à Paris n°28 sep/oct/nov 2008
à Paris n°28 sep/oct/nov 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°28 de sep/oct/nov 2008

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ville de Paris

  • Format : (206 x 264) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 57,4 Mo

  • Dans ce numéro : tout sur la rentrée.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Tribunes GROUPE SOCIALISTE, RADICAL DE GAUCHE ET APPARENTES Affirmer nos valeurs en toutes circonstances Diriger Paris, c'est d'abord tenter de se hisser à la hauteur de son histoire et de son destin. Tous élus confondus, nous affirmons au Conseil de Paris être fiers de notre Ville, de son image à travers le monde. Or l'actualité internationale est riche : des jeux de Pékin aux catastrophes humanitaires, de la présidence française de l'Union européenne aux extrémismes religieux... Et parce que Paris est riche de sa diversité, parce qu'elle est insérée dans le réseau du monde, cette actualité résonne au quotidien sur son territoire. Pourtant dans l'action municipale, certaines critiques se font jour, comme lorsque nous décidons de faire citoyens d'honneur de la Ville des hommes ou des femmes menacés dans leur liberté, voire dans leur existence même: Paris devrait rester tranquille - voire même se taire-dès lors que des intérêts particuliers immédiats, par exemple commerciaux, sont en jeu. Eh bien non ! Nous avons des devoirs envers Paris: assumer des valeurs universelles, ce qui signifie aussi soutenir avec GROUPE LES VERTS force ceux qui partout résistent pour faire triompher la dignité humaine. Il ne faut jamais céder. Par respect des Parisiennes et des Parisiens que nous représentons, bien si.Îr. Mais aussi parce que les petits calculs à courte vue qui veulent faire fi de ces principes se retournent toujours contre leurs auteurs. Ne l'oublions pas: si Paris est la première destination touristique mondiale, c'est parce qu'elle est à la fois la Ville Lumière et la ville des Lumières. Ainsi Paris a décidé en 200 1 de rompre son "splendide isolement": en s'ouvrant à ses voisins à travers la Conférence métropolitaine bien sOr, mais aussi en développant sa coopération décentralisée, c'est-à-dire son lien au monde. En présidant l'association des maires francophones, en co-présidant l'association des Maires du Monde (Cités et Gouvernements Locaux Unis dont le siège est à Barcelone), le maire de Paris veut montrer que notre capitale prend toute sa part de responsabilité dans ce nouveau champ de la gouvernance. Mais c'est aussi la possibilité formidable Plan climat: des paroles et des actes 1 En octobre 2007, sous l'impulsion de l'adjoint au maire Vert en charge de la propreté, des espaces verts et de l'environnement, le Conseil de Paris a voté à l'unanimité un Plan climat visant à lutter contre les dérèglements climatiques par une réduction importante des émissions de gaz à effet de serre à Paris. Ce vote acquis, la mise en œuvre concrète du plan nécessite sa prise en compte par l'ensemble des services de la Ville. Il faut désormais passer à la vitesse supérieure. Les projets présentés au vote des élus doivent désormais prendre systématiquement en considération les préconisations du Plan climat. d'échanger entre grandes villes sur les expériences réussies et apprendre ainsi des autres dans tous les domaines : en matière d'urbanisme, de déplacements, de logement, de développement économique, d'emplois, de rythmes de vie urbaine, de culture etc. D'aucuns peuvent penser que notre développement économique, notre capacité à innover ne peut se faire sans accepter une part de compromission avec des parties du monde où ne sont pas respectées les valeurs de la dignité humaine, où l'autoritarisme politique se conjugue avec le laisser-faire économique. Ce n'est pas l'avis des élus du groupe socialiste, radical de gauche et apparentés. Au contraire, c'est la fermeté sur des valeurs, l'ouverture aux autres dans le respect de chacun qui guide nos actions. Oui, en affirmant nos valeurs et en partageant avec les autres nos savoir-faire respectifs, nous construisons dignement l'avenir de Paris. Jean-Pierre caffet, pn\sldent du sroupe A l'évidence, certains projets municipaux n'ont toujours pas intégré cette nouvelle dimension. Ainsi, il ne peut plus être question de développer la climatisation dans certaines bibliothèques, d'omettre de prévoir une meilleure isolation thermique des lycées, collèges, écoles ou encore de poursuivre le recours aux phytotoxiques dans les stades, d'acheter des véhicules utilisant des agrocarburants -qui font l'objet de constats catastrophiques, tant pour leurs conséquences sur les prix des matières premières alimentaires que pour leur bilan écologique - ou encore de construire des tours toujours plus hautes et énergivores... C'est la crédibilité de la politique parisienne du climat, et des engagements pris devant les Parisiens, qui se jouent dans la capacité à passer de la parole aux actes. Les Verts pèseront de tout leur poids en ce sens, notamment sous l'impulsion du nouvel adjoint chargé de l'environnement, du développement durable et du Plan climat. n y a en effet urgence à mettre la question du changement climatique au cœur des politiques publiques. A la différence d'un Gouvernement qui prétend faire une révolution écologique mais repousse sans cesse le moment d'agir, Paris doit être exemplaire et montrer la voie de la conversion écologique. Les éluEs du sroupe
