à Paris n°7 nov/déc 2003
à Paris n°7 nov/déc 2003
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°7 de nov/déc 2003

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ville de Paris

  • Format : (210 x 265) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 4,7 Mo

  • Dans ce numéro : Une ville propre, c'est l'affaire de tous

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 14 - 15  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
14 15
12 àParis GROUPE UNION POUR UN MOUVEMENT POPULAIRE Déconcentration et décentralisation : des effets d’annonce à la réalité GROUPE COMMUNISTE Depuis son élection, le Maire de Paris a multiplié les effets d’annonce dans tous les domaines. Celui des relations avec les mairies d’arrondissement n’y a pas échappé. Plutôt que pour une décentralisation claire et véritable, Bertrand Delanoë a préféré opter pour une déconcentration asphyxiante et paralysante, en transférant massivement aux arrondissements la gestion administrative de plus d’un millier d’équipements. Comme cette déconcentration comptable ne s’est accompagnée d’aucune décentralisation des personnels servant dans l’arrondissement, le Maire de Paris gagne sur tous les tableaux. D’un côté, il donne l’impression de donner des pouvoirs aux mairies d’arrondissement ; de l’autre, il conserve tous les leviers de commandes pouvant à sa guise déplacer ou muter les personnels. Chacun aura compris la manœuvre politique qui se profile : après dans un premier temps leur avoir transféré les équipements, les mairies d’arrondissement UMP seront systématiquement asphyxiées dans un second temps ; les crédits d’entretien et les moyens en personnels indispensables à leur bonne gestion leur étant systématiquement refusés. La farce des contrats de propreté d’arrondissement procède de la même politique : transférer à la mairie d’arrondissement la responsabilité de la propreté en lui refusant tout contrôle sur les moyens. La mascarade de concertation, qui a précédé la conférence annuelle de programmation des équipements localisés dans chaque arrondissement, fut plus parlante que tout autre discours. Convoqué à trois reprises devant le « tribunal des investissements localisés », chaque maire UMP d’arrondissement a pu mesurer le mépris et la légèreté avec lesquels leurs propositions ont été traitées. Cette année encore, les huit mairies appartenant à l’opposition qui rassemblent presque 50% des Parisiens auront droit à la portion congrue : pas plus de 25% des investissements localisés, soit un niveau encore inférieur à celui enregistré l’année dernière. L’ensemble de ces faits démontrent l’urgence d’une véritable décentralisation à Paris où la mairie d’arrondissement peut, dans de nombreux domaines, se montrer beaucoup plus performante qu’une administration municipale éloignée des réalités du terrain. Qu’ils appartiennent par leur sensibilité plutôt à la majorité ou à l’opposition, tous les Parisiens sont égaux en droit. Il en va de même pour les arrondissements : s’il est légitime que des retards soient rattrapés, qu’un certain déséquilibre même soit instauré en raison des priorités municipales, il n’est pas acceptable que cette différenciation se transforme en un fossé infranchissable. En matière de voirie, de propreté et d’équipements collectifs de proximité, la politique de la Ville doit être la même dans les 20 arrondissements. Respecter cette règle, c’est contribuer à resserrer les liens entre tous les Parisiens. Y déroger, c’est renforcer des disparités dont Paris sera la première victime. > Jean-Pierre Lecoq, Conseiller de Paris UMP, Maire du 6 e Logement social à Paris : du mieux mais… Le Conseil de Paris du mois d’octobre a approuvé le Plan local de l’Habitat de Paris pour les cinq ans à venir. Ce plan prévoit la construction de 18 000 logements sociaux afin que Paris puisse enfin offrir, d’une manière plus équilibrée entre ses arrondissements, un logement pour les familles les plus modestes et celles qui vivent de leur travail dans la Capitale. Ce plan permet que Paris se mette en conformité avec la loi Solidarité et Renouvellement Urbain de décembre 2000 adoptée à l’initiative du ministre communiste Jean-Claude Gayssot. Celle-ci impose à chaque commune de faire les efforts de construction nécessaires pour que l’offre de logement social atteigne 20% des résidences principales de la commune. Les élus communistes ont approuvé et voté cet effort sans précédent dans la Capitale. Mais, alors que la France, la région francilienne et Paris connaissent une crise du logement sans précédent qui vient se greffer sur un héritage douloureux laissé par 30 ans de politique d’éviction des couches populaires de Paris, les élus communistes ont affirmé que l’effort fait devrait être plus important encore pour répondre, dans leur diversité, à l’attente des 102 000 demandeurs de logement de Paris. C’est pourquoi, ils avaient demandé que la réalisation soit portée de 3500 à 5000 logements sociaux par an. Soit 25 000 au lieu de 18 000 logements publics sur 5 ans. Ils ont souhaité que le Maire de Paris entame de nouvelles négociations avec l’Etat afin que celui-ci participe à cet effort supplémentaire. Malheureusement, leur proposition n’a pas reçu le soutien des autres composantes de la majorité municipale. Ils continueront cependant d’affirmer que Paris doit créer les conditions pour ne pas se dépeupler de ses forces vives. > Jean Vuillermoz, Président du Groupe
