à Paris n°8 fév/mar 2004
à Paris n°8 fév/mar 2004
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°8 de fév/mar 2004

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ville de Paris

  • Format : (210 x 265) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 5,7 Mo

  • Dans ce numéro : Protection de l'enfance : agir avec les familles

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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36 àParis MUSÉES Pour les passionnés d’histoire et tradition, le musée du Louvre organise pas moins d’une trentaine d’ateliers, de la céramique grecque à la perspective dans la peinture italienne en passant par les orfèvres au Moyen Age, agrémentés de rencontres,de jeux, de contes et déclinés par tranche d’âge. Du côté de l’Union centrale des Arts décoratifs (qui rassemble les musées de la Mode et du Textile, de la Publicité et des Arts décoratifs), les activités foisonnent : création d’accessoires de mode, d’affiches publicitaires, de frises de papiers peints... Sans compter les visites thématiques sur les couleurs, les animaux, les fruits et le portrait au musée d’Orsay, les séances vitrail, orfèvrerie et jardinage médiéval au musée national du Moyen Age. Peinture, BD, cuisine, vidéo : à chaque musée sa spécialité Au musée Guimet et à l’Institut du Monde arabe ce sont les civilisations d’ailleurs qui sont à l’honneur. Le premier propose des initiations variées à la culture extrême-orientale: sessions de peinture chinoise, de calligraphie, de fabrication de cerfs-volants, de danse indienne ou de décoration de kimono en papier. Le second, dans le 5e, invite à des ateliers de bandes dessinées et de peinture sur bois. Au musée Dapper, dans le 16e, des lectures de contes et des spectacles sensibilisent les enfants à la tradition orale africaine. Tandis qu’au musée d’Art et Histoire du Judaïsme, les petits peuvent venir expérimenter des recettes de fêtes juives ou façonner des bijoux traditionnels. La Cité de la Musique, elle, suggère des cours d’éveil musical : bogolans indonésien, steel band des Caraïbes. C’est du côté du Palais de Tokyo et de La Fondation Cartier que les enfants se dirigeront pour toucher à l’art moderne et contemporain. Ces deux lieux offrent des initiations débridées à l’art conceptuel avec pour outils ceux des plasticiens d’aujourd’hui: photo, vidéo, son, performance. La Galerie des enfants du Centre Georges-Pompidou qui invite aussi les jeunes à jouer aux artistes autour d’un thème, celui des expositions temporaires. Au musée Zadkine, les petits apprennent à croquer les œuvres du sculpteur, pendant qu’au musée Bourdelle, ils se la découverte Des ateliers pour jeunes touche-à-tout Les musées de la Ville proposent de nombreuses activités pour les moins de 12 ans. A moindres frais et programmées jusqu’à l’été, voici une sélection de bonnes idées. A la Cité de la Musique (19 e) , l’atelier d’éveil musical permet d’essayer toutes sortes d’instruments. familiarisent avec la mythologie grecque en compagnie d’une conteuse. Enfin, au musée de la Vie romantique, les jeunes visiteurs se délectent de contes écrits par George Sand à ses deux filles. ■ Réserver un atelier De nombreux musées accueillent les enfants. Se renseigner avant.• Union centrale des Arts décoratifs 107, rue de Rivoli, 1 er. Tél. 01 44 55 57 50• Musée du Louvre - 34, quai du Louvre, 1 er. Tél. 01 40 20 51 77• Musée d’Art et Histoire du Judaïsme Hôtel de Saint-Aignan, 71, rue du Temple, 3e. Tél. 01 53 01 86 62• Galerie des enfants du Centre Georges- Pompidou - Place Georges-Pompidou, 4e. Tél. 01 44 78 49 13• Musée national du Moyen Age 6, place Paul-Painlevé, 5e. Tél. 01 53 73 78 16• Institut du Monde arabe 1, rue des Fossés-Saint-Bernard, 5e. Tél. 01 40 51 38 14• Musée Zadkine 100 bis, rue d’Assas, 6e. Tél. 01 55 42 77 20• Musée d’Orsay 62, rue de Lille, 7e. Tél. 01 40 49 48 48• Musée de la Vie romantique 16, rue Chaptal, 9e. Tél. 01 55 31 95 67• Fondation Cartier 261, boulevard Raspail,14e. Tél. 01 42 18 56 67• Musée Bourdelle 18, rue Antoine-Bourdelle, 15e. Tél. 01 49 54 73 92• Palais de Tokyo 13, avenue du Président-Wilson, 16e. Tél. 01 47 23 38 86• Musée Guimet 6, place d’Iéna, 16e. Tél. 01 56 52 53 45• Musée Dapper 35, rue Paul-Valéry, 16e. Tél. 01 45 00 01 50• Cité de la Musique - 221, avenue Jean- Jaurès, 19e. Tél. 01 44 84 44 84
HALLE SAINT-PIERRE Les mains dans l’art brut Ils étaient tous agglutinés, dans une sorte de nerveuse et joyeuse ébullition, autour d’une série de boîtes. Des boîtes emplies de bouts, de morceaux et de lambeaux de matériaux divers que les enfants se disputaient pour la création de leur œuvre. C’est dans cette ambiance électrique et après un bref parcours dansl’exposition monographique dédiée à René Moreu que l’initiation à l’art brut de la Halle Saint- Pierre a pu débuter. Un endroit convivial où, tout au long de l’année, les ateliers se déclinent au gré des artistes à l’affiche. Il y a un mois encore, les petits étaient invités à explorer Rustiques et Embroussailles,une partie rugueuse et fourmillante du travail de René Moreu. Jusqu’au 25 juillet, les ateliers Poupées sont au programme. Cette exposition s’articule autour de deux grands thèmes. Les poupées d’artistes d’une part : uniques, monstrueuses, érotiques et désarticulées, elles sont la projection d’artistes issus de l’art brut. Les poupées rituelles et identitaires par ailleurs, évoquant ici les cérémonies de rites de passages, la sorcellerie ou le vaudou, et là les costumes et le folklore de régions d’Europe, Afrique, Asie ou d’Amérique. Chantal qui anime une partie des cours explique : « Quelle que soit l’exposition, les séances se déroulent dans le même état d’esprit. A la Halle Saint-Pierre, nous tentons d’immiscer les petits au cœur de l’univers des artistes: il s’agit de trouver des passerelles originales et efficaces entre une démarche plastique a priori obscure et des enfants à peine sortis du fracas de la rue et déposés ici pour une heure et demie. » Dans le cas de René Moreu, la passerelle, c’était la Réalisation d’un paysage inspiré par une exposition du musée d’Art naïf (18 e). matière. Car l’artiste, atteint d’une grave déficience rétinienne, travaille la substance brute. L’idée de cette séance ? Inciter chaque bambin à exprimer, à partir d’une palette de fragments et d’éclats SPECTACLE divers, la perception d’un paysage aimé. Aissé, elle, a décidé d’évoquer la mer : un océan de bouts d’étoffe dorée où l’on pouvait discerner la danse des flots. Alors que Noé se concentre sur la naissance enfants 37 d’un désert fait de papiers jaunes et d’échantillons de ficelle. « Pour Poupées, nous élaborons de nouveaux scénarios d’ateliers, s’exclame Chantal. Si, au fond, nous défendons toujours une même démarche, dans la forme, nos sessions de pratique artistique varient beaucoup. Nous réfléchissons en ce moment à des possibilités d’explorations sensitives dans la galerie, au pied des œuvres ! » La séance Embroussailles terminée, chacun est reparti fièrement, son coin d’univers sous le bras. Avec le sentiment d’avoir touché le cœur de l’art brut. ■ > Ateliers du musée d’Art naïf, à partir de 6 ans. 8 euros. Halle Saint-Pierre, 2, rue Ronsard (18 e). Tél. 01 42 58 72 89 www.hallesaintpierre.org Poupées, jusqu’au 25 juillet. « Parler d’Orient passe par la danse » Marmara, carnets d’Orient, spectacle de danse contemporaine pour le jeune public, évoque les Mille et une nuits et rend hommage à la Turquie. La chorégraphe Daisy Fel dépeint l’envoûtement oriental. àParis : Comment est née l’idée de ce spectacle ? Daisy Fel : Cette chorégraphie a germé il y a quatre ans, lors d’une tournée de la compagnie Litécox à Istanbul. Ecrit à partir d’impressions glanées sur les rives du Bosphore, « Marmara… » est le récit d’un Orient de tapis volants, de derviches et de princesses étoilées. Mélange de musiques, jeux de lumière, profusion de costumes. Comment la danse trouve-t-elle sa place dans une mise en scène si chatoyante ? Le spectacle est découpé en séquences chorégraphiées et chacune d’elles suggère un moment de vie qui impose une gestuelle spécifique. « Le bazar » est par exemple une scène mouvementée, rapide et abondante : couleurs formes et odeurs s’y côtoient. Alors que « Duel » valorise l’art du combat, la vélocité et la force des corps, « Plage de la mer Egée » est une enchaînement aérien et aquatique, un instant de méditation où les hommes s’étirent au soleil. Ces saynètes, dix en tout, sont autant de poèmes dansés en solo, duo ou trio qui se juxtaposent et parfois se superposent. Suggérer l’Orient aux enfants, est-ce forcément montrer du soyeux et du capiteux ? Lorsqu’on débarque d’Europe, on ne peut échapper à la dimension merveilleuse et spirituelle d’Istanbul, ville aux mille mosquées. Le Palais des Sultans, le souk, la mosquée Bleue, Sainte-Sophie… : Istanbul envoûte. Parler d’Orient, c’est évoquer ce fatal ensorcellement. Et selon moi, cela passe forcément par la sensualité de la danse. >Marmara, carnets d’Orient, du 4 au 20 février au Théâtre Dunois, 7, rue Louise-Weiss, 13e. Location au 01 45 84 72 00.



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