à Paris n°22 mar/avr/mai 2007
à Paris n°22 mar/avr/mai 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°22 de mar/avr/mai 2007

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ville de Paris

  • Format : (209 x 264) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 33,3 Mo

  • Dans ce numéro : dynamisme économique, un élan durable !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Tribunes GROUPE UNION POUR UN MOUVEMENT POPULAIRE Notre combat contre la pollution Le maire de Paris a oomnnmiqué sur un ton triomphant les résultats d'une étude d'Airparif. L'analyse qu'il fait de cette étude est pour le moins étonnante: il se proclame responsable de la baisse de la pollution à Paris. Or, l'étude d'Airparif révèle que la baisse de la pollution de l'air de 32% à Paris entre 2002 et 2007 a été obtenue pour 80% grâce aux progrès techniques des constructeurs automobiles imposés par les directives européennes. Qu'en est-il alors de l'impact réel de la politique deladrwlation etd'd'espaœs publics de monsieur Delanoë sur la pollution ? Paris est devenu un véritable laboratoire expérimental en matière de transports: sans aucune concertation et pour un coOt de 100 millions d'euros par an en moyenne, on casse, on redessine, on réduit, on contraint et on recasse et pour quels résultatll ? Une ville stressée, où l'on circule mal ; pire, le défi de diminuer durablement la pollution n'est pas en mesure d'être relevé. Les choix budgétaires de monsieur Delanoë en matière de transports sont fortement contestables. Les dépenses consenties par la Ville de Paris pour ses GROUPE COMMUNISTE transports ont été absorbées pour les 415e par des travaux de voirie (couloirs de bus notamment) alors que les lignes de bus connaissent une baisse de fréquentation de 5% en 2005. Nos lignes de métro et de RER, qui assurent 80% des déplacements en transports collectifs à Paris, sont surchargées (ligne 13 par exemple) et mériteraient de nouvelles améliorations en terme de fréquence, d'accessibilité, de confort et de sécurité. Il faut agir avec pragmatisme pour inciter chacun à préférer les transportll rollectifs publics et ainsi permettre une lutte efficace contre la rongestion automobile et rontre la pollution. Pour faire baisser la pollution durablement et efficacement, je souhaite travailler avec nos voisins franciliens: je préfère la concertation à la décision unilatérale. Le débat sur la qualité de l'air n'est pas un débat parisien stricto sensu, il est un débat francilien. Le périphérique ne stoppe pas les émissions de polluants: nous respirons tous le même air. Une politique des déplacements durable ne peut se concevoir sans accord avec les communes de la régionlle-de-France. Il faut aujourd'hui une nouvelle impulsion politique pour qu'il y ait "mieux de voitures, moins de voitures" dans Paris et dans notre région. Toutes les métropoles et capitales européennes s'y sont résolues, aucune n'a suivi ou ropié les orientations de monsieur Delanoë ; et pourtant leurs résultats en matière de baisse de la pollution sont significatifs. 30% du trafic sur le périphérique est dft à des liaisons banlieue-banlieue ; il est donc urgent de lancer des études pour la création d'un métro circulaire et rapide reliant les banlieues les unes aux autres sans passer par Paris ; ce métro a un nom: Métrophérique. Monsieur Delanoë en a parlé récemment, puisse-t-il agir rapidement ! Le combat rontre la pollution et pour un développement durable doit répondre aux besoins du monde présent sans compromettre l'avenir de nos enfmtll et pctits-enf.mts. Ne nous laissons donc pas abuser: ce rombat ri est l'exclusive de personne ; il est celui de toutes et de tous. Françoise de Panafteu, présidente du poupe l ! accès pour tous à un logement décent Les Enfants de Don Quichotte ont contraint le gouvernement à