à Paris n°28 sep/oct/nov 2008
à Paris n°28 sep/oct/nov 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°28 de sep/oct/nov 2008

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ville de Paris

  • Format : (206 x 264) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 57,4 Mo

  • Dans ce numéro : tout sur la rentrée.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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La chambre de Prévert rue Saint-BenoituartiersIlbalade 34 Il àParis Il trimestriel automne 2oo8 M archer dans Paris dans les pas de Prévert est une entreprise hasardeuse. Très tôt, Jacques hérite de ses parents un sérieux penchant pour le nomadisme. Pas un quartier que le poète-auteurscénariste n'ait écumé, pas un café où il n'ait écrit. Mais il a gardé toute sa vie un attachement particulier pour le 6e arrondissement, qui a vu sa jeunesse et ses premiers succès. Pour retrouver le jeune Prévert, dirigez-vous vers les tours de Saint-Sulpice et sa fontaine sculptée, récemment rénovée. Le futur anticlérical convaincu y a passé ses années d'enfance à accompagner son père dans ses visites aux "nécessiteux': C'est là aussi qùil rencontre le Paris populaire qui lui devra tant de poèmes et de films.• Une cour intérieure qui le fascine Arrêtez-vous au 7 de la rue Vaugirard, près du théâtre de l'Odéon. Jacques a sept ans lorsque sa famille s'installe au troisième étage de cet immeuble tout de guingois, dans lequel se trouve déjà une cour intérieure, un lieu de vie qui fascine Prévert et lui inspirera son film Le crime de M. Lange. Son école communale est toujours au numéro 9. Mais la famille déménage bientôt quelques rues plus loin au 4, rue Pérou, magnifique hôtel particulier. La monumentale porte cochère et la cour sur laquelle donnent plusieurs appartements feraient presque oublier les difficultés financières que traversaient les Prévert à l'époque. A deux pas de là, face au Sénat, la rue de Tournon accueille en 1910 Jacques au cinquième étage du numéro 5. De grands hommes l'avaient précédé, comme Gros, inventeur du phonographe, mais aussi Gambetta et Daudet. Ici, la fameuse cour d'immeuble a abrité une idylle d'enfants ; au rez-de-chaussée habitait Simone Dienne, qui deviendra la première femme de Jacques Prévert. Ces différentes adresses avaient un point commun : le jardin du Luxembourg tout proche, terrain de jeu de Jacques qui y faisait les 400 coups. Impossible de ne pas y flâner pour contempler le décor de son enfance. Autour du grand bassin, les allées sont aussi policées et tranquilles que le jeune Prévert était indiscipliné et turbulent. En sortant du Luxembourg, dirigez-vous vers la rue d'Assas. Au numéro 68, le collège-lycée Saint -Sulpice mérite un arrêt: anciennement nommée Octobre André-Hamon, cette école catholique est celle C'est le groupe où Prévert a fait ses classes de 1908 à 1914.Audelà de l'entrée moderne, les vieux bâtiments de théâtre contestataire du collège et la cour de récréation, se souviennent de Prévert, l'élève le plus célèbre de l'éta­ auquel il adhère en 1932 blissement, mais pas le plus assidu.
entrée dus. rue de Tournon, la rue Férou et le clocher de Saint-Sulpice ; page de gauche, le jardin du Luxembourg alors qu'il tourne Les enfants du Paradis, il y rencontre Sartre, Beauvoir et les existentialistes. La bande à Prévert a marqué la mémoire des deux cafés mythiques. C'est le moment de faire une pause et de s'imprégner de l'atmosphère des lieux... Ici, à la fin de la guerre, la sortie de Paroles fait de Jacques Prévert le phéno-'"NCJERGE mène littéraire du moment. Les étudiants Bref retour à Saint -Sulpice pour voir le dernier foyer des Prévert, qui s'y installent en 1912. Le 7 de la rue du Vieux Colombier appartient à la caserne des pompiers. Les parents de Prévert y vivront jusqu'à leur mort (1936 et 1946). Son certificat d'études en poche, l'ado, qui enchaîne les petits boulots, s'éloigne des clochers de Saint­ Sulpice. Le service militaire marque un tournant et débouche sur les "années Montparnasse" c avec les surréalistes d'André Breton.• Les intellectuels au café A l'approche de la trentaine, Prévert revient dans le quartier de ses premières amours. Suivons-le en prenant la rue Bonaparte jusqu'au boulevard Saint-Germain. Comme tous les intellectuels de l'époque, il fréquente assidûment les cafés de Saint-Germain-des-Prés. Aux Deux Magots il compose un manifeste "anti-Breton" et fait du Flore le quartier général de son groupe de théâtre contestataire "Octobre". En pleine Occupation, Passage de la Petite-Boucherie, terrasse et salle du café les Deux Magots U récitaient ses poèmes, ses textes étaient chantés par Gréco et Montand. De cette époque, où Prévert était le symbole germanopratin, il ne reste malheureusement plus que l'ancien hôtel Montana, au 28 de la rue Saint-Benoît, où il vécut au septième étage, contre le café de Flore. Mais tout le monde le sait: longtemps après que le poète a disparu, ses poèmes courent toujours dans les rues. N'hésitez donc pas à faire un dernier détour par le 18 de la rue Saint-Benoît: un collège y a pris le nom de Jacques Prévert, comme pour nous rappeler qu'il est encore aujourd'hui l'enfant chéri de Saint -Germain-des-Prés.• Retrouvezpp. 28 et 29 l'exposition dédiée à Prévert à l'Hôtel de Ville Les précédentes balades sont sur, Tourisme.paris.fr trimestriel automne 2oo81/àParis Il 35



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