à Paris n°31 jun/jui/aoû 2009
à Paris n°31 jun/jui/aoû 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°31 de jun/jui/aoû 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ville de Paris

  • Format : (170 x 287) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 12,4 Mo

  • Dans ce numéro : un été solidaire

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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GrouPe socialiste, radical de Gauche et aPParentés « soutenons les jeunes, aidons-les à préparer leur avenir » La violente crise financière, économique et sociale mondiale – accélérée en France par la politique contre-productive et injuste menée par les gouvernements de droite depuis sept ans – est, bien sûr, source d’anxiété pour tout un chacun. Elle l’est encore bien plus pour tous ceux qui portent aussi l’espoir de leurs enfants ou des jeunes qui les entourent. Car beaucoup de jeunes Parisiens, notamment ceux qui vivent dans les 14 quartiers dits « politique de la Ville », sont aujourd’hui directement touchés par la crise. Parmi eux, beaucoup d’enfants et d’adolescents, ces « adultes en devenir » dont les parents ont de plus en plus de mal à assurer l’éducation « hors temps scolaire », faute de revenus suffisants pour les inscrire en colonie de vacances ou dans des associations sportives. Sans compter la diminution assumée par la droite de la présence d’adultes à l’école et au collège, au nom de la réduction du nombre d’agents de l’État, que l’UMP parisienne a proposé récem- GrouPe du MouveMent réPublicain et citoyen 32/Été 2009 àParis tribunes les GrouPes du conseil de Paris Jean-Pierre caffet Président du GrouPe Marinette bache Présidente du GrouPe « un bouclier social plutôt qu’un bouclier fiscal ! » ©s. robichon/Mairie de Paris La crise frappe notre pays : 500 chômeurs de plus chaque jour, 500 familles de plus dans le besoin ! Si les effets tardent à se faire sentir à Paris c’est grâce à la forte tertiarisation, à la présence de services publics et à la politique de B. Delanoë et de la majorité municipale pour l’emploi, le logement et l’aide aux plus démunis. Mais la crise du secondaire va se répercuter sur notre Ville dans les mois à venir. Les promesses d’embauches au niveau francilien sont en chute libre : – 18% ! Plus grave : la chute concerne surtout les CDI. C’est la précarisation des conditions de travail et des rémunérations. Les mesures gouvernementales – exonération de l’apprentissage, réforme du travail le dimanche, etc. – ne font qu’accélérer cette précarisation. La politique d’austérité menée contre toute raison, dans nos services publics ne fait qu’accentuer le chômage et fragilise les plus modestes. Pire, le gouvernement ne remet pas en cause le bouclier fiscal ! Il n’y a pas d’argent pour la sécurité sociale, pour nos services publics, pour notre fiche de paie mais des millions sont ©s. robichon/Mairie de Paris ment de remplacer par des « caméras de vidéosurveillance » … Le risque est pourtant grand de voir la situation de ces jeunes se dégrader encore dans les mois qui viennent, surtout si les projets de l’État de supprimer les quartiers « politique de la Ville » à Paris se concrétisent, ce qui tarirait encore les ressources des structures qui leur viennent en aide. Mais les plus jeunes ne sont hélas pas les seuls à être fragilisés. Le malaise étudiant qui grandit depuis des mois traduit aussi une grande inquiétude. V. Pécresse, ministre en charge de l’enseignement supérieur, ne répond pas à leurs principales difficultés : mieux encadrer les étudiants à l’université, augmenter le montant des bourses pour leur éviter de devoir cumuler « toujours plus » de petits boulots, échouer et finalement abandonner leurs études, faciliter l’insertion des jeunes diplômés dans leur premier emploi, etc. Pourtant, les jeunes sont parmi les premiers touchés par le chômage. Et la substitution du RSA au RMI ne prévoit rien pour les moins de 25 ans. Malgré l’étranglement financier que l’État exerce sur les collectivités locales, la Ville de Paris se bat au quotidien. En construisant des écoles élémentaires supplémentaires et de nouveaux collèges et en renforçant encore l’équipement informatique des écoles, nous voulons offrir aux jeunes les meilleures conditions matérielles pour leur scolarité. Autre exemple, alors que 3 000 places en « stage hebdo » sont d’ores et déjà ouvertes pour les 10- 15 ans pendant les vacances scolaires, nous allons progressivement en faire passer le nombre à 10 000. Nous créons également pour eux le passculture, donnant par exemple accès à 4 spectacles vivants et 4 films d’art et d’essai, et élaborons actuellement un schéma « école et culture » pour jumeler établissements scolaires et culturels de la Ville. Nous investissons aussi un milliard d’euros dans l’université, la recherche, l’innovation et la vie étudiante. Mais nous ne pouvons agir que dans notre domaine de compétence et ne pourrons jamais compenser le désengagement de l’État, par exemple dans les missions locales qui sont au contact direct des jeunes en difficulté ! Pourtant rien ne serait pire que de laisser s’installer la désespérance. Le groupe socialiste, radical de gauche et apparentés est plus que jamais déterminé à soutenir l’équipe municipale constituée autour de Bertrand Delanoë pour que les jeunes Parisiens puissent trouver toute leur place dans Paris, qui doit être plus que jamais leur Ville. n versés en stock-options, en remboursements d’impôts, en rémunérations pour les hauts dirigeants. Partout les salariés expriment leur ras-le-bol d’être toujours les dindons de la farce. Aussi les élus du MRC soutiennent sans réserve les luttes en cours quelles que soient leurs formes. La violence qui s’exprime est à la hauteur de la violence et du mépris subis par les salariés. L’accès pour tous aux services publics c’est le choix de notre groupe. Lors du Conseil de Paris d’avril, le groupe MRC a déposé un vœu, afin qu’une consultation citoyenne sur l’avenir de notre service postal puisse avoir lieu dans les mairies d’arrondissement. Nous sommes heureux qu’il ait été soutenu par tous les groupes de la majorité. n
