à Paris n°29 déc 08/jan-fév 2009
à Paris n°29 déc 08/jan-fév 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°29 de déc 08/jan-fév 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ville de Paris

  • Format : (210 x 264) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 33,8 Mo

  • Dans ce numéro : en piste pour l'hiver !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Tribunes GROUPE SOCIALISTE, RADICAL DE GAUCHE ET APPARENTÉS L'Etat doit rembourser les Parisiens Les gouvernements de droite se succèdent depuis 2002. En matière fiscale, depuis six ans, la rente est hélas favorisée au détriment de l'innovation, le paquet fiscal préféré aux aides à la recherche et à l'investissement des PME. Ainsi, les seules baisses d'impôts qui ont été décidées ont profité à ceux qui en avaient le moins besoin, pendant que les prélèvements comme les franchises augmentaient pour tous les autres. Or le constat dressé par François Pillon lui même est cruel: les caisses de l'Etat sont vides, la dette se creuse au détriment des générations futures, la compétitivité de nos entreprises se dégrade ent:ratnant un impressionnant déficit de notre commerce extérieur, le pouvoir d'achat de la majorité des français recule et les inégalités se creusent, notamment au détriment des classes moyennes. A Paris, depuis sept ans, nous adoptons une toute autre stratégie. Celle-ci est fondée sur un investissement dynamique, un soutien aux Parisiens qui en ont le plus besoin et des finances mattrisées. Un investissement dynamique tout d'abord car c'est la dé de notre réussite pour demain: en proposant aux entreprises - et notamment aux PME innovantes- des conditions d'installation attractives à Paris, en investissant massivement dans GROUPE LES VERTS la recherche et l'université (plus de 400 millions d'euros entre 200 1 et 2007, plus d'un milliard de 2008 à 2014) ou encore en équipant notre territoire en internet à très haut débit. Dans le même temps, nous renforçons nos équipements publics utiles au plus grand nombre: en construisant des crèches et des écoles, en favorisant des transports publics performants et respectueux de l'environnement, en construisant plusieurs dizaines de milliers de logements, en investissant pour nos aînés... Surtout, depuis 2001, l'accroissement considérable des investissements municipaux s'est faite sans augmentation des impôts locaux. Et l'endettement de Paris demeure très inférieur à la moyenne des grandes villes de France, bien en-deça de villes comme Marseille ou Bordeaux, pourtant dirigées par l'UMP. Pendant la campagne municipale de mars dernier, Bertrand Delanoë ! s'est engagé à maintenir jusqùen 2014 un haut niveau d'investissement de la Ville, à continuer de mattriser la dette pour conserver le triple A des agences de notation mondiales et à n'augmenter la fiscalité que de manière très modérée. Or aujourd'hui, le cumulde transfert des charges financières de l'Etat vers les collectivités locales est devenu- de l'avis unanime des maires de France - insupportable. Qu'on y songe : l'Etat doit à la Ville de Paris 106 millions d'euros au titre du RMI versé entre 2004 et 2007, 12 millions d'euros pour l'aide personnalisée à l'autonomie des personnes âgées (APA), 42 millions d'euros au titre des couvertures du périphérique... Au total, ce sont 220 millions d'euros que l'Etat doit aux Parisiens. Et le Gouvernement annonce pour 2009 une baisse générale des dotations aux collectivités, de l'ordre de 60 millions d'euros pour notre seule ville ! Et tout ceci avant la crise financière mondiale, donc bien à cause d'une politique économique et sociale rétrograde et injuste dont les Parisiens n'ont évidemment pas à subir les conséquences. Le groupe socialiste, radical de gauche et apparentés lance donc un cri d'alarme pour que le Gouvernement s'engage à cesser de faire payer aux collectivités - qui prennent déjà en charge plus de 70% de l'investissement public -la facture de ses propres errements. Jean-Pierre Caffet, président du sroupe Des écoquartiers plutôt que des tours ! En septembre 2008, le promoteur immobilier Unibail et Mme Hidalgo présentaient à la presse un projet pré-ficelé de tour pour la porte de Versailles. Architectes, emplacement, plans, tout ou presque était décidé. Avant même la première réunion publique avec les Parisiens. Trois mois plus tôt, pourtant, c'est bien pour un "processus de débat et de concertation" que le Conseil de Paris avait voté. Craignant que la concertation ne soit que de façade, nous avions proposé d'organiser un referendum local sur ces tours, refusé par le PS. Nous continuerons de mettre nos énergies au service d'un débat démocratique. Paris doit-il se doter de nouvelles tours ? Véritables catastrophes écologiques (la oonsommation en énergie des tours les plus innovantes est six fois supérieure aux exigences du Grenelle et du Plan climat de Paris), elles seront trop chères pour le logement. Elles n'accueilleront que des bureaux de luxe. A l'heure du grand Paris, la construction de tours au bord du périphérique est-elle vraiment le meilleur moyen de resserrer les liens de Paris avec sa couronne ? Des quartiers socialement et écologiquement modèles, les écoquartiers, voient peu à peu le jour partout en Europe. Elaborés en concertation avec les habitants, ils allient des bâtiments à énergie positive à des infrastructures de qualité, des équipements publics à des logements sociaux.lls permettent en outre de créer des dizaines de milliers d'emplois non-délocalisables (isolation thermique, énergies renouvelables, etc.). Paris doit-il se tenir à l'écart de cette révolution majeure, qui concilie qualité de vie, innovation, mixité sociale, réduction de la facture énergétique des ménages, et excellence environnementale ? Constructifs, porteurs d'alternatives pour une ville écologique et solidaire, nous restons mobilisés, afin que demain, chacun vive mieux à Paris. Les éluEs du groupe
