, traite enfin l’insalubrité, fléau indigne de notre ville et de notre temps, ou innove en élargissant l’accès à la propriété via le « Prêt Paris Logement » à 0%. « Le faire », c’est également tout ce qui est moins visible mais indispensable aux solidarités et à l’idée que nous nous faisons de « Paris, Parisiens grandissent. De même, la polémique née autour du tramway vient, à l’évidence, du mépris du Maire de Paris concernant les contraintes qu’imposent les règles budgétaires d’autres collectivités locales comme la Région. Il est ainsi incroyable qu’une majorité socialiste-vert ait abattu illégalement et en catimini des dizaines d’arbres dans Paris, suscitant la juste colère des riverains. Il est tout aussi incroyable qu’en ne présentant pas dans les délais requis avec son ami socialiste Jean-Paul Huchon le dossier du tramway à la Région, Bertrand Delanoë ait pris le risque de rendre difficile une subvention 15 Ville pour tous ». C’est un budget qui, en respectant l’engagement de stabilité des taux d’imposition, consacre au secteur social un quart des dépenses. C’est la priorité donnée à la réalisation d’équipements publics, ce sont les moyens budgétaires transférés aux mairies d’arrondissement pour répondre aux nombreuses demandes concernant le cadre de vie quotidien. De fait, notre gestion saine et transparente de la dépense publique à Paris s’accorde mal avec les choix de l’actuel gouvernement de décentraliser sur les collectivités locales ses propres déficits et de désengager l’Etat de nombre de ses obligations, comme pour le financement du RMI. Depuis mars 2001, nombre d’initiatives ont déjà changé la vie, nombre de chantiers ont été ouverts. Les trois prochaines années nous permettront d’amplifier la dynamique du changement à Paris. Avec une évidence: nous avons encore tant à faire ensemble. Ensemble, c’est à dire avec tous les Parisiens ! > Patrick Bloche, président du groupe régionale qui n’aurait posé aucun problème en respectant les procédures normales. Tout ceci – embarras de circulation, pollution, polémiques inutiles, excès financiers – se répercute inévitablement sur la qualité de vie des Parisiens. Dans cette atmosphère inquiétante, le groupe UDF persiste à chaque Conseil à proposer les politiques nouvelles et raisonnables qu’attendent les Parisiens. Car, pour combattre les excès, la défense de l’intérêt général reste plus que jamais notre priorité. > Yves Galland, président du groupe



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :