à Paris n°8 fév/mar 2004
à Paris n°8 fév/mar 2004
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°8 de fév/mar 2004

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ville de Paris

  • Format : (210 x 265) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 5,7 Mo

  • Dans ce numéro : Protection de l'enfance : agir avec les familles

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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6 àParis écoles parisiennes. Les appels concernant Paris sont orientés vers la permanence de Traitement des signalements et de l’urgence de l’Aide sociale à l’enfance (TSU). En 2002, les appels au numéro vert ont concerné 771 enfants parisiens. Par ailleurs, toujours en 2002, 1 200 mineurs ont fait l’objet d’un signalement par les services de la Ville et du Département, transmis par la TSU au Procureur de la République au Parquet des mineurs, qui peut décider d’une mesure judiciaire. L’isolement, la détresse, la précarité, les carences éducatives constituent souvent la toile de fond des situations familiales critiques. La prévention joue alors un rôle fondamental. Une prévention qui commence avant même la naissance de l’enfant, notamment grâce aux services de Protection maternelle et infantile (PMI) représentés dans chaque arrondissement. Les parents sont aussi de plus en plus soutenus Toujours à Paris, quatre centres maternels départementaux et six associatifs accueillent les femmes en difficulté, enceintes ou mères d’enfants de moins de 3ans. « On sait qu’un lien fragile entre une mère et son enfant constitue un facteur de risque », explique Martine Grenier. Le Département de Paris encourage la création de centres sociaux associatifs pour renforcer la prévention dans les quartiers. Les cours d’alphabétisation se doublent de haltes-garderies et les lieux d’écoute parents/enfants se multiplient. Les Techniciens de l’intervention sociale et familiale (TISF), qui viennent à domicile, constituent un relais supplémentaire pour les services sociaux du Département. En même temps, les actions de soutien à la parentalité se développent, par exemple grâce à Pari-parentalité (coordonnées page suivante), lieu d’information et de recherche pour les parents et les professionnels. Dans les écoles maternelles et primaires et dans les lycées professionnels parisiens, 14 équipes médicales, sociales et scolaires aident au repérage des mineurs en risque. Dans les 13 e et 18 e arrondissements sera testé un système de « veille éducative », à partir d’une plus grande concertation entre les actions de la Police, la Justice, les services sociaux… Le temps des vacances n’est pas oublié. Ainsi, avec Ville-Vie-Vacances ou avec l’association Léo Lagrange et ses chantiers d’été internationaux, de jeunes adolescents en difficulté sortent de leur quotidien, partent à la rencontre d’un savoirfaire, d’une culture et peuvent ainsi mieux, construire l’avenir. ■ (1) Source : Observatoire national de l’Action sociale décentralisée (ODAS). Et sur paris.fr Accueil, adoption, protection de l’enfance, santé… Pour connaître les dispositifs proposés par la Mairie de Paris, consultez www.solidarites.paris.fr Dans les lycées professionnels parisiens, des équipes aident au repérage des adolescents en risque de danger. Les foyers d'accueil permettent aux enfants d'éviter le décrochage scolaire. L’Aide sociale à l’enfance à Paris, c’est : • Un budget de 232 millions d’euros (premier poste de l’action sociale).• 2 450 professionnels du secteur public.• 10 000 enfants pris en charge.• 14 000 mineurs ou jeunes majeurs suivis par les équipes éducatives de rue.• 18 millions d’euros consacrés à la prévention spécialisée (8, 7% du budget de l’ASE).• 13, 7 millions d’euros d’aides financières allouées aux familles en difficulté (soit 45 000 aides individuelles).• 9 services d’accueil familial (Paris, banlieue et province).• 17 établissements départementaux (à Paris, banlieue et province) dont deux ont la double vocation de foyer de l’enfance et de centre maternel : • 1 centre d’accueil d’urgence (Saint-Vincent-de-Paul, lire ci-contre) ; • 6 foyers de l’enfance (pour les moins de 12 ans) ; • 8 établissements pour adolescents dont 1 centre d’observation et d’orientation, 5 centres de formation professionnelle, 2 foyers pour jeunes filles.• 4 centres maternels.• Et de très nombreux services et établissements associatifs.
Saint-Vincent-de-Paul: l’accueil en permanence Ouvert 24 heures sur 24, le Centre d’accueil d’urgence Saint-Vincent-de-Paul (14 e) héberge les enfants en danger ou maltraités. Le Centre d’accueil d’urgence Saint-Vincentde-Paul est installé depuis 1814 dans le 14e, avenue Denfert-Rochereau. La petite porte métallique du numéro 72 ouvre sur un univers méconnu : celui d’enfants protégés, séparés provisoirement de leurs parents. Un carré de verdure, avec ses jeux colorés, puis un bâtiment sur trois niveaux, « soit 75 places d’accueil d’urgence pour des garçons et filles âgés de 8 jours à 18 ans, répartis en fonction des âges », explique le directeur, Jean-Claude Bernadat. Au total, chaque année, « 400 enfants sont admis ici au titre d’une mesure administrative ou d’une décision judiciaire », poursuit-il. Les visites des parents y sont organisées et les enfants scolarisés sur place pour le primaire. La durée du placement varie de un jour à quelques mois, période durant laquelle se décide l’orientation de l’enfant. Pour certains, l’attente peut être plus longue. Ainsi, la petite Sarah, 6 ans, a passé près d’un an au centre d’accueil. Sans travail ni logement, sa maman, en grande difficulté, ne pouvait s’occuper de sa petite fille sourde. Les examens ont aussi révélé qu’elle était autiste. Les visites de la maman s’espaçaient. Les établissements pour enfants sourds ne peuvent pas prendre en charge l’autisme et A SAVOIR URGENCE• Allô enfance maltraitée : 119 (Numéro vert) et www.allo119.gouv.fr• Bureau de l’Aide sociale à l’enfance de Paris : 76/78, rue de Reuilly (12 e). Tél. 01 53 46 85 69• Consultation externe de l’Unité d’accueil des jeunes victimes (UAJV) : Hôpital Trousseau, 26, av. du docteur Arnold-Netter (12 e). Tél. 01 44 73 54 13 Ouvert du lundi au vendredi de 9 heures à 17 heures, sur rendez-vous uniquement. www.uajv.enfant@trs.ap-hop-paris.fr PARI-PARENTALITE Centre de Chaligny : 15, rue de Chaligny, (12 e). Tél. 01 44 67 21 78 Le Centre Saint-Vincent-de-Paul accueille des enfants dès l’âge de huit jours. ceux pour les autistes ne s’occupent pas des petits sourds… Finalement, un hôpital francilien, disposant d’un réseau de familles d’accueil pour enfants sourds et dont le chef de service est par ailleurs psychologue a pu accueillir Sarah. L’histoire de cette petite fille est unique, comme l’est celle de chaque enfant accueilli à Saint-Vincent-de-Paul. ■ TROIS NOUVELLES BROCHURES D’INFORMATION Ces trois brochures sont remises gratuitement aux personnes concernées.• Pour la brochure Adopter un enfant, contacter le secrétariat du Bureau des adoptions au 01 43 47 75 37.• La brochure Etre parent d’un enfant confié à l’Aide sociale à l’Enfance est remise aux familles concernées.• Pour la brochure Accéder au dossier de l’Aide sociale à l’enfance et rechercher ses origines, contacter le secrétariat du Bureau des affaires juridiques au 01 53 46 84 15. dossier 7 INTERVIEW Rassembler les énergiespour aider « „ les enfants àParis : Quels sont les points forts du nouveau Schéma de prévention, d’aide aux familles et de protection de l’enfance ? Gisèle Stievenard : Ce sont la parole des jeunes, le droit à l’information pour les parents, comme pour les enfants et le rôle essentiel des familles qui seront mieux pris en compte. Ce Schéma est le fruit d’une large coopération et c’est désormais un outil pour tous ceux qui œuvrent à la protection de l’enfance. Et puis, ce sont des moyens financiers supplémentaires pour mettre en œuvre quelque 250propositions concrètes ! Sur les quatre années à venir, 13,7 millions d’euros seront engagés, dont 3,3 consacrés à l’investissement. Quelle place donnez-vous à la prévention ? C’est une priorité. Il est indispensable de mieux détecter les dysfonctionnements familiaux, et ce, dès la grossesse. D’ici à 2006, nous ouvrirons cinq nouveaux centres de PMI dans les 13e, 18 e et 19 e arrondissements, en plus du centre Louis-Séché, ouvert en 2002 dans le 15e. La prévention spécialisée, avec les 21 clubs de prévention qui travaillent sur les quartiers, bénéficie aussi de moyens renforcés. Depuis 2002, 64 postes ont été créés. Dans le 13 e arrondissement, nous allons développer un Projet social de territoire avec une coopération accrue entre tous les partenaires. Pour mieux soutenir et accompagner les jeunes, il faut fédérer les énergies, décloisonner les services. Que sera la future Maison de l’Adoption, dans le 20 e arrondissement ? C’est un projet qui s’adresse aux enfants pupilles, aux parents en demande d’adoption, comme à ceux qui ont déjà adopté. Vers où se tourner pour être soutenu pendant les nombreux mois que nécessite une procédure d’adoption ? Comment se faire aider lorsqu’on rencontre des difficultés avec un enfant adopté ? Cette Maison, qui complètera notre Bureau des adoptions, sera située rue de Ménilmontant, sur un site récemment acquis par la Ville. Elle ouvrira ses portes en 2006 à ceux qui auront besoin d’informations précises, d’appui ou simplement de réconfort pour gérer une démarche souvent éprouvante, notamment lorsque les couples de parents se sont tournés vers l’adoption internationale. Gisèle Stievenard, adjointe chargée de la solidarité et des affaires sociales.



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