à Paris n°8 fév/mar 2004
à Paris n°8 fév/mar 2004
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°8 de fév/mar 2004

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ville de Paris

  • Format : (210 x 265) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 5,7 Mo

  • Dans ce numéro : Protection de l'enfance : agir avec les familles

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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4 àParis PROTECTION DE L’ENFANCE Agir pour les enfants, avec De la prise en charge des futures mères à celle des mineurs en risque de danger ou en danger, le Département de Paris engage un nouveau plan d’action. Au Centre d’accueil Saint-Vincent-de-Paul (14 e). La durée de placement d’un enfant varie de un jour à quelques mois. Chaque enfant a le droit d’être aimé, protégé et accompagné dans la vie. Pourtant, des enfants grandissent dans un environnement défavorable, voire dangereux parfois. Dans ce cas, les services de l’Aide sociale à l’enfance (ASE) apportent aide et soutien aux familles. Feuille de route de l’action globale du Département dans le domaine de la protection de l’enfance, le nouveau Schéma directeur de prévention, d’aide aux familles et de protection de l’enfance de Paris donne le cap pour les quatre années à venir. Il met l’accent sur le rôle et la place des familles, en tenant compte de l’évolution de la législation. Ce plan a été élaboré en étroite collaboration avec les partenaires de l’ASE comme la Justice, le secteur de psychiatrie infanto-juvénile, le Centre d’action sociale de la Ville de Paris (CASVP), l’Education nationale, la Caisse d’allocations familiales (CAF), les associations… Des familles et des adolescents bénéficiaires de l’Aide sociale à l’enfance ont aussi été consultés. En 2004, à Paris, 10 000 enfants sont pris en charge par les services de L’ASE. Pour moitié, ces mineurs, continuent de vivre dans leur famille mais bénéficient d’une Aide éducative en milieu ouvert (AEMO). Cela n’est pas toujours suffisant, l’enfant est alors confié à une famille d’accueil ou à un établissement (Foyer de l’enfance, Centre de formation professionnelle…). « Cette décision peut être prise à la demande de l’autorité judiciaire, de la famille du mineur, du
les familles jeune majeur de moins de 21 ans, ou encore des services sociaux, en accord avec les parents », explique l’adjointe au Maire chargée de la solidarité et des affaires sociales. A Paris, le Département recrute des familles d’accueil Paradoxe hérité de l’histoire de l’ASE parisienne, « sur les 867 familles d’accueil agréées et salariées du Département, seulement 56 sont installées dans la capitale ». La plupart sont regroupées dans huit agences situées en banlieue ou en province. Pour y remédier, le premier Service d’accueil familial parisien intra-muros (9 e) a été ouvert en novembre dernier. Cette structure suit actuellement 70 enfants sur Paris. « Mais l’équipe a aussi pour mission de recruter 40 nouvelles familles d’accueil », explique sa directrice, Corinne Varnier. Ce nouveau service permet de faciliter les rencontres entre les enfants et leurs parents. Pour les familles d’accueil, il offre un autre avantage: « Nous avons désormais une adresse pour parler de nos difficultés, pour partager nos expériences avec d’autres familles », En 2004 à Paris, 10 000 enfants sont pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance. expliquent les époux Fasso, tous deux assistants maternels, qui accueillent quatre enfants de nationalités différentes, en plus de leurs trois enfants. Si ce métier vous tente, sachez que le Département recrute. D’ici à la fin de la mandature, d’autres lieux ouvriront, notamment un établissement spécialisé, financé par la DASS, pour soixante enfants de 6 à 15 ans présentant des troubles du comportement, une Maison de l’adolescent (14 e) à l’hôpital Cochin, financée par l’AP/HP et une Maison de l’adoption (20 e). Par ailleurs, le Département de Paris engage une campagne de rénovation de son patrimoine, qui compte dixsept établissements d’accueil, dont le centre d’accueil d’urgence Saint-Vincentde-Paul (lire page 7) et cinq centres de formation professionnelle en région parisienne et en province. Pour faciliter l’insertion des jeunes sur le marché du travail, l’offre de formation est en cours d’évolution. Attachée au maintien des liens familiaux, l’ASE apporte plus de souplesse dans les modes de prise en charge. Elle développe ainsi l’accueil séquentiel. Il s’agit d’alterner la présence de l’enfant dans sa famille avec les séjours en établissement, en travaillant au retour de l’enfant dans sa famille. Un accueil de jour conjuguant l’accompagnement quotidien de l’enfant et de sa famille sera également créé en 2004. Par ailleurs, la collaboration avec la Justice s’affine, notamment dans la lutte contre la maltraitance. L’hôpital Trousseau abrite, dossier depuis septembre dernier, une unité médico-judiciaire réservée aux mineurs victimes d’agressions sexuelles. Le Département vient d’y financer l’achat de matériel médical pour les examens nécessaires à la constitution des dossiers judiciaires. En même temps, cet hôpital a créé la première Unité d’accueil des jeunes victimes. En cas de besoin, les enfants pourront y être hospitalisés 48heures, un temps précieux pour bien évaluer des situations souvent complexes. La difficulté est de détecter les enfants en risque de danger Enfin, l’ASE s’est adaptée pour s’occuper de nombreux mineurs étrangers isolés. A la fin de l’année 2003, ils représentaient 10% du nombre des enfants pris en charge par le Département de Paris. Pour faire face à cette situation humanitaire exceptionnelle, une cellule spécialisée a été créée et des moyens financiers ont été dégagés, soit 16 millions d’euros en 2003, pour un budget global de 232 millions par an. Des moyens financiers qui doivent aussi permettre de mieux détecter les enfants en risque de danger ou en danger. En 2002, sur 86 000 dossiers ouverts par les départements français recensés par l’ODAS (1), 18 500 ont concerné des enfants maltraités et 67 500 des enfants en risque de danger. « Il ne faut surtout pas hésiter à signaler un enfant en danger ou maltraité ; c’est un devoir de citoyen », explique Martine Grenier, conseillère technique à la Direction de l’action sociale, de l’enfance et de la santé du Département de Paris. Il suffit d’appeler le 119, numéro vert national affiché notamment dans toutes les 5



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