GROUPE UNION POUR UN MOUVEMENT POPULAIRE Logement: pour une autre politique en faveur des classes moyennes Le maire de Paris promettait en 2001 un changement d'ère. Sur au moins un aspect, cette promesse a bien été tenue : en quelques années, Paris a intégré le club très fermé des villes les plus chères du monde. Et si la Municipalité parisienne n'est pas la seule responsable de la flambée immobilière, reconnaissons qu'elle l'a bien accompagnée et qu'elle en est l'heureuse bénéficiaire au point de devenir "spécula-dépendante". Ajoutons à cette observation, la caractéristique propre à notre ville, d'une majorité d'appartements de petite taille où le logement le plus fréquent est formé de deux pièces, et l'on mesure toutes les difficultés notamment pour les familles à demeurer dans la capitale. La majorité municipale se défausse avec constance de ses responsabilités dans l'actuelle asphyxie locative et la hausse des prix de l'immobilier, dans l'augmentation phénoménale des demandeurs de logement social. Pourtant les tensions dans les secteurs de la location et de l'acquisition trouvent aussi leur origine dans la raréfaction organisée de la construction sociale et GROUPE COMMUNISTE privée, dans la diminution des surfaces constructibles voulue par le Plan Local de l'Urbanisme voté en 2006 et que le groupe UMPPA avait dénoncé comme un plan de stagnation au service d'une ville-musée. Que le nombre des demandeurs de logement soit passé de 91 000 en 2001 à 110 000 en 2008, n'est ce pas là une conséquence des achats d'immeubles occupés qui gonflent artificiellement le parc social sans offrir de logements disponibles ? Est-il utile de souligner encore que financer n'est pas construire ? Autre sujet de désaccord qui vient de nous opposer à la Municipalité, celui de l'augmentation des loyers et des charges au sein de l'Opac. On aurait apprécié que la majorité municipale, toujours prompte à moraliser, obtienne de son principal bailleur social, lors de son récent Conseil d'administration, un gel des hausses prévues pour 2008. En cinq ans elles ont déjà atteint plus de 11%. Difficile à la Municipalité d'accuser en la matière l'Etat: jamais les crédits versés par le gouvernement à la Capitale n'ont été aussi Services publics: un choix d'avenir Nom de code: R. G. P.P. En mettant en place sa "Révision générale des politiques publiques", le gouvernement a lancé un véritable plan de casse des services publics. Ecole, santé, logement: autant de secteurs qui relèvent de l'intérêt général et que l'Etat choisit de mettre à la diète. Les usagers en seront pour leurs frais: classes surchargées dans les écoles, soins et médicaments déremboursés, surloyers qui feront fuir les classes moyennes du logement social. Cette politique est un non-sens. Alors que les inégalités sociales explosent, alors que l'exigence écologique s'impose, nous avons plus que jamais besoin de services publics. Si nous voulons faire de Paris un pôle de résistance à la droite, il faut placer notre ville aux avant-postes dans le refus des pratiques concurrentielles et faire le choix du service public. n faut le faire pour le logement et pour tous les services majeurs offerts pour la collectivité. Les élus communistes ont eu l'occasion de le rappeler à plusieurs reprises: la propreté, les parcs et jardins notamment doivent relever du service public et bénéficier du personnel nécessaire. Dans les mois qui viennent, Paris va se doter d'un service public de l'eau. C'est une nouveauté. Aujourd'hui, la distribution de l'eau est aux mains d'entreprises privées, filiales de Suez et de Véolia, qui font des importants, jamais les "outils" législatifs et réglementaires pour produire du logement social aussi complets, et la volonté de créer et céder à la ville du foncier constructible aussi tangible. En effet, la relance de la construction est le passage obligé pour remettre la ville en mouvement. C'est pourquoi la politique du logement nécessite aussi d'être intégrée dans le cadre de la réflexion actuellement menée, à l'initiative du Président de la République, sur Paris Région Capitale. Nos possibilités foncières, les capacités du parc existant rendent indispensables de mettre en cohérence les politiques urbaines des collectivités formant l'agglomération. Il convient désormais de définir une même vision prospective du développement et de l'aménagement des territoires. C'est dans cet esprit, que le groupe UMPPA organisera sa première université d'été au mois de septembre consacrée à l'urbanisme et au logement. Jean-François Lamour, président du sroupe profits sur le dos des usagers. En 2009, les contrats de délégation au privé arrivent à échéance. La majorité de gauche à Paris a choisi de revenir à une gestion municipale de l'eau. Ce choix devra permettre de stopper la hausse du prix de l'eau et de placer cette ressource naturelle hors de la sphère marchande. A l'heure où la droite privatise à tour de bras, Paris montrera ainsi qu'une autre politique est possible lan Brossai, prêsldent du sroupe



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