GROUPE UNION POUR UNE MAJORITI DE PROGRh.l PARIS ET APPARENTh Grand Paris: l'enjeu capital Depuis le lancement par le Président de la République, à l'automne dernier, du projet d'aménagement global du Grand Paris, le danger immédiat serait que cette formidable initiative se transforme en débat sur un mille-feuille institutionnel où le Grand Paris n'offrirait qu'une strate supplémentaire. Le Grand Paris, c'est d'abord une idée, une vision. Une vision du temps et de l'espace au service de plus de 10 millions de "grands parisiens". C'est la raison pour laquelle le Chef de l'Etat souhaite, à juste titre, un projet fort, original et réaliste pour Paris, un projet pour une grande métropole du XX:Ie siècle de l'après Kyoto. Avec le Grand Paris, notre capitale doit d'abord répondre aux attentes des "grands parisiens" en matière de logement et d'emploi, d'environnement et de transports, d'éducation et de services publics, en somme de lien social. Avec le Grand Paris, la capitale de la France doit ensuite s'inscrire dans un contexte national, et chacun sait les tendances centralisatrices de notre pays. Aussi sommes-nous convaincus que le projet du Grand Paris est l'occasion de repenser notre GROUPE COMMUNISTE Cap sur la Métropole Le débat sur Paris Métropole est particulièrement vif: difficile de rester indifférent. Et Paris est en pointe. Qu'en est-il aujourd'hui ? L'histoire des relations entre Paris et sa métropole s'est longtemps écrite sur le mode de l'indifférence. Paris a pensé qu'elle se suffisait à elle-même, que son évolution pouvait se faire en dehors de son environnement. Or, nous vivons dans un monde complexe, où les rapports d'interdépendance sont multiples, dans lequel les problèmes qui se posent à chacun doivent recevoir une réponse cohérente et globale. C'est pourquoi Bertrand Delano a souhaité, dès 2001, ouvrir une nouvelle page dans les rapports entre Paris et les collectivités voisines. Il a capitale en termes de frontières et d'identité. Avec le Grand Paris, la France doit enfin acquérir la capacité de s'inscrire naturellement dans un contexte de concurrence internationale. D'où la nécessité de disposer d'infrastructures de desserte et de logistique adaptées aux domaines terrestres, aériens, fluviaux et maritimes pour concilier développement et environnement. Paris doit aujourd'hui relever trois défis: - le défi économique. Il faut favoriser la création de richesses et d'emplois, en renforçant la compétitivité, l'attractivité et le dynamisme du Grand Paris face à des métropoles telles que Londres, Tokyo ou New York. - le défi environnemental en intégrant la logique du développement durable et la nouvelle donne écologique mondiale, notamment dans le domaine des transports ou des grandes infrastructures. - le défi de l'innovation avec des grands projets architecturaux, sources de rayonnement, tout en préservant Paris comme capitale intellectuelle grâce à ses grandes universités ou ses centres de recherche de renommée mondiale. Oui, il faut faire le Grand Paris, mais pas en confié à un élu communiste du 20e arrondissement, Pierre Mansat, la charge de mener à bien cette mission et de nourrir le projet "Paris Métropole". Paris Métropole, qu'est -ce que c'est ? Le cœur de l'agglomération parisienne est confronté à des défis propres aux grandes métropoles: logement, transports, urbanisme, développement économique, emploi... Nous devons trouver avec les collectivités voisines l'échelon pertinent pour conduire des projets partagés : bilatéral ou métropolitain, selon les cas. L'objectif est d'améliorer, dans tous les domaines, la qualité de vie des habitants de notre territoire, portés par un destin commun. vidant de sa substance ce qui en fait le cœur. Dans le futur schéma de l'agglomération, le Paris des vingt arrondissements ne saurait être réduit à une fonction de "ville-musée" ou de cité résidentielle privilégiée. Oui, promouvoir le Grand Paris c'est surtout obtenir un taux de croissance du double de la moyenne nationale qui permette un vrai retour à l'emploi, générant de nouveaux investissements pour la construction de logements, de transports en commun et répondre aux attentes du Grenelle de l'Environnement. Promouvoir le Grand Paris, c'est défendre Paris et ses atouts: sa fonction résidentielle diversifiée, sa vitalité économique, son activité universitaire, culturelle et sportive, son identité porteuse de création, d'audace et de croissance. Jean-Franls Lamour, président du sroupe, Laurence Douvln, première vice-présidente et Jean-Jacques Cilanneslnl, vlce-prêsldent dêlêsuê Paris Métropole, c'est inventer une nouvelle façon de "faire ville" ensemble, de façon plus solidaire, plus efficace, plus réaliste. La vie des citoyens n'est plus déterminée uniquement par des frontières administratives, et ils exigent, sur l'ensemble du territoire, la qualité et l'égalité des services. Nous sommes entrés dans une culture de la concertation et de la coopération. Nous nous mobilisons pour que cette nouvelle ère prenne en compte l'exigence sociale et démocratique des Parisiens et des habitants de la métropole. Les éluEs du 1roupe



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