à Paris n°8 fév/mar 2004
à Paris n°8 fév/mar 2004
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°8 de fév/mar 2004

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ville de Paris

  • Format : (210 x 265) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 5,7 Mo

  • Dans ce numéro : Protection de l'enfance : agir avec les familles

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 14 - 15  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
14 15
12 àParis GROUPE UNION POUR UN MOUVEMENT POPULAIRE Paris mal gérée – Halte à la dérive autoritaire du système Delanoë Il y a deux et demi – une éternité ! – nombre de Parisiens de bonne foi succombaient au charme pervers des sirènes socialistes. On se pâmait, on s’esbaudissait, on dansait en agitant des clés sur la place de l’Hôtel de Ville. C’était le grand soir, l’avant-goût enivrant des lendemains qui chantent. Foin du passé et de ses troubles. On passait de l’ombre à la lumière. A mi-mandat, aujourd’hui, ce n’est plus seulement la désillusion qui gagne, c’est l’accablement qui s’installe. Les Parisiens, effarés, constatent l’ampleur des dégâts. Les promesses se sont envolées, les beaux discours n’ont pas changé la vie. Paris est sale, et le devient tous les jours davantage, l’emploi s’effondre et le chômage grandit, la pollution s’aggrave, les embouteillages s’accroissent monstrueusement. Paris est devenu à tous égards une ville asphyxiée. Oui, le retour à la réalité est rude. Il l’est d’autant plus que la faillite est à la fois financière et sociale. Pendant que le Maire, juché sur son petit nuage, discourt, polémique, s’agite, fait la fête, se mêle de tout et de rien, tranche, juge, fait la morale, réprimande, pérore et GROUPE COMMUNISTE vaticine, la vie est de jour en jour plus dure, plus difficile pour nos concitoyens. Que sont devenus les logements et les équipements promis ? Seuls ont été réalisés ceux qui avaient été financés et engagés au cours du précédent mandat. Les délais de réalisation s’éternisent, l’argent est gaspillé, s’envole en subventions et manifestations diverses, disparaît dans l’opacité d’un budget en trompe-l’œil. Aujourd’hui, nous nous mettons en ordre de bataille pour préparer la reconquête. Claude Goasguen, Président du Groupe UMPau Conseil de Paris, a su, et ce n’était pas chose facile, unifier, réconcilier puis mobiliser une opposition responsable et efficace. Il a su créer une véritable équipe dotée d’un « pack » déterminé qui est aujourd’hui en mesure de faire front et de dénoncer, face aux parisiens, l’inefficacité du système bureaucratique et autoritaire mis en place par le Maire. Delanoë, ivre de son nouveau pouvoir, ne se contente pas de terroriser son administration et de tyranniser ses adjoints. Il s’emporte à la tribune de l’Assemblée municipale, tempête, éructe, tance et menace. Ce n’est plus d’un Maire qu’il s’agit. C’est un pion soupçonneux, méfiant, vindicatif qui surveille sa classe et pour qui le moindre froncement de sourcil est une injure impardonnable. Non content de faire la leçon au Conseil de Paris, il prétend désormais régenter le Parti Socialiste et tente de se façonner un destin national. Son ambition n’a plus de bornes, elle s’étend à la géopolitique, et le voilà qui s’engage dans une croisade qui le conduit à porter la bonne parole socialiste dans la terre entière. Que cherche-t-il vraiment ? Jusqu’où ira-t-il ? C’est son problème. Mais force est de constater qu’il a totalement instrumentalisé Paris et les Parisiens qui sont désormais le cadet de ses soucis. Quant à nous, nous sommes là pour arrêter cette dérive. Nous sommes prêts à nous battre pour que Paris retrouve la place que Jacques Chirac lui avait donnée. Celle d’une capitale rayonnante, prestigieuse, mais aussi constamment attentive au sort et au bien être de chacune et de chacun de ses habitants. >Michel Bulté, Conseiller de Paris UMP Face à la droite : du travail, la santé et un toit Le Gouvernement mène une politique antisociale d’une violence inouïe. Le droit à la retraite est remis en cause ; des centaines de milliers de chômeurs longue durée ne sont plus indemnisés ; des vagues de plans dits « sociaux » privent d’emplois des dizaines de milliers de salariés ; les aides sociales sont réduites comme peau de chagrin ; la crise du logement n’a jamais été aussi grave. Alors que les conditions de vie de centaines de milliers de Parisiens s’aggravent, le Gouvernement de droite a décidé, froidement, de se désengager financièrement en transférant toujours plus le coût de dépenses sociales vers les collectivités locales.Face à cette situation, les élus communistes mènent le débat avec les citoyens, autour de propositions qu’ils avancent dans trois directions prioritaires : – Celle de l’emploi, en s’appuyant sur le « Comité local pour l’emploi » dont ils ont obtenu la mise en place à Paris, ils agissent pour la création d’emplois, notamment dans les sites en cours d’aménagement dans la ville. Ils contribuent aussi à ce que les dépenses publiques comportent des clauses en faveur du travail. Dans le même temps, ils exigent du Gouvernement une politique de croissance favorable à l’emploi. – Celle de la santé avec la proposition avancée par les élus communistes de développer, à Paris, un réseau de centres de santé de quartier au plus près de habitants ; en demandant aussi à l’Etat que nos hôpitaux de l’AP/HP, obtiennent les moyens budgétaires indispensables à leur fonctionnement. – Celle du logement, pour mettre en place d’urgence à Paris, et dans tout le pays, un programme public de construction d’envergure bénéficiant, tout à la fois, de subventions d’Etat, de prêts bancaires à faible taux d’intérêt et d’un soutien important pour les acquisitions foncières. Droit au travail, à la santé, au logement, voilà bien trois préoccupations majeures auxquelles il faut répondre pour que chacune et chacun puisse vivre mieux et libre. > Jean Vuillermoz, Président du Groupe
GROUPE SOCIALISTE ET RADICAL DE GAUCHE Quand éducation rime avec conviction « Beaucoup de bruit pour rien ! » Tel semble être le premier bilan du « débat national sur l’avenir de l’école » tant l’unique souci de communication était flagrant, aucun projet de loi ni calendrier législatif n’étant avancés. Loin de cautionner un langage des mots qui fait mine de se préoccuper d’éducation, alors que le langage des actes du gouvernement privilégie le budget des armées au détriment de celui de l’Education nationale, la collectivité parisienne reste plus que jamais à l’initiative dans le champ éducatif qui est une des priorités du contrat de mandature. En ouvrant cinq écoles neuves à la rentrée 2003, en conduisant près de 3 500 opérations de rénovation et de sécurisation du patrimoine scolaire, en augmentant de 28% les subventions aux caisses des écoles par rapport à l’année 2000 et en assumant un véritable service public de l’animation, Paris prend à cœur d’accompagner du mieux possible l’avenir de ses enfants. GROUPE UNION POUR LA DÉMOCRATIE FRANÇAISE La Majorité Infernale Le spectacle donné par la majorité municipale lors du Conseil de Paris de novembre dernier était affligeant. Ayant des mots très durs pour le Maire de Paris, Alain Riou, Président du Groupe des Verts, déposait un vœu pour empêcher une modification de la réglementation autorisant la construction de tours. Il accusait au passage son « ami » Delanoë de vouloir relancer la construction de tours subrepticement et sans débat. Quelle ambiance… Et naturellement, au dernier moment, la majorité très plurielle a accouché dans la douleur d’un compromis politicien misérabiliste. En proposant au vote du Conseil un texte qui Pour cela, la Ville innove en utilisant de plus en plus fréquemment des produits issus de l’agriculture biologique dans le cadre de la restauration scolaire ; elle modifie progressivement les rythmes scolaires dans l’intérêt même de l’enfant en libérant un samedi sur deux ; elle réforme en rendant les tarifs des activités périscolaires plus justes socialement. Pour autant, cet effort indispensable en direction du scolaire et du périscolaire, en ce qu’il représente de dynamisme et d’avenir pour notre collectivité, ne saurait masquer les carences de l’Etat en la matière. Un exemple, parmi tant d’autres, concerne la surveillance et la sécurisation des pointsécoles (passages piétons situés à proximité d’établissements scolaires), actuellement réparties entre les agents locaux de médiation sociale (ALMS) et les agents de la Préfecture de police de Paris. La suppression des emplois-jeunes et, partant, l’impossibilité de recruter de nouveaux ALMS ne permettent pas d’envisager la survie du dispositif en place. disait tout et son contraire. En vérité, le Maire a le désir réel et sans véritable débat démocratique, de relancer la construction de tours dans Paris. Scénario similaire lors de la séance suivante, en décembre. Le Groupe Verts menace de ne pas voter le budget qu’il critique tout en déplorant le manque de concertation. Un vœu de dernière minute de la majorité, toujours aussi divisée, redonnera une majorité au Maire. Mais à quel prix… Tout ceci est extraordinairement révélateur. Au bout de bientôt trois ans, les masques tombent. La majorité municipale est profondément divisée et se déchire désormais. tribunes politiques 13 Une solution alternative sera cependant apportée par la Ville de Paris. En palliant les lacunes de l’Etat dans un secteur d’autant plus essentiel qu’il conditionne l’accès aux savoirs, l’épanouissement personnel et collectif des jeunes Parisiens ainsi que leur intégration dans notre société, la Ville de Paris met tout en œuvre pour offrir les mêmes chances de réussite à tous les enfants entrant à l’école. Cet effort régulier et progressif, engagé depuis trois ans maintenant sous la responsabilité d’Eric Ferrand, adjoint au Maire de Paris chargé des affaires scolaires, est à l’inverse de la pantalonnade gouvernementale qui cache derrière un grand débat le vide conceptuel de sa politique éducative et un manque cruel de moyens. Malgré ce désengagement de l’Etat, Paris témoigne aujourd’hui qu’on peut pourtant faire rimer éducation avec conviction. > Patrick Bloche, Président du Groupe Beaucoup de choses se détériorent, propreté, circulation, construction sociale… La politique de l’exécutif confine à l’entêtement parfois proche de l’aveuglement. Elle ne répond pas aux préoccupations majeures des Parisiens. Elle n’est évidemment pas celle que nous préconisons. A mi-mandature, la déception s’accroît. Il est désormais temps, dès 2004, de proposer une autre politique correspondant à l’ambition que doit avoir la capitale et aux légitimes aspirations des Parisiens. > Yves Galland, Président du Groupe



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :