à Paris n°26 mar/avr/mai 2008
à Paris n°26 mar/avr/mai 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°26 de mar/avr/mai 2008

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ville de Paris

  • Format : (206 x 264) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 69,3 Mo

  • Dans ce numéro : le Paris des savoirs.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Trottoirs aménagés, bandes de guidage pour mal ou non-voyants, accès aux centres de loisirs... Paris progresse pour rendre la ville plus accessible aux personnes handicapées. 18 Il à Paris Il trimestriel. printemps 2oo8 M onter dans un bus, se déplacer en fauteuil sur un trottoir, lire une page Internet: autant de gestes de la vie quotidienne qui peuvent s'avérer difficiles pour les Parisiens handicapés. Près de 150 000 personnes sont concernées dans la capitale. La Commission communale d'accessibilité des personnes handicapées et les services de la Ville de Paris travaillent pour elles.• Trottoirs, feux et bus: des rues équipées A Paris, les feux peuvent parler. "Rouge, piéton, rue du Louvre": un exemple de message que les mal et nonvoyants peuvent entendre grâce à un boîtier ou un bouton poussoir sur le feu. "Cela parle quand c'est rouge, cela chante quand c'est vert", résume Hava Hoxa, de la Direction de la voirie et des déplacements. Une ritournelle qui pourrait devenir très prochainement... un chant d'oiseau ! Avec 4 200 feux sonores répartis sur 629 carrefours, tous installés par les équipes de la Ville, mais aussi près 35 000 aménagements de trottoirs et des bandes "podotactiles" (sensibles au pied) devant les traversées piétonnes ou les souterrains, les rues sont désormais accessibles. Les bus ont suivi le mouvement: les véhicules s'équipent de palettes rétractables et la totalité du réseau sera couverte à la fin de l'année. Les Traverses (navettes inter-quartiers) le sont déjà, tout comme le tramway. En l'absence de norme nationale, la Ville expérimente. Des bandes de guidage élastiques collées sur la chaussée sont ainsi en test. "Une personne mal ou non-voyante qui traverse reçoit une information sonore, explique Alain Mazars, chef de l'Agence de la Mobilité. Mais il peut sortir de la traversée piétons si le passage est en biais." Idem pour les feux de passage du tramway: difficile de distinguer la sonorisation du signal stop piéton. Des essais sont donc menés avec des associations pour optimiser ce système de feux.• L'accessibilité, pour éviter l'isolement Le Pam (Paris accompagnement mobilité) comptabilise 260 000 courses annuelles. Ce mode de transport destiné aux personnes handicapées a été créé en 2003. Avec un succès croissant: 120 véhicules circulent actuellement dans Paris. "De nombreuses personnes l'utilisent pour aller au travail", précise Alain Mazars. Une aide bienvenue pour les Parisiens lourdement handicapés. "I: accessibilité est essentielle pour éviter l'isolement", reconnaît Florent Martinez, de l'Association des paralysés de France. "Tout a été fait pour mettre aux normes la voirie pari-
Une utilisatrice du Pam (Paris accompagnement mobilité) ; devant la MDPH ; le centre de loisirs Gerty Archimède (12e) sienne, se réjouit-il. Reste à rendre accessible cafés, commerces, salles de spectacles: une seule marche peut empcher de faire ses achats." La Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) a ouvert ses portes en 2007, à deux pas de la gare Saint-Lazare. Ici, l'accessibilité se vit au quotidien, sur 3 500m 2 : 150 Parisiens handicapés y sont accueillis chaque jour. Médecins, psychologues, ergothérapeutes, assistantes sociales ou experts de la langue des signes sont à leur service. Sans compter les quelque 450 appels quotidiens reçus au numéro d'information<*). Dès l'entrée, une borne interactive: audio pour les personnes sourdes, braille pour les non -voyants. Au sol, des repères en relief pour les aveugles. Après l'accueil, une bande de guidage court dans les couloirs. Aux murs, des bornes "multi sensorielles": elles se déclenchent avec une télécommande, et un message vocal indique l'endroit où l'on se trouve. Et des lumières vives se déclenchent au-dessus des portes. La MDPH a été conçue sur des normes d'accessibilité très pointues. "La signalisation a été pensée pour des déplacements autonomes des usagers", détaille Michèle Pivin, directrice adjointe. 120 véhicules du Pam (Paris accompagnement mobilité} totalisent chaque année z6o ooo courses accessibilitéIlServices du groupe est maintenue. "Les enfants valides sont des moteurs, cela pousse les autres à aller plus loin. C'est motivant de voir jouer son voisin. E enfant handicapé montre sa volonté de participer et son intelligence", précise Nathalie Emo, directrice du centre de ressources Enfance handicapée. Des ballons odorants, des jouets sonores: les jeux sont aussi accessibles aux bambins sourds ou aveugles.• La culture à domicile Autre innovation: la Cellule d'assistance et de services culturels à domicile (Cascad) propose gratuitement dans les 12• et 20• arrondissements une permanence d'accueil pour les personnes handicapées ou âgées en perte d'autonomie. Un service de portage à domicile de livres, CD, DVD, documents braille et sonores. Et une aide pour trouver des accompagnateurs pour des sorties culturelles.• (*)Tél. 805800909 (numéro gratuit depuis un poste fixe) MDPH: 6g, rue de la Victoire (ge) Accueil du lundi au vendredi de 70 h à 77 h Plus d'info sur la MDPH, Paris accompagnement mobilité, les centres de loisirs ou l'assistance culturelle à domicile (Cascad)• Tous les enfants au même rythme enappelantle397sousurHandicap.paris.fr Des enfants valides et handicapés à parité: c'est le défi de centres de loisirs d'un nouveau genre, créés en 2004. Ils les fréquentent les mercredis et pendant les vacances scolaires. Deux structures, animées par l'association Loisirs pluriel et soutenues par la Ville, ont ouvert leurs portes. La Mairie de Paris a également créé trois centres. Comme à l'école maternelle Christiani (IS•). Assis sur des bancs rouges et bleus, une dizaine d'enfants écoutent un animateur. "C'est essentiel d'informer les parents en amont, de les associer au projet pour lever les craintes", détaille la directrice Pascale Dondicol. Sa conviction: "le partage de loisirs est important pour une construction de vie." Ici, l'encadrement est renforcé- un adulte pour quatre enfants- et l'attention redoublée, par exemple, pour le suivi d'enfants autistes ou déficients mentaux. "Les premiers jours, certains avaient des craintes, témoigne Maïmouna, une animatrice. C'est vite passé." Le rythme est quelquefois ralenti pour s'adapter à la diversité des activités, mais tous suivent les mêmes : cinéma, théâtre, sorties à la patinoire, cirque. L'unité.ACCÈS A L'INFORMATION MUNICIPALE Le numérique, outil d'avenir Une version braille, une audio: deux services dédiés aux lecteurs mal et non-voyants du magazine à Paris. Depuis janvier 2007, les pages de Paris.fr s'écoutent et les formulaires en ligne (état civil, recherche d'école...) sont édités selon des normes d'accessibilité. Concernant les 59 bibliothèques municipales, le catalogue respecte les recommandations WAI (haut niveau d'accessibilité). Une à une, elles s'équipent de logiciels pour les lecteurs mal-voyants et aveugles. "La communication est aussi le problème quotidien des sourds et malentendants'confirme Tom Hillyard, de l'association Chandanse des sourds. Autres pistes: les principales démarches administratives, les vidéos de Paris.fr et la retransmission en direct du Conseil de Paris seraient traduites en langue des signes. Les sous-titrages (expérimentés pour le site de Nuit Blanche) devraient être généralisés d'ici fin 2008. Pour écouterrliiiiiJtJ ou recevoir sa version braille: Journal.paris.fr trimestriel. printemps 2oo81/à Paris Il 19



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