à Paris n°6 sep/oct 2003
à Paris n°6 sep/oct 2003
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°6 de sep/oct 2003

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ville de Paris

  • Format : (210 x 265) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 7,4 Mo

  • Dans ce numéro : Déplacements, ce qui va changer

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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34 àParis Piaf, la môme de Paris Elle a chanté Paris qui l’a prise dans ses bras. À l’occasion du quarantième anniversaire de la disparition d’Édith Piaf, la Ville - où la diva a puisé tout son talent – lui rend un hommage vibrant. Un petit bout de femme dans une robe noire. Certains trouvaient sa voix ensorcelante ; d’autres irradiante. Pour tous, c’était « la môme » de Paris. Édith Piaf a puisé son talent dans l’atmosphère d’un Paris futile et oublieux : celui des années folles. Organisée à l’occasion du quarantième anniversaire de la disparition de l’artiste, l’exposition « Piaf, la môme de Paris » révèle son évolution à travers cinq lieux parisiens qu’elle a fréquentés. La chanteuse de rue de Belleville triomphe sur scène à l’ABC Cinq loges associées à cinq périodes-clés et dans lesquelles le visiteur est invité à flâner. « À chaque étape, photographies, objets et chansons dévoilent la ferveur du personnage », raconte François Lévy, commissaire de l’exposition. Au 72, rue de Belleville, Piaf grandit et débute en tant que chanteuse de rue. On la suit ensuite fourbissant ses armes dans différents cabarets parisiens: le Gerny’s, le Night-Club ou encore l’Amiral. Mais c’est vraiment à l’ABC, antre du music-hall
Édith Piaf et Jacques Pills, 1953-1954. Le 67 bis, boulevard Lannes sera son dernier domicile. Piaf en compagnie de Marguerite Monnot, Georges Moustaki et Michel Rivegauche, 1958. Édith Piaf à l’Olympia, janvier 1961. des années 30-40, qu’elle connaît véritablement le triomphe. Après une escale au Versail, lieu emblématique de son passage à New York, le parcours de l’exposition s’achève au 67 bis, boulevard Lannes, salon de causeries parisiennes et dernier domicile de la chanteuse en noire. Là, toujours à l’affût de belles chansons, elle y recevait paroliers et compositeurs. Comme le rappelle François Lévy : « Piaf était une diva, un monstre qui, par l’intensité de ses interprétations, demeure insaisissable. Ses éclats de voix, omniprésents, composent l’âme de l’exposition. » ■ > « Piaf, la môme de Paris » ; du 10 oct. au 31 janv. ; tous les jours de 10h à 19h (sauf dimanches et fêtes). Salon d’accueil de l’Hôtel-de-Ville ; 29, rue de Rivoli (4 e) , entrée gratuite. Pour plus d’informations: tél. 08 20 00 75 75 (0,13 € /min). Écouter, lire À l’occasion de l’exposition consacrée à Édith Piaf, EMI Music a spécialement réalisé un disque avec toutes les chansons de l’artiste sur Paris. Retrouvez toutes les photos de l’exposition dans l’ouvrage de François Lévy « Passion Piaf, la môme de Paris » publié aux éditions Textuel. l’événement SOUVENIRS… Édith Piaf avec les Compagnons de la Chanson. Derrière elle, Jean-Louis Jaubert. 35 Les Compagnons de la Chanson à qui l’on doit entre autres « Les Trois Cloches » ont parcouru le monde avec Édith Piaf. Jean- Louis Jaubert, ancien responsable du groupe, ressuscite cette tranche de vie. « Fouineuse de jeunes chanteurs, Édith Piaf a pas mal contribué au succès des Compagnons de la Chanson. Elle nous a repérés lors de notre premier gala à la Comédie-Française. C’était pendant l’Occupation et ce soir-là, il y a eu une alerte. Nous avons continué de jouer derrière le rideau de fer, ce qui lui a plu. À partir de ce moment, elle nous a livré – à nous, chanteurs d’un mouvement de jeunesse – des combines de professionnels. Nous avons vraiment débuté avec elle en Allemagne. Nous sommes aussi allés en Belgique, en Suisse, en Suède… et à Broadway. Pour Édith, la joie de quitter la capitale n’avait d’égal que celle de la retrouver. Sans Paris, elle n’aurait pas été la môme qu’on a connue. Elle chantait avec ses tripes – les entrailles d’une gosse poussée à Belleville. Sa voix restitue un bout d’âme des quartiers populaires de l’époque. »



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