à Paris n°70 jun/jui/aoû 2019
à Paris n°70 jun/jui/aoû 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°70 de jun/jui/aoû 2019

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ville de Paris

  • Format : (200 x 270) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 4,9 Mo

  • Dans ce numéro : mieux vivre ensemble, les gestes qui comptent.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Alain Fontaine, le chevalier du zinc Maître restaurateur au Mesturet (2 e), Alain Fontaine milite pour l’inscription des bistrots au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO* et défend l’art si parisien de vivre autour du zinc. « On crée parce que cela nous rappelle quelque chose qu’on a appris, vu ou senti », lance Alain Fontaine. Ce bistrotier adorait regarder sa mère s’affairer aux fourneaux les week-ends de grande tablée quand il était petit. Sa voie se dessine alors  : il sera cuisinier. C’est à Paris, où sa famille vit depuis des générations, que ce passionné aujourd’hui âgé de 61 ans s’est formé et a commencé il y a quarante-quatre ans, avec l’idée de partage et de générosité  : « Je ne sais pas si j’étais un grand cuisinier, je ne suis pas parti dans l’idée de faire des compétitions, j’avais surtout envie de faire plaisir aux gens et les recevoir. » Il a d’ailleurs le titre d’État de maître restaurateur qui reconnaît les meilleurs professionnels de la restauration « fait maison », ainsi que l’accueil de l’établissement. Depuis 2003, il dirige le Mesturet (2 e), bistrot où il venait avec son père et avant eux, leurs ancêtres. Le lieu existe en effet depuis 1883. « J’ai su que c’était en vente, je ne connaissais pas les sous-sols. Je me suis posé au zinc, je me suis senti chez moi. J’ai acheté », raconte le restaurateur. L'enjeu de la transmission Le Mesturet est ouvert sept jours sur sept, et si vous avez envie d’une omelette à 10h, on vous la servira sur le joli zinc. Les prix sont maîtrisés et la cuisine traditionnelle – blanquette de veau, civet de cerf, brandade de morue – ou revisitée – tatin de boudin, canard-burger... Un bistrot authentique où Alain Fontaine travaille sans relâche, avec sa femme et une brigade de 27 personnes, dont 5 apprentis  : « Les apprentis, c’est primordial. Sans la transmission, on n’est plus rien dans ce métier. » C’est aussi pour cela qu’il est devenu en 2018 président de l’Association pour l’inscription au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO des bistrots et terrasses de Paris pour leur art de vivre. « Ce sont des lieux magiques où se retrouvent toutes les catégories sociales, toutes les générations, toutes les origines. Le bistrot, c’est le lieu du vivre-ensemble par excellence ! » Pour Alain Fontaine, cette nomination assurerait la longévité des bistrots, alors que ces derniers ne représentent plus que 14% des restaurants de la capitale, contre près de 50% il y a trente ans… *Le dossier sera soumis à validation à l’inventaire du patrimoine immatériel français fin juin 2019. S’il est validé, le ministère de la Culture devra donner son aval courant 2021 pour le proposer à l’UNESCO qui décidera fin 2021. PORTRAIT — « Le bistrot, c'est le lieu du vivre-ensemble par excellence ! » Émilie Chaix/Ville de Paris 30 — À PARIS ÉTÉ 2019
Émilie Chaix/Ville de Paris Journaliste indépendante et passionnée de littérature, Hélène Rochette nous fait entrer dans l’intimité des maisons d’artistes et d’écrivains, encore imprégnées de leur présence. ROMAN ENTRETIEN La Joconde raconte Mais que peut bien penser et voir Mona Lisa ? Alors que des millions de visiteurs se pressent chaque année devant son portrait, Alain Le Ninèze donne la parole à la Joconde, qui raconte les nombreuses aventures qu’elle a vécues depuis la mort de Léonard de Vinci il y a 500 ans. ▶ Dans les yeux de Mona Lisa, Alain Le Ninèze, Éd. Ateliers Henry Dougier, 192 pages, 16 € BALADE Le 18 e en poche Avec ce guide en poche, sortez des sentiers battus du 18 e arrondissement. Rencontrez ses habitants, dénichez de bonnes adresses où faire vos emplettes et (re)découvrez le quartier d’un autre œil, grâce aux 160 adresses authentiques recommandées par les habitants eux-mêmes. ▶ Paris 18 e l’essentiel, Lucas Lahargoue, Éd. Nomades, 160 pages, 8,50 € LIVRES — Cocons d’artistes D’où vient cet intérêt pour les maisons d’artistes et d’écrivains ? Je me suis souvent demandé quelle influence pouvait exercer une maison sur l’écrivain ou l’artiste et à quel point ses œuvres pouvaient être ancrées dans un lieu précis. J’ai alors commencé mes recherches. Le public a un réel intérêt pour ce sujet. Nous en sommes d'ailleurs à la troisième édition. Quelles sont leurs spécificités ? Un sculpteur aura besoin d’une résidence au rez-de-chaussée, tandis qu’un peintre privilégiera bien sûr un endroit lumineux. Quant aux écrivains, leur lieu d’habitation dépendait principalement de leur situation financière  : Madame de Sévigné était locataire de l’hôtel Carnavalet, Hugo habitait place des Vosges tandis que Balzac se cachait à Passy pour éviter les huissiers ! 31 — À PARIS ÉTÉ 2019 Pourquoi visiter ces demeures ? Cela permet une approche plus simple et plus humaine de ces grands hommes et de ces grandes femmes. C’est l’occasion de redécouvrir Bourdelle et Zadkine à travers leurs ateliers. Au-dessus du Moulin Rouge se trouve la maison de Boris Vian, encore imprégnée de l’âme de cet artiste prolifique. Elle a été conservée telle quelle depuis sa mort et porte encore toutes les traces de sa présence et de sa créativité. C’est très émouvant. HISTOIRE MAGHREB 161.11tiOtiti ▶ Maisons d’artistes et d’écrivains, Hélène Rochette, Éd. Parigramme, 272 pages, 22 € Communards en lumière Les Damnés de la Commune, c’est l’histoire de Lavalette et Victorine, deux héros anonymes de la Commune de Paris en 1871. Après six années passées à compiler des gravures, témoignages et archives, Raphaël Meyssan nous fait revivre fidèlement cette période chargée de bouleversements historiques. ▶ Les Damnés de la Commune (tome 1, À la recherche de Lavalette), Raphaël Meyssan, Éd. Delcourt, 144 pages, 23,95 € Plumes algériennes Romancier né à Paris, Salim Jay est le fils d'un poète marocain et d’une francoroumaine. Il fait paraître le Dictionnaire des romanciers algériens qui recense près de 200 auteurs, classiques ou modernes, arabophones, berbérophones et francophones, enrichi de références à la poésie, au théâtre et au cinéma. ▶ Dictionnaire des romanciers algériens Salim Jay, Éd. Serge Safran, 480 pages, 27,90 €



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