à Paris n°7 nov/déc 2003
à Paris n°7 nov/déc 2003
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°7 de nov/déc 2003

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ville de Paris

  • Format : (210 x 265) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 4,7 Mo

  • Dans ce numéro : Une ville propre, c'est l'affaire de tous

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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32 àParis portrait La passion du théâtre sans relâche Acteur passé à la mise en scène, Olivier Courbier s’est lancé dans l’aventure folle d’un théâtre indépendant et ouvert au plus grand nombre. Olivier Courbier : « Il s’agissait de créer un lieu de rencontres. » Sa voix, d’abord, basse et déliée, trahit en lui l’homme de scène. Avec sa mine d’adolescent, ses yeux rieurs, sa fougue impatiente, Olivier Courbier n’a pas de mal à faire partager d’emblée sa passion du théâtre. Né dans la capitale, il a 15 ans quand il prend ses premiers cours, 18 quand il intègre la prestigieuse école de la rue Blanche et 24 lorsqu’il monte sa propre compagnie, La Strada. Aujourd’hui, à 37 ans – on lui en donne dix de moins –, il préfère mettre en scène que jouer et s’est donné les moyens de communiquer au plus grand nombre la ferveur qui l’anime. Un grand petit théâtre C’est donc dans une petite impasse du 15 e arrondissement qu’avec deux complices, Florence Fouéré et François Teyssier, Olivier Courbier a créé le Théo Théâtre. Il y a huit ans, le trio rachète les locaux d’une ancienne imprimerie. La Strada était comme de nombreuses troupes parisiennes en mal d’espace. Aussi ils n’ont pas hésité à retrousser leurs manches, enfiler des bleus de travail pour casser les murs et vider les anciennes soutes à charbon pour donner corps à leur rêve. En décembre 1995, ils inaugurent leur théâtre : une salle de spectacle au sous-sol, une salle de répétition lumineuse et des loges minuscules. L’aventure du Théo commençe donc, mais c’est en 2001 qu’elle prend son essor. En face de l’ancienne imprimerie, un local est à vendre. L’équipe se jette sur l’affaire. Vingt mètres cube de déblais plus tard, un autre espace est en train de naître : La Plomberie, frère jumeau du Théo. « Ça a été une aubaine d’ouvrir la Plomberie, se souvient Olivier. Avant on survivait, c’était gentillet, mais on a enfin pu développer une vraie programmation. » Avec deux salles de 50 places et deux salles de répétions, la machine Théo Théâtre est lancée. Le théâtre ne fait jamais relâche, ouvert 7 jours sur 7 et 365 jours par an. Cette année, du 1 er septembre au 4 octobre, pour la septième édition du Festival des Bonimenteurs, pas moins de quatre spectacles par soir ont été présentés. 150 heures de cours par semaine Pour survivre sans subventions, Olivier Courbier et son équipe débordent d’activité. Outre les pièces qu’ils montent et les spectacles qu’ils accueillent, ils offrent aussi, aux enfants comme aux adultes, des cours d’expression théâtrale. Aujourd’hui, près de 200 élèves sont répartis sur 22 ateliers et encadrés par 14 professionnels du spectacle pour 150 heures de cours hebdomadaires ! Une véritable entreprise culturelle. « On n’a fait que suivre la demande, précise Olivier. On est à l’écoute de notre public. Il s’agissait de créer un lieu propice aux rencontres, au contact. » Dans la tradition de Jean Vilar, Olivier Courbier se réclame d’un théâtre citoyen. Pas question de former les stars de demain, « on est là pour aider l’enfant ou l’adulte. A longueur d’année, on leur apprend à s’ouvrir et à s’ouvrir aux autres. » Passionné par la comédie, le burlesque, la farce et l’improvisation, Olivier prend son art au sérieux. « On a pris tous les risques, et on se débrouille sur un secteur très fragile et essentiel pour préparer la société de demain, celle de la culture. » Alors bientôt une troisième salle ? Olivier Courbier décline malicieusement : « Je préfère être grand chez les petits que petit chez les grands. » ■ > 20, rue Théodore Deck (15 e). Tél. 01 45 54 00 16 www.theotheatre.com
4 Musiques 34 et 35 Découvrir 36 et 37 Sortir 38 et 39 Lire, écouter, voir 40 Pariscultures Musique en chœurs Un hiver tout en musiques avec le festival d’Art sacré de la Ville de Paris, le Pari(s) d’Opéra et les vingt-cinq ans de l’Ensemble Orchestral de Paris.



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