à Paris n°25 déc 07/jan-fév 2008
à Paris n°25 déc 07/jan-fév 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°25 de déc 07/jan-fév 2008

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ville de Paris

  • Format : (207 x 264) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 62,2 Mo

  • Dans ce numéro : commerces gagnants.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Tribunes GROUPE UNION POUR UN MOUVEMENT POPULAIRE De 1•accessoire à 1•essentiel Dans l'histoire de Paris, que restera-t-il du passage de Monsieur Delanoë à l'Hôtel de Ville ? C'est la question à laquelle seront amenés à répondre les Parisiens et les Parisiennes lors des prochaines élections municipales. Paris Plage, la Nuit Blanche ? Tous ces événements ont leur côté festif qu'il serait stupide de nier. Cela fait même partie de son histoire. Mais enfin, comme dans la fable de la cigale et de la fourmi, ces événements ne durent que quelques jours dans l'année, un mois tout au plus. Le V élib' ? Le tramway ? Certes séduisant, le premier, pour lequel j'ai voté, ne concerne que les trajets courts, ceux qui se faisaient le plus souvent à pied ou en métro. Mais, comme le tram des Maréchaux, le V élib'a-t-il seulement résolu une partie du problème essentiel des déplacements entre Paris et sa banlieue ? Al'évidence non. C est pourquoi, il convient de toute urgence d'améliorer la qualité de l'offre souterraine de transport, particulièrement sur la ligne 13 du métro et sur les RER B etC. En réalité, pour qui est peu sensible aux effets de mode et de communication, Monsieur GROUPE COMMUNISTE Paris s•est réveillée ! Avec des décennies d'immobilisme, d'exclusion des familles populaires, de sous équipement chronique, de frontières discriminantes entre le nord-est et le reste de la capitale, de gestion sans dialogue avec les Parisiens et les villes voisines, les ruptures étaient urgentes. Paris a enfin découvert qu'elle était une ville de deux millions d'habitants certes, mais surtout le cœur d'une agglomération cinq fois plus peuplée, au destin commun... Quelques éléments permettent de prendre la mesure du chemin parcouru depuis 2001 : les moyens consacrés à la solidarité ont augmenté de 50% ; le logement social diversifié est devenu une préoccupation centrale pour atteindre un niveau de 6 000 en 2007 14Ili1Parlslllrimestrielhiver20117 Delanol ! restera, je le crains, seulement le maire de l'accessoire et des effets d'annonce. Car pour ce qui est essentiel à la vie de tout un chacun -le logement, l'emploi, la pollution qui ne baisse pas, la propreté qui se dégrade toujours, mais aussi l'aménagement des rythmes scolaires et l'accueil des tout petits, pour lesquels la municipalité sortante n'a pas été à la hauteur- qu'est-ce qui restera de la politique de Monsieur Delanol ! ? Concernant le logement par exemple, il ne fait pas de doute qu'en sept ans la situation se soit profondément dégradée, au point que l'on compte aujourd'hui pas moins de 109 000 demandeurs pour le parc social de la ville. Un record ! Quand on pense que d'année en année, profitant de la hausse continue de l'immobilier, les droits de mutation auront enrichi les caisses de la Ville - 8 72 millions d'euros en 2006 ! -on reste songeur: à quoi cet argent a-t-il servi ? En tous les cas cela n'a pas permis aux revenus intermédiaires - aux familles avec enfants par exemple- de rester vivre dans la capitale. Peu à peu s'est installée l'impression que, finalement, Paris avait notamment sous l'impulsion des communistes et apparentée ; des moyens considérables ont été déployés pour s'attaquer en profondeur à l'insalubrité ; les quartiers populaires bénéficient d'une attention inédite ; la petite enfance est devenue une priorité ; la protection de l'environnement et la qualité de la vie dans la ville sont devenues un axe central ; les couloirs de bus ou l'arrivée du tramway permettent de remettre en cause la place prépondérante de la voiture ; V élib'rencontre un succès incontestable, 30 hectares auront été dégagés en faveur des espaces verts ; la démocratie locale a enfin été engagée, avec les conseils de quartier, de la jeunesse ou encore des résidents étrangers... pour seule vocation de n'être la ville que des très aisés, et des très aidés. Dans le même temps les classes moyennes et les familles ont massivement quitté la capitale. Tout le monde s'en rend compte: la politique de Monsieur Delanol !, qui a consisté à racheter très cher - au prix du marché - des immeubles occupés au lieu d'en construire de nouveaux, a échoué. La manne de la fiscalité immobilière n'a pas non plus -et c'est un comble- permis d'éliminer les immeubles insalubres ! Si encore, comme dans les plus grandes villes européennes, tout cela avait contribué à donner du dynamisme à l'économie, à attirer les entreprises innovantes et créatrices d'emplois ! Mais non, là encore, à chacun ses priorités: pendant que Londres prévoit d'accueillir 400 000 personnes dans ses bureaux d'ici 2016, soit 25% de plus qu'il y a quinze ans, ici, à Paris, on se flatte de pouvoir flâner à son aise dans une ville-musée qui perd inexorablement de sa substance. Décidément, il est temps d'aller à l'essentiel ! Françoise de Panafleu, présidente du poupe Amplifier, changer d'échelle, ce sont les défis que nous devrons relever tous ensemble. Défis incontournables car Paris, comme toutes les grandes métropoles, subit de plein fouet les violences des lois du marché contraires à la cohésion, à la solidarité et au développement durable. Le réveil parisien engagé depuis 2001 est un sode solide pour bâtir demain à l'échelle de la vie réelle des habitants un Paris-Métropole qui fasse société ! Jean Vuillermoz, président du groupe
GROUPE SOCIALISTE ET RADICAL DE GAUCHE Et maintenant les taxis ! Depuis 2001, la Ville de Paris mène une action ambitieuse et volontariste visant à redistribuer l'espace public au profit des transports en rommun et des cin:ulations douces. Qu'il s'agisse du tramway, du renforcement de l'offre de métro et de bus, de Vélib'ou encore des voitures en hbre service, toutes ces initiatives ont pour but de relever le véritable défi de santé publique que constitue la pollution de l'air et de répondre à la forte demande de mobilité qui caractérise l'ensemble des grandes métropoles internationales. Les taxis parisiens jouent, à ce titre, un rôle central dans notre agglomération, aussi bien pour les Franciliens que pour les millions de touristes qui, chaque année, viennent visiter la Capitale.lls représentent une alternative à l'usage individuel de l'automobile et constituent un élément de la diversification des transports collectifs. Ils sont également au cœur des enjeux de solidarité puisqu'ils permettent de faciliter les déplacements de personnes à l'autonomie restreinte, comme les personnes âgées ou celles à mobilité réduite. Bien que les taxis soient placés sous la tutelle de la Préfecture de Police et de l'Etat, la municipalité a entrepris ces dernières années un travail considérable, en lien avec la profession, pour améliorer la qualité du service rendu aux usagers. Elle a ainsi appuyé l'augmentation du nombre de licences, poussé l'Etat à une réforme des tarifs permettant que les taxis soient plus nombreux aux heures de pointe, réalisé des couloirs de bus facilitant leur circulation, réorganisé le maillage des stations ou encore instauré un numéro d'appel unique pour l'ensemble des bornes. Bien évidemment, des progrès restent à faire. Mais leur réalisation se heurte à des difficultés d'ordre institutionnel. Pourquoi à Paris en effet, c'est au Préfet de Police qu'il revient d'animer une politique publique locale qui, dans la plupart des grandes villes mondiales et dans l'ensemble des villes françaises, est confiée aux collectivités élues démocratiquement ? Notre ville doit-elle continuer à souffrir de cette exception contraire au principe de la décentralisation ? A l'évidence, une évolution législative transférant cette compétence au Syndicat des Transports d'Ile-de­ France est indispensable. La profession y est d'ailleurs prête et les récentes manifestations des chauffeurs de taxis témoignent de leur mécontentement à l'égard de l'Etat qui n'est pas parvenu à conjuguer leurs préoccupations avec le développement d'une offre adaptée aux besoins des Franciliens. Aussi, les réformes nécessaires à la mise en place d'un service de taxis moderne et performant doivent-elles reposer sur un dialogue incessant avec les organisations professionnelles. De nombreuses mesures peuvent être envisagées comme l'augmentation du nombre de taxis, l'évolution du parc vers des véhicules propres, la possibilité d'une flotte dédiée aux aéroports, l'amélioration de la signalétique, sans oublier les réponses à apporter à la question du statut des chauffeurs de taxis locataires de leur véhicule soumis à des conditions de travail particulièrement déplorables. La Ville de Paris a fait de la mobilité pour tous une exigence et du développement d'une offre de transport diversifiée une priorité. Les taxis doivent y prendre toute leur place Pdrlck Bloche, président du sroupe GROUPE UNION POUR LA DEMOCRATIE FRANÇAISE-MOUVEMENT DEMOCRATE Rendre de la démocratie aux Parisiens Dans quelques semaines s'ouvrira la campagne pour les prochaines élections municipales à Paris. Une campagne, c'est toujours un moment privilégié pour la démocratie. Pour autant que l'on s'en saisisse pour faire avancer le débat. Je pense bien sftr à tout ce qui concerne la vie quotidienne des Parisiens : le logement, les transports, l'école, la propreté, les commerces, la santé, la solidarité, l'emploi, le développement durable... Sur chacune de ces questions, il faudra faire l'état des lieux précis et objectif, tracer des perspectives, formuler des propositions pour que la vie des Parisiens s'améliore et que notre ville soit plus forte et plus solidaire. C'est aussi le moyen d'ouvrir le débat sur des sujets, sans doute moins familiers à nos concitoyens, mais qui sont d'une grande importance pour notre vie de tous les jours. Pour moi, l'un des enjeux de la campagne sera de rendre de la démocratie aux Parisiens, leur permettre de savoir qui fait quoi. Qui décide du sens de la circulation ou de l'implantation d'une école, qui est responsable de la propreté, ou de l'accessibilité dans le métro. Savoir à quoi servent les impôts locaux et qui décide de leur montant. Répartir plus clairement les compétences entre l'Hôtel de Ville et les Mairies d'arrondissement. Parce que l'information objective et transparente est une des clés pour une démocratie réelle. Rendre de la démocratie aux citoyens, c'est permettre aux Parisiens d'être représentés et associés à la gouvernance de la Ville. Je ne trouve pas normal que la moitié des Parisiens, au prétexte qu'ils ont effectué un autre choix que le choix "majoritaire", soient exclus de la gestion de notre Ville et des arrondissements. A Paris, comme dans toutes les autres communes de France, l'intérêt général doit prévaloir sur les intérêts partisans. C'est tout le sens qu'il faudra donner à la campagne électorale qui va s'ouvrir. Marielle de Sarnez, conseillère de Paris trimestrie ! hNer2011llliiPflrls Il 15



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