à Paris n°7 nov/déc 2003
à Paris n°7 nov/déc 2003
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°7 de nov/déc 2003

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ville de Paris

  • Format : (210 x 265) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 4,7 Mo

  • Dans ce numéro : Une ville propre, c'est l'affaire de tous

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 36 - 37  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
36 37
34 àParis FESTIVAL D’ART SACRÉ Musique en chœurs A l’approche de Noël, Paris accueille le Festival d’Art sacré dans de nouveaux lieux et aborde de nouveaux répertoires. Des musiques d’hier et d’aujourd’hui, d’ici et d’ailleurs. La Maîtrise de Notre-Dame accompagnée de quatre solistes, dont Sandrine Piau, donnera l’Oratorio de Noël de Jean-Sébastien Bach les 18 et 19 décembre. Depuis la nuit des temps, partout dans le monde, la musique s’associe à des pratiques religieuses ou spirituelles. C’est ce que, d’année en année, le Festival d’Art sacré fait découvrir aux Parisiens, en privilégiant l’expression des « valeurs les plus généreuses des confessions: l’amour, la paix et le respect », comme l’explique Jacques Taddei, directeur artistique de la manifestation. Le programme de cette 26 e édition fait preuve d’un grand éclectisme. Ainsi, les premiers rendez-vous de novembre ont fait découvrir la profondeur des voix orthodoxes en compagnie du chœur Accentus, la musique et les chants soufis enivrants avec le Turc Kudsi Erguner ou encore une vibrante « Fiesta criolla » sudaméricaine restituée par les ensembles Elyma et Ars Longa de La Havane. En décembre, cette fête de la musique et de l’esprit se poursuit avec, entre autres, le chanteur et conteur Jean-Jacques Fdida, lequel captive son auditoire en racontant Berechit, au commencement..., un récit musical biblique (les 6 et 7 décembre au musée d’Art et d’histoire du judaïsme). Pour sa part, Le Concert Spirituel, formation de musique baroque dirigée par Hervé Niquet, transporte ses auditeurs au cœur de la cour de Louis XIV en donnant des Motets pour la chapelle royale de Versailles de Pascal Colasse et le Te Deum dit « de Paris » d’Henry Desmarets (le jeudi
Hervé Niquet dirigera la formation baroque le Concert Spirituel dans le Te Deum « de Paris » d’Henry Desmarets. 11 décembre en l’église Saint-Roch). Quant à Alain Kremski, pianiste et joueur de gong, il s’associe au chanteur Dominique Bertrand, à la violoncelliste Claire Oppert et au comédien Michael Lonsdale pour interpréter Complainte des chevaliers d’Orient et d’Occident, un ensemble de musique et de textes sacrés. Au cours de la soirée, la parole de Jésus comme celle de Bouddha se font entendre, de même que le chant harmonique pratiqué par les chamans mongols (le 15 décembre dans le Salon d’honneur du musée de l’Armée, aux Invalides). Enfin, les concerts de clôture du festival se dérouleront les 18 et 19 décembre dans la cathédrale Notre-Dame de Paris. L’Ensemble Orchestral de Paris y fera retentir le grandiose Oratorio de Noël de Bach en compagnie de la maîtrise de Notre-Dame et de quatre chanteurs solistes, dont la soprane Sandrine Piau. « Des lieux où souffle l’esprit » Le Festival d’Art sacré choisit des lieux à chaque fois différents, toujours en rapport avec les œuvres jouées. La plupart sont des églises et des temples : « Nous optons pour les lieux où souffle l’esprit, où les yeux, comme le cœur, se réjouissent », précise Jacques Taddei. Quant aux autres salles, elles ont à l’évidence un cachet particulier qui les rend propices à recevoir de la belle et profonde musique : Cirque d’Hiver, Bouffes du Nord... Cette manifestation, qui « essaie de faire passer un message de partage », vend ses places à un prix unique : « C’est dix euros pour tout le monde. Et on s’installe où on veut ! » Mais il vaut mieux se renseigner car certains sites sont limités en termes de places. ■ > Festival d’Art sacré de la Ville de Paris. Jusqu’au 19 décembre 2003. Tél. 01 44 70 64 10 Les grandes orgues de l'église Saint-Eustache : Jean Guillou y jouera Bach et Vivaldi le 12 décembre. LYRIQUE musiques Pari(s) d’opéra MacHeath et Jenny des Lupanars, deux personnages de l’Opéra de quat’sous. 35 Littérature et opéra sont deux mondes qui se côtoient depuis toujours. L’originalité du festival Pari(s) d’opéra est de proposer quatre œuvres dont les livrets sont signés par un écrivain ou adaptés d’un texte littéraire. Le compositeur Kurt Weill est particulièrement à l’honneur avec l’Opéra de quat’sous et le Lac d’argent, dont les textes ont été écrits respectivement par Bertolt Brecht et Georg Kaiser. Deux opéras qui évoquent l’époque tourmentée des années 20 et 30 en Allemagne. Deux autes adaptions sont au programme. Celle de Myfanwy Pipper – qui s’est inspirée du Tour d’écrou, roman fantastique d’Henry James, pour écrire le livret de l’opéra de Benjamin Britten – et celle du compositeur contemporain Philippe Capdenat qui a mis en musique le Condamné à mort, un poème de Jean Genet. Accueilli par le théâtre Silvia Monfort, Pari(s) d’opéra est proposé par Opéra Eclaté, la compagnie d’Olivier Desbordes qui, depuis dixhuit ans, met en avant de jeunes chanteurs et concilie art lyrique, théâtre et littérature. >Du 26 au 29/11/03: le Condamné à mort. Du 2 au 6/12/03 : Le lac d’argent. Du 10 au 13/12/03 : Le Tour d’écrou. Du 17/12/03 au 11/01/04 : L’Opéra de quat’sous. Théâtre Silvia Monfort. 106, rue Brancion (15 e). Tél. 01 45 31 10 96



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :