à Paris n°24 sep/oct/nov 2007
à Paris n°24 sep/oct/nov 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°24 de sep/oct/nov 2007

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ville de Paris

  • Format : (210 x 265) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 34,2 Mo

  • Dans ce numéro : vélib', circulez en toute liberté !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Tribunes GROUPE UNION POUR UN MOUVEMENT POPULAIRE Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais comme beaucoup de Parisiens et de visiteurs étrangers, j'ai l'impression de plus en plus nette que Paris a lentement mais sürement perdu de son dynamisme, de son allant, de sa pétillance. Alors qu'un air de renouveau et d'optimisme souffle sur la France, grâce notamment à l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, Paris semble endormi, muséifié, sans imagination... Mais est-ce seulement une impression ? Au moment où Toulouse, Bordeaux, Marseille bruissent de projets ambitieux en matière d'investissements, d'innovations, d'architecture, Paris reste à la tratne. Comme l'écrivait récemment le philosophe Michel Deguy dans une tribune remarquée, "la ville-lumière est passée au couvre-feu, au couvre-vie"... Au moment où Londres et Berlin, mais aussi les nouvelles villes du golfe persique ou d'Asie font feu de tout bois, Paris deviendrait ainsi une ville, charmante certes, mais secondaire et quelque peu surannée. Un peu comme ces cités autrefois prestigieuses du pourtour méditerranéen et qui désormais GROUPE COMMUNISTE contemplent, assoupies, les vestiges d'une gloire révolue. Etouffé, corseté de toutes parts, n'ayant ni projet fédérateur ni vision d'avenir, c'est un peu comme si Paris Villages avait définitivement pris le pas sur Paris Capitale. Le premier, par la proximité et le lien social qu'il permet, est évidemment indispensable. Mais il ne peut survivre que si dynamisme et croissance sont au rendezvous. Or il n'y a pas que les voitures qui n'avancent plus dans notre capitale, les idées aussi semblent frappées de langueur. Il serait quand même paradoxal qu'au moment où Londres, notre voisine, atteint les limites de son développement du fait de coüts prohibitifs et d'infrastructures défaillantes, Paris ne puisse pas, faute de signaux clairs donnés aux investisseurs et aux créateurs, profiter à plein d'une économie mondiale au mieux de sa forme. Réconcilier Paris Villages et Paris Capitale est donc un impératif qui ne pourra se faire que dans la liberté, l'harmonie et le dialogue, et non en opposant tel ou tel quartier, telle ou telle population, les Parisiens contre les Ecologie pour tous contre écologie de marché ! Voilà trente ans que le monde se demande si la raréfaction des ressources naturelles nous amduiraà changer nos modes de consommation. Le dérèglement climatique vient le confirmer avec force. Le système capitaliste, loin d'en être déstabilisé, est au contraire en passe de trouver par le biais der écologie une nouvelle sphère d'expansion. Se dessine peu à peu la crainte de voir s'installer une écologie réservée aux privilégiés qui creuserait encore davantage les inégalités sans réponseàlahauteurdes enjeux. Comme d'autres villes, Paris s'inscrit dans une perspective de développement durable. Elle a mené des actions concrètes depuis 2001 pour accompagner les 18 Il iiParlslllrimestriel autamne 200'/changements dans nos façons de consommer: tri valorisation des déchets, réduction du trafic automobile au profit des transports collectifs. Mais des défis considérables restent à relever: l'usage du bâti rejette autant de gaz à effet de serre que les transports de personnes ! Nous sommes donc déterminés à soutenir d'autres actions pour aller plus loin, mais aussi pour lutter contre l'écologie de marché. Nous souhaitons que l'ensemble des logements parisiens soit réhabilité le plus tôt pOSSible selon des normes thermiques exigeantes, mais en veillant à ce que les travaux n'entratnent pas d'augmentation des loyers et en donnant la priorité banlieusards. C'est à ce prix que Paris, qui conserve bien évidemment des atouts majeurs, retrouvera son aura internationale. C'est à ce prix que Paris et les Parisiens retrouveront le goüt du vivre ensemble et du rassemblement. Comme le disait le président de la République, lors de sa visite protocolaire à l'Hôtel de Ville au mois de mai dernier, "'Paris c'est le réceptacle de toutes les énergies, de toutes les intelligences, de tous les talents... Il ne peut y avoir pour Paris et pour la France qu'un seul et m2me destin au regard de l'histoire." Si Paris donc se tait, c'est toute la France qui devient muette. Si en revanche Paris montre la voie, c'est toute la France qui en ressent les bénéfices. Avec toute l'équipe et tous les élus qui m'entourent et tous les Parisiens qui le souhaitent, c'est à cette tâche de renouveau et d'espoir que je vais quant à moi m'atteler dans les mois à venir. Françoise de Panafleu, prtildente du groupe à la réhabilitation du parc de logements sociaux. Malgré la concurrence qui s'exerce dans le domaine de l'énergie, la Ville doit, selon nous, conserver les entreprises publiques comme iOumisseur pour ses équipements et ses logements sociaux: la CPCU pour le chauffage urbain, GDF pour le gaz, EDF pour l'électricité. Cette dernière est par exemple la seule capable de fournir, avec une garantie de bas prix et une sécurité d'approvisionnement, une énergie très peu émettrice de Co2 dont la part renouvelable est en progression. Jean Yulllermozt président du sroupe
GROUPE SOCIALISTE ET RADICAL DE GAUCHE 4 000 allocataires du RMI en moins à Paris ! Avec, cette année encore, plus d'un quart du budget oonsacré à la solidarité, notre municipalité maintient une de ses principales priorités: lutter fermement contre toute forme d'exclusion. Alors que la politique gouvernementale rejette un nombre croissant de demandeurs d'emploi dans les dispositifs du Revenu Minimum d'Insertion (RMI), Paris réussit à inverser cette tendance en rendant son action en matière d'insertion par l'emploi de plus en plus combative. C'est d'ailleurs tout l'esprit du Plan Départemental d'Insertion (PDI) qui a été adopté au mois de juin dernier que d'assurer un véritable service public de l'insertion qui repose sur un accompagnement dynamique et spécialisé permettant de prendre en oompte l'hétérogénéité des parcours. Et les résultats sont là. Après une période de forte augmentation entre 2002 et 2005, notamment due à la modification des règles d'indemnisation du chômage des intermittents du spectacle, le nombre d'allocataires a commencé à baisser en 2006 pour atteindre 58 200 en mars 2007. Grâce à la politique d'accompagnement personnalisé conduite par le Département, la diminution du chômage a pu également profiter aux allocataires du RMI puisque plus de 4 000 d'entre eux ont retrouvé le chemin de l'emploi entre mars 2006 et mars 2007. Et C: est bien le volontarisme et la responsabilité des élus de gauche au Conseil de Paris, et particulièrement de Gisèle Stievnard, adjointe au maire de Paris chargée de la Solidarité et des Affaires sociales, et de Christian Sautter, adjoint au maire de Paris chargé du Développement économique, des Finances et de l'Emploi, qui a pu aboutir à de tels résultats. Volontarisme dans un contexte économique et social qui ne s'améliore pas, et qui conduit notre municipalité à s'engager avec une détermination sans faille pour plus de justice sociale et pour améliorer les conditions de vie des Parisiens. Preuve en est, les dépenses en matière d'insertion sont passées de 36,7 millions d'euros en 2001 à 54,1 millions d'euros en 2006. Responsabilité, pour assumer dans des conditions difficiles les transferts de compétences de l'Etat, autant de missions dont le gouvernement se décharge UNION POUR LA DÉMOCRATIE FRANÇAISE - MOUVEMENT DÉMOCRATE sans précautions ni scrupules sur les collectivités locales. La décentralisation du RMI aux départements est donc pleinement assumée dans la capitale, mais Paris ne renonce pas à faire valoir la responsabilité du gouvernement et à réclamer le remboursement prévu par la Constitution de la dette cumulée de l'Etat visà-vis du Département de Paris, qui atteint la somme faramineuse de 82 millions d'euros au titre du RMI depuis 2004 ! Cet obstacle financier n'atteint pourtant pas l'objectif ambitieux que notre Département s'est fixé: le retour à l'emploi de 7 500 allocataires supplémentaires d'ici à fin 2008, et ce en complément des placements réalisés par l'ANPE. Grâce aux moyens mobilisés pour diversifier l'offre et élargir le champ des prestations d'accompagnement proposées, et à la multiplication des partenariats avec les acteurs associatifs, institutionnels ou privés, c'est donc une politique sociale dynamique qui est mise en œuvre à Paris depuis 2001. Patrick Blache, président du gn » upe MODEM : de l'essai à la transformation A Paris, plus de 20% des électeurs ont choisi François Bayrou au premier tour des élections présidentielles. Le mode de scrutin des élections législatives est particulièrement injuste pour notre famille politique mais, au niveau local, nous avons su faire émerger des propositions nouvelles, et il existe désormais un Groupe "Mouvement Démocrate" au Conseil de Paris. Ce dernier rassemble, au centre de l'échiquier politique de la Capitale, des élus issus de l'UDF et des Verts décidés à prendre ensemble leurs responsabilités au service des Parisiennes et des Parisiens. Marielle de Sarnez, qui mènera en notre nom la bataille des municipales, a, je crois, parfaitement résumé notre esprit et notre démarche : "Paris doit tre gouverné par des élus de gauche, de droite et du centre réunis d'abord au delà des clivages partisans. C'est la seule façon de réduire les multiples « fractures » entre l'est et l'ouest, les classes moyennes et populaires, les jeunes et les plus dgés.D L'enjeu est de taille. Pour y répondre, nous serons à la fois ambitieux et volontaristes. Nous ne serons tenus ni au contorsions d'une majorité soucieuse de défendre son bilan, ni au systématisme d'une opposition cherchant à le dénoncer à corps et à cri. Nous représentons une force pragmatique riche de sa diversité et soudée sur les fondamentaux. Les Parisiennes et les Parisiens attendent de nous des propositions lisibles et crédibles sur la question du logement, de l'urbanisme, des déplacements, du développement économique, du renforcement des solidarités, de la sécurité, de la santé, du grand âge, de la culture... Nous y sommes prêts. C'est, d'ores et déjà, tout le sens de nos interventions en Conseil de Paris. Les lignes bougent. Nous sommes les acteurs de ce mouvement. Plus que jamais nous voulons avoir l'esprit clair et le ton juste. Nous avons été constructif dans l'opposition. Majoritaires, nous serons aussi rassembleurs. Didier Barlanl, président du groupe



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