GrouPe union Pour une MaJorité de ProGrès à Paris et aPParentés Jean-françois laMour Président du GrouPe « Paris doit sortir plus forte de la crise » Dans un cadre national et international profondément remodelé par la conjoncture financière, économique et sociale, les grandes métropoles européennes ont un rôle de premier plan à jouer dans la sortie de crise. Paradoxalement, une telle épreuve est souvent un tremplin vers une nouvelle dynamique économique. Paris se doit donc de prendre toute sa place en anticipant la sortie de crise afin d’en tirer tous les bénéfices possibles pour son statut de métropole européenne et internationale. Le président de la République, Nicolas Sarkozy, l’a bien compris en maintenant le cap d’un Grand Paris ambitieux, lors de son discours à la Cité nationale de l’Architecture et du Patrimoine, prononcé le 29 avril dernier : « Il faut mettre le Grand Paris au cœur de notre stratégie de relance économique. Il nous faut soutenir l’activité en préparant l’avenir ? Alors faisons-le avec le Grand Paris. La crise, c’est l’occasion ou jamais de « surloyers : qui veut tuer la mixité sociale ? » tribunes les GrouPes du conseil de Paris GrouPe coMMuniste ian brossat Président du GrouPe Alors que la crise économique et sociale fragilise de plus en plus les salariés, la loi Boutin entre en vigueur et ajoute encore plus de précarité à la précarité. La loi Boutin, c’est le surloyer que devront bientôt acquitter un grand nombre d’occupants de logements sociaux. Il paraît qu’ils sont trop riches pour leur appartement. Mais, pour le gouvernement, l’opulence commence par exemple à 1 300 euros par personnes pour un couple sans enfants. À Paris, on sait bien que ce n’est pas du luxe. L’ampleur et la soudaineté des surloyers vont obliger un grand nombre faire en dix ans ce qu’autrement on ne pourrait pas faire en quarante ans. » Paris doit aujourd’hui relever des défis majeurs pour son avenir, celui des Parisiennes et des Parisiens. Ces derniers ont plus que jamais besoin du soutien de leur municipalité. Mais la réponse du maire de Paris, Bertrand Delanoë, est quasi inexistante. Alors que le président de la République et le Gouvernement multiplient les initiatives de soutien à l’économie et à la population française, le silence du maire de Paris face aux besoins des Parisiennes et des Parisiens est assourdissant. Preuve en est le saupoudrage des mesures prévues par l’Exécutif parisien. Ainsi, quand Bertrand Delanoë annonce en mai la création d’un nouveau programme de formation qualifiante sur les métiers porteurs d’emploi (services à la personne, métiers de maintenance ou de logistique), il oublie de préciser que cela était déjà compris dans le Plan départemental d’Insertion (PDI), présenté en février dernier. Il en va de même avec la création d’une plate-forme de retour à l’emploi pour les allocataires du RMI relevant du secteur de la communication ou ayant un projet artistique comme avec l’objectif affiché de 2 300 retours à l’emploi en ©s. robichon/Mairie de Paris de Parisiens à déménager. Comme il y a peu de logements abordables à Paris, c’est un véritable exode des revenus modestes et moyens qui se prépare. Il s’agit de familles, de couples de salariés, de retraités. La loi Boutin dénature profondément le logement social. Elle veut en faire un ghetto pour les plus pauvres, au mépris de toute mixité sociale. Gare à ne pas devenir un petit peu moins précaire ou à voir sa carrière progresser doucement : c’est un appartement que l’on risque de perdre. Notre ambition d’un Paris accessible à tous est remise en cause. Au lieu d’une justice sociale, il nous faudra faire avec le privilège de la fortune ou la faveur d’une aumône publique. Entre les deux, point de salut. La richesse de ©s. robichon/Mairie de Paris 2009 via les contrats aidés. Autant de dispositions déjà inscrites dans le PDI 2009. Bertrand Delanoë manque cruellement d’inventivité et de dynamisme face à la crise. Son attitude tient difficilement la comparaison avec l’énergie et la réactivité du Gouvernement. À titre d’exemple, l’État investira directement quatre milliards d’euros dans des domaines stratégiques (infrastructures, développement durable, enseignement supérieur et recherche, etc.). Pour accompagner les salariés victimes de licenciement, une dotation budgétaire supplémentaire de 500 millions d’euros sera accordée au financement de la politique de l’emploi. 1,45 milliard d’euros sera consacré au logement en 2009-2010 en plus des mesures déjà engagées. Malgré le manque d’ambition de Bertrand Delanoë pour la capitale, il faut espérer que Paris sortira plus forte des épreuves économiques pour offrir aux Parisiennes et aux Parisiens des perspectives d’avenir tangibles. Le projet du Grand Paris, porté par Nicolas Sarkozy, met en tout cas Paris sur la bonne voie pour y parvenir. n notre ville, la diversité de ses familles, de ses activités est gravement menacée. À l’évidence, en plus de ne rien faire pour combattre la crise qui s’abat sur nous, le gouvernement fait le choix de l’aggraver en diminuant le budget du ministère du Logement. Débrouillez-vous, c’est tout ce qu’il sait dire. Au contraire, sous l’impulsion des élus communistes, Paris s’engage en faveur du logement social, avec l’objectif des 20% en 2014. D’ici là, ce sont 6 800 nouveaux logements par an avec le souci de toucher le plus grand nombre possible. Parce que le pire, ce serait d’exclure une catégorie de Parisiens parce qu’ils ne sont pas dans la bonne tranche. n àParis Été 2009/33



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