tribunes politiques GROUPE SOCIALISTE ET RADICAL DE GAUCHE Une Ville solidaire et un Etat nécessiteux L’exercice budgétaire 2004 s’inscrit dans un contexte économique et social détérioré qui a inévitablement des conséquences pour la première ville de France. La croissance est en panne. Les déficits publics s’envolent. Les plans sociaux se multiplient comme pour Tati à Paris. Quand les Français souffrent, les Parisiens souffrent. Quand le chômage progresse, il progresse aussi à Paris. Il n’est, de fait, pas étonnant que la priorité soit, une nouvelle fois, donnée dans le prochain budget à la solidarité envers les Parisiennes et les Parisiens les plus faibles. Avec heureusement des choix municipaux qui, pour le bien de nos concitoyens, ne sont pas les choix de l’actuel gouvernement. La lutte contre l’exclusion constitue ainsi un axe majeur de la politique engagée depuis mars 2001 par la Municipalité. L’exclusion, le chômage, mettent chaque jour un peu plus à mal notre pacte social. Les combattre est essentiel pour la cohésion, la diversité et la force de notre collectivité. A ce titre, Paris est plus que jamais la capitale de la solidarité. Il nous faut donc redoubler d’efforts. Le budget en faveur de la solidarité progressera en 2004 de près de 10%, pour trois publics GROUPE UNION POUR LA DÉMOCRATIE FRANÇAISE De l’entêtement municipal et des réalités parisiennes Depuis deux ans et demi, l’équipe Delanoë gouverne Paris. Avec un art incontestable de la communication. Mais aussi avec un entêtement qui confine à l’aveuglement pour certaines orientations où dominent plus le sectarisme militant que l’intérêt des Parisiens. Qu’on en juge ! Faire des couloirs de bus aurait pu être utile. Les concevoir deux fois plus larges qu’il n’est nécessaire a naturellement généré des embouteillages structurels et polluants. Les implanter de façon excessive et irréfléchie a abouti à bloquer la circulation sur les quelques axes majeurs qui restaient fluides dans Paris. L’incompréhension et l’irritation des prioritaires : les personnes âgées, les personnes handicapées et les plus démunis. Conséquence de la crise sanitaire de cet été, le budget en faveur de celles et ceux que l’âge ou un handicap rendent plus vulnérables connaîtra une hausse significative afin de renforcer les moyens des services sociaux de la Ville. Se loger à Paris reste naturellement une vraie difficulté pour un grand nombre de ménages. Cette année encore, la Ville de Paris financera la construction de 3 500 logements sociaux et amplifiera son action de lutte contre l’insalubrité. A cet égard, les récentes interventions d’élus de l’opposition municipale sur ce sujet sont d’une rare indécence. Quand, pendant 25 ans, on a conduit une politique de logement qui n’avait qu’un but : chasser de Paris les classes populaires, les classes moyennes et les familles, on a la pudeur de se taire ! La situation du Fonds de Solidarité Logement est tout aussi révélatrice. Ce fonds, géré à parité avec l’Etat, est destiné à prévenir les expulsions et a permis le maintien de 10 000 Parisiens dans leur logement, ces deux dernières années. Or, l’Etat a décidé de se Parisiens grandissent. De même, la polémique née autour du tramway vient, à l’évidence, du mépris du Maire de Paris concernant les contraintes qu’imposent les règles budgétaires d’autres collectivités locales comme la Région. Il est ainsi incroyable qu’une majorité socialiste-vert ait abattu illégalement et en catimini des dizaines d’arbres dans Paris, suscitant la juste colère des riverains. Il est tout aussi incroyable qu’en ne présentant pas dans les délais requis avec son ami socialiste Jean-Paul Huchon le dossier du tramway à la Région, Bertrand Delanoë ait pris le risque de rendre difficile une subvention 13 désengager et n’a pas versé sa part nécessaire au bon fonctionnement du FSL. La Ville a donc décidé de prendre seule à sa charge l’augmentation de 2 millions d’euros. Une nouvelle fois, la preuve est donnée que, pour la Municipalité, ce sont avant tout les actes qui comptent. Nos inquiétudes sont également vives concernant la pérennité du RMI et la mise en place du RMA dès le 1 er janvier 2004, sans qu’aucune information ne nous soit donnée à ce jour. Comment le gouvernement compte-t-il effectuer le transfert de ressources du RMI vers les départements ? Quelles vont en être les conséquences pour les finances locales ? La décentralisation, ce beau projet porté par la gauche dans notre pays pendant vingt ans s’apparente de plus en plus, avec ce gouvernement, à la seule décentralisation de ses déficits. Et les collectivités territoriales sont ainsi de plus en plus régulièrement appelées à la rescousse pour assurer les fins de mois d’un Etat nécessiteux. > Patrick Bloche, Président du Groupe régionale qui n’aurait posé aucun problème en respectant les procédures normales. Tout ceci – embarras de circulation, pollution, polémiques inutiles, excès financiers – se répercute inévitablement sur la qualité de vie des Parisiens. Dans cette atmosphère inquiétante, le groupe UDF persiste à chaque Conseil à proposer les politiques nouvelles et raisonnables qu’attendent les Parisiens. Car, pour combattre les excès, la défense de l’intérêt général reste plus que jamais notre priorité. > Yves Galland, Président du Groupe



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :