à Paris n°71 sep/oct/nov 2019
à Paris n°71 sep/oct/nov 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°71 de sep/oct/nov 2019

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ville de Paris

  • Format : (200 x 270) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 2,8 Mo

  • Dans ce numéro : la rentrée du bon pied !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Sonia Leplat, experte en art amateur Directrice de la Maison des pratiques artistiques amateurs (MPAA) depuis septembre 2017, Sonia Leplat s’engage pour une vision universelle du spectacle vivant. Il y a d’abord ce sourire communicatif. Puis des yeux verts qui captent irrémédiablement votre attention. Il y a enfin ce phrasé, limpide, précis. Pas de doute, Sonia Leplat conjugue passion et rigueur. Tout comme les milliers d’artistes amateurs qui viennent frapper à la porte de la Maison des pratiques artistiques amateurs (MPAA) chaque année pour répéter et concrétiser leur rêve de comédiens, danseurs ou musiciens. Mieux vaut d’ailleurs être sur la même longueur d’ondes lorsque l’on partage un objectif commun  : créer. « Ce qui me réjouit le plus, ce sont les retours d’expérience du public et des équipes, de voir l’émotion, le plaisir des gens, confie-t-elle. Cela me rappelle mes plaisirs de spectatrice, aussi loin qu’ils puissent remonter. J’aime quand les gens osent, dépassent les frontières entre théâtre, danse, numérique, vidéo… » 500 projets par an Sonia Leplat n’est pas arrivée à la MPAA par hasard. Auparavant coordinatrice de la politique associative et culturelle de la Ville de Rouen, elle a d’abord œuvré pour une compagnie de théâtre. « Je me suis occupée de création artistique à mes débuts, puis j’ai ouvert une école de pratique amateur il y a une quinzaine d’années à Paris, qui existe toujours et s’appelle La Cuisine », précise-t-elle. Dans la continuité du projet initial de la MPAA, elle a aussi été choisie pour prospecter vers des publics plus éloignés de la culture, développant un travail avec le Samu social ou encore avec l'association Emmaüs Solidarité. Les cinq sites qui composent la MPAA (1 er, 6e, 11e, 14 e et 20 e) accueillent aujourd’hui près de 500 projets par an. Les ateliers peuvent durer presque une centaine d’heures pour aboutir à un spectacle, ou simplement quelques heures en version initiation. Une formule qui reste, plus de dix ans après son lancement, atypique en France. Et de savourer  : « Nous concilions à la fois la création artistique avec la considération sociale que cela implique de pouvoir mélanger les publics, et le fait de pouvoir faire tout cela au service de la culture à Paris. » + d'infos  : www.mpaa.fr La MPAA organise ses portes ouvertes du 5 au 11 octobre. PORTRAIT — « J’aime quand les gens osent, dépassent les frontières entre théâtre, danse, numérique, vidéo… » 30 — À PARIS AUTOMNE 2019 Émilie Chaix/Ville de Paris
Jean-Baptiste Gurliat/Ville de Paris Amoureux des plantes depuis qu’il est enfant, Marc Jeanson signe avec Charlotte Fauve Botaniste, un ouvrage consacré à l’herbier situé au Jardin des plantes (5 e). FICTION ENTRETIEN Rencontre russe Dernier printemps à Paris est le premier roman traduit en français de Jelena Bačić Alimpić. On y rencontre Olga, une journaliste parisienne qui reçoit une lettre de Maria Koltchak, internée dans un sanatorium à côté de Toulon. Avant de mourir, la vieille dame russe désire se confier sur sa vie, entre goulag et tragédie familiale en URSS. ▶ Dernier printemps à Paris, Jelena Bačić Alimpić, Éd. Serge Safran, 336 pages, 23,50 € . ROMAN Prose ouvrière Les lecteurs des bibliothèques de la Ville de Paris ont voté et attribué le prix Premier Roman à cette œuvre déroutante et sarcastique. C’est l’histoire d’un ouvrier intérimaire en Bretagne qui enchaîne les contrats précaires dans des usines. Frôlant le désespoir, il se réfugie dans la littérature pour affronter son quotidien. ▶ À la ligne – Feuillets d’usine, Joseph Ponthus, Éd. La Table ronde, 272 pages, 18 € . LIVRES — Passion végétale Quelle est votre mission en tant que responsable de l’herbier ? Je travaille à la conservation et l’enrichissement des collections accumulées depuis 400 ans. L’herbier compte huit millions de spécimens végétaux, c'est la plus grande collection au monde. C’est très rare d’avoir un site qui rassemble autant de spécimens au centre d’une ville telle que Paris. Quel est l’intérêt de conserver un herbier de cette taille ? Les collections sont le reflet de l’excellence scientifique à la française, notamment héritée des Lumières. Elles permettent de retracer avec précision l’évolution de l'aire de distribution d’une plante car on sait où et quand elle a été trouvée et comment les changements globaux l'affectent. C’est très précieux pour toute la communauté scientifique et utile pour le futur, à l’heure du changement climatique. 31 —À PARIS AUTOMNE 2019 Pourquoi avoir écrit un livre sur la botanique ? Le grand public n’a malheureusement pas accès à l’herbier, même s’il peut l’apercevoir à partir de la galerie botanique du Muséum national d’histoire naturelle. L’idée de ce livre est de prendre le lecteur par la main et de lui faire découvrir ce patrimoine scientifique et historique exceptionnel. Je souhaitais aussi rendre hommage aux botanistes et partager mon amour des plantes. Enfin, j’aimerais encourager les lecteurs à renouer avec les plantes qui sont très présentes à Paris. BANDE DESSINÉE Dystopie parisienne Paris, 2119. La voiture n’existe plus, le métro est vide et tous les habitants se téléportent en empruntant le « Transcore ». Tous sauf Tristan Keys, réfractaire au changement, qui continue de se déplacer à pied et en métro dans la capitale grise et pluvieuse. Mais peutêtre n’a-t-il pas tort de se méfier du progrès… ▶ Paris, 2119, Zep et Dominique Bertail, Éd. Rue de Sèvres, 80 pages, 17 € . CATALOGUE ▶ Botaniste, Marc Jeanson, Charlotte Fauve, Éd. Grasset, 224 pages, 18 € . Capitale romantique Entre 1815 et 1848, Paris est en pleine effervescence artistique. Ni l’architecture, ni le théâtre, ni les arts décoratifs ne sont épargnés par ce foisonnement culturel. Le catalogue Paris romantique 1815-1848 condense les deux expositions éponymes du Petit Palais et du Musée de la vie romantique dans un ouvrage riche en iconographies. ▶ Paris romantique 1815-1848, catalogue d’exposition collectif, Éd. Paris Musées, 572 pages, 49,90 € .



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