à Paris n°23 jun/jui/aoû 2007
à Paris n°23 jun/jui/aoû 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°23 de jun/jui/aoû 2007

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ville de Paris

  • Format : (210 x 265) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 36,4 Mo

  • Dans ce numéro : plongez dans l'été !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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CultureIlévénement E lie s'appelait Yolanda, ou Delila sur les rives du Nil, ou encore "Bambina" dans le cœur de ses fans. Mais pour tous, sa gloire ne s'est écrite que sous un nom: Dalida. La petite fille du Nil adoptée par la Seine a quitté définitivement la scène il y a vingt ans,le 3 mai 1987. Femme aux multiples visages, star de la chanson, égérie des créateurs de mode ou amie de figures politiques et culturelles: la grande exposition gratuite Dalida, une vie... lui rend hommage à l'Hôtel de Ville (4e). Cette immense artiste populaire a vendu plus de 120 millions d'albums, du Brésil à l'Italie, du Japon à la France et chanté en sept langues.• Une famtlle Italienne d'Egypte Dalida, c'est d'abord l'histoire d'un dan. Originaires de Calabre, en Italie du sud, les Gigliotti ont grandi au Caire, au cœur du quartier de Choubra, où se mélangent les im.migrés européens, immigrés venusctŒuu gagner leur vie au pays des pyramides. "On se parlait de ba ! œn 4 balcon, c'hait une 1fie chaleureuse, un métissage européen", se souvient Orlando, son frère cadet et producteur. La petite Yolanda suit une scolarité tranquille chez les sœurs franciscaines. En 1945, première blessure: la mort du père, Pietro, premier violon à l'opéra du Caire. "n avait tu accusé 4 to1t de foscisme et interné dans un œmp par les Britanniques,r.amnte Orlando. na été emporté par une congestion cérébrale quelques mois après sa li'bération."'Yolanda Gîsliotti n'avait que douze ans.• Une adrice devenue chanteuse "Elle s'est envolée pour Paris le jour de Nolll954, se souvient Orlando. EUe est arrivée en plein hiver. eUe qui n'avait jamais connu la neige..., Miss Egypte 1954,l'éphémère doublurelumière de Rita Hayworth rbe de plateaux de cinéma. "A son a1'f'Î11k, eUe voulait seulement devenir actrice", rappelle Jacques Pessis, commissaire général de l'exposition. Premiers tours de chants à la Villa d'Este et au Drap d'or en 1956. La rencontre avec Lucien Mo risse, directeur musical d'Europe 1 et un jeune producteur, Eddie Barclay, lance sa carrière. "Très 1fite, k public
Cf-dessus Dallda en 1967, 1g8o et 1983- Page de gauche, Dalfda en 1962. Buste d'Aslan (1997), plaœ Da ! Ida dans le, se. La statue en pied est visible au cimetière de Montmartre. a été subjugué par sa beauté, sa voix.. son accent. sa manière de s'habiller" raconte Jacques Pessis. Une idole est née. Après Madonna. son premier disque, C:est la tornade Bambino: un premier disque d'or en 1957 et un succès planétaire fulgurant. Dès lors, Dalida ne va plus quitter le devant de la scène: des années cinquante, où elle incarne le rêve oriental puis épousant la mode du sirtaki et la vague hippie, jusqu'aux années disco. A chaque époque une chanson culte: Bambino et Gigi l'Amoroso en 197 4 ; La danse de Zoiba et n venait d'a11oir 18 ans en 1973 ; Salma ya salama en 1975, sa première chanson en langue arabe.• Le refuge de Montmartre Une vie de travail et de tournées internationales épuisantes mais une viDe repère: Paris. Et un refuge: Montmartre. Elle découvre la Butte en 1962 en achetant un hôtel particulier rue d'Orchampt { 18e). "Dalida a fait construire une grande maison à Neuilly, mais elle ne l'a jamais habitée: elle préférait l'ambiance de Montmartre", pré<:ise Jacques Pessis. Depuis sa disparition, la place Dalida attire chaque année des milliers de fans. Jean-Luc, 41 ans, n'a pas oublié sa brève rencontre avec la diva: "C était un concert en public dans les années 1970, j'étais petit garçon. Je lui ai donné une rose sur scène. Je la vois encore, impressionnante, dans sa longue robe paiUetée.J'ai été comp/Atement ébloui."'• l Jusqclou f1'sepf:fmrlmr, sollc SGfnt.Jetm. Enf7éfr gtflf:ultft. ? J. euwrt ftNJs 1es Jouts swfdlmGndle et.Jours ftrfés.• 1011 argh..S tue de Lobtlu (4}. Tél. J91J et CulttNe.ptNis.fr Une expo Inédite C'était un trésor bien caché. Pour l'exposition Dalido, une vie..., Orlando, frère de l'artiste, a ouvert pour la première fols les archives personnelles de la star. Des documents souvent inédits. "Quand elfe est partie, sa cousine Rosi et molmlme awms tout enftrmt dans un lieu sQr.H Avec un weu: "Je n'awlls pas le droit de garder toutctfQ pour mol et ft n'awlls fKJS fe droit de la tmhii"'. Après deux ans et demi de préparation, sous la houlette de Jacques Pessls,l'expo présente tous les vlsages de la star: la chanteuse, à travers les trophées réc:oltll ! s depuis les annll ! es clnquante, un karaaké ouvert au public, des vfdll ! os. chansons, -=- textes et lettres la muse ! talaégyptienne dans ses époques, du temps des yé:yé à la fièvre dlsco ; l'égérle des grands créateurs de mode, avec plusfeurs dizaines de robes exposêes l'actrice, bouleversante interprète du film u Sixième jour (1986), de l'Egyptien Youssef Chahine ; enfin, l'enfant du Caire, avec ses ca mets d'écolière, ses pennis de conduire et les nombreuses =-:=.:.==-• lettres personnelles signées des grandsdecemonde.• Î'l ! Ô



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