à Paris n°27 jun/jui/aoû 2008
à Paris n°27 jun/jui/aoû 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°27 de jun/jui/aoû 2008

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ville de Paris

  • Format : (207 x 264) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 27,3 Mo

  • Dans ce numéro : spécial été : Paris - Plages.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Tribunes GROUPE UNION POUR UN MOUVEMENT POPULAIRE Pour un droit au service minimum d'accueil à l'école les jours de grève Les élèves des collèges et des lycées sont généralement accueillis dans leur établissement scolaire les jours de grève. En revanche, rien n'est prévu pour les plus jeunes élèves, issus des écoles maternelles et élémentaires dont les parents découvrent souvent trop tard, la veille ou le jour même de la grève que leur école sera fermée. Si la hberté des enseignants de faire grève doit être respectée, la hberté de travailler des familles doit l'être aussi. C'est la raison pour laquelle dans un courrier adressé au maire de Paris le 5 mai dernier et cosigné par les huit maires d'arrondissement de l'opposition, j'ai demandé à M. Delanoè ! d'organiser un service minimum d'accueil dans les écoles maternelles et élémentaires lors dela grève de l'Education nationale le 15 mai dernier. Pour toute réponse, le maire de Paris a refusé la mise en œuvre de ce dispositif pour des raisons purement politiciennes arguant que le principe du droit de grève des agents de la Ville de Paris serait entravé. Tout cela est infondé puisque aucun enseignant n'a été engagé pour assurer les cours à GROUPE COMMUNISTE la place des enseignants grévistes, il s'agissait de la mise en place du service minimum d'accueil pour les communes qui étaient libres d'accepter ou de refuser. En effet, la proposition du Ministre de l'Education nationale consistait tout d'abord à aider les parents d'élèves à faire tàœ, lors d'une grève comme celle du 15 mai. à une journée très compliquée les obligeant à prendre un jour de congé ou de RTf quand cela leur était posstble. n n'est pas acceptable que les familles soient ainsi prises en otage d'autant plus qu'après les congés du mois de mai, il était très difficile pour les moins aisées d'entre elles ou monoparentales de gérer cette absence d'école. Pour pallier une telle désorganisation, le maire de Paris avait la possibilité en liaison avec le Rectorat de passer une convention d'organisation afin de mobiliser les agents territoriaux nécessaires à l'accueil des écoliers dont les instituteurs étaient en grève. n faut aussi préciser que cette convention pouvait bénéficier d'un financement par l'Etat qui s'engageait à rembourser les communes dans un délai de 35 jours suivant la grève. Qui veut la peau du logement social ? Alors que la crise du logement fait rage, la droite lance une nouvelle offensive contre le logement public. Son objectif: diminuer les dépenses de l'Etat en faveur du logement. Pour cela, le gouvernement prévoit d'abaisser le plafond ouvrant droit à une HLM, et de faire payer par tous ceux qui le dépassent un loyer plus élevé. La droite présente cette mesure comme une bonne nouvelle pour les familles les plus populaires qui deviendraient prioritaires. En réalité, c'est un cadeau empoisonné pour les salariés modestes puisqu'il mène tout droit à la constitution de ghettos de pauvres. Et c'est un cadeau en or pour les spéculateurs auxquels la droite confie le destin 8IlàPrlrls Il ! rimestriel. été 2llllB des classes moyennes. Il y a d'ailleurs quelque chose de profondément absurde à voir la droite exclure les classes moyennes du logement social à coup de surloyers, quelques mois à peine après s'être présentée devant les électeurs parisiens comme le grand défenseur de ces mêmes classes moyennes ! Dans le même temps, le gouvernement prévoit d'accélérer la vente des logements existants. A travers ces mesures, c'est une véritable machine de guerre contre le logement social qui se profile. A Paris, les élus communistes se battent, au contraire, pour élargir l'accès au logement Alors pourquoi un tel dogmatisme de la part du maire de Paris, qui s'inscrit donc dans la logique qu'une grève réussie doit être non seulement une journée sans école pour les enfants, mais surtout l'occasion de gêner un maximum de familles parisiennes. C'est ce que Xavier Darcos a qualifié à juste titre de "double peine pour les familles" ! n faut donc comprendre que le maire de Paris par son refus d'accueillir les enfants les jours de grèves dans les écoles est avant tout un maire militant et non un maire au service de tous les Parisiens. Les élus UMPPA- Union pour une Majorité de Progrès à Paris et Apparentés - qui n'ont eu de cesse d'exiger la mise en place de ce service minimum d'accueil se sont réjouit que le Président de la République annonce le jour de la grève du 15 mai qu'un projet de loi instaurant le SMA et la déclaration des enseignants grévistes 48 heures à l'avance, serait présenté devant l'Assemblée nationale avant l'été. Jean-François Lamour, président du sroupe public. Cela suppose d'accrottre la production de logements sociaux et de veiller à mieux les répartir sur le territoire parisien. Paris n'a pas vocation à abriter des Petits Neuilly, des espaces inaccessibles aux salariés, aux employés, aux cadres, à ces hommes et à ces femmes qui produisent les richesses de notre ville. La détermination des élus communistes comptera, dans la mandature qui s'engage, pour faire vivre la mixité sociale à Paris. lan Brossat, pn&sident du groupe
GROUPE DU MOUVEMENT REPUBLICAIN ET CITOYEN "Banalisation" du Livret A ? Danger ! Le logement est un enjeu majeur pour notre municipalité. Or le projet gouvernemental de "banalisation" du Livret A remet en cause la capacité de financement du logement social. De quoi s'agit-il ? Véritable produit d'épargne populaire, distribué par La Poste et les Caisses d'Epargne, souvent seul accès à la banque pour les plus défavorisés, finançant 80% des logements sociaux, le Livret A est détenu par presque toutes les familles en France: 100 milliards d'euros déposés par 45 millions de titulaires. Or, au 1er janvier 2009, suite aux pressions de la Commission européenne après une plainte des banques françaises, la loi de modernisation GROUPE CENTRE ET INDEPENDANTS de l'économie disposerait que l'ensemble des banques pût distribuer le Livret A. Quelles conséquences ? les banques pourront orienter leurs clients vers d'autres produits financiers, qui eux seront spéculatifs, détournant ainsi à leur profit des sommes initialement destinées aux logements sociaux. les collectivités devront, pour financer les logements sociaux, se tourner vers les banques (30% des sommes sur les livrets A leur serait réservées) qui prêteront à fort taux. Qui paiera l'addition ? Paris a besoin de cette source financière pour proposer aux Parisiens des loyers raisonna- bles: la flambée des prix immobiliers du parc locatif privé rend l'accès à un logement décent prohibitif à la quasi totalité d'entre eux. Le MRC se félicite que son vœu sur la défense du Livret A ait été repris, lors du Conseil de Paris du 21 avril, par la Municipalité. Cela ne saurait suffire: notre groupe appelle les Parisiens à refuser cette véritable privatisation de la solidarité nationale en relayant, par exemple, les initiatives du collectif"Pas touche au Livret X'regroupant nombreux syndicats et associations (www.pastoucheaulivreta.org). Marinette Bache, présidente du groupe Une équipe solidaire au service du Ci rand Paris L'opposition municipale au Conseil de Paris s'appuie sur deux piliers: le groupe UMP et le groupe "Centre et Indépendants" composé d'hommes et de femmes politiques de terrain, issus de différents courants dont la plupart sont les héritiers de l'UDF. Dans le cadre de la politique d'ouverture proposée par le maire de Paris, nous avons accepté de présider, avec Geneviève Bertrand, la commission Culture et Relations internationales et d'assumer deux vice-présidences de commissions, celle du Développement économique et Affaires générales avec Valérie Sachs et les Affaires sociales et santé avec Catherine Bruno. Forts de cette nouvelle responsabilité, avec Jean-Marie Cavada, notre porte-parole et les autres conseillers de Paris du groupe, nous serons attentifs à ce que la résolution des problèmes parisiens, logement, transports, circulation, urbanisme, sorte de la barrière mentale que constitue le périphérique pour s'inclure dans un espace plus large, plus en phase avec la mondialisation. C'est la raison pour laquelle la première décision que nous avons prise est de constituer avec le groupe Centre et Apparentés de la Régionlle-de-France une commission mixte, première étape de notre participation active à la mission ministérielle de Christian Blanc sur le Grand Paris. Face à la concurrence internationale des grandes métropoles, nous nous associerons à toutes les mesures renforçant le rôle international de Paris et nous contribuerons "au développement d'une véritable ambition économique dans le cadre d'un environnement social, équitable, transparent et efficace", comme le souligne notre Conseiller, l'économiste Christian Saint-Etienne. Yves Pozzo Dl Borgo, président du groupe Ces tribunes n'engagent pas la Rédaction du magazine. MAIRIE DE PARIS trimestriel été 2oo81/àParis Il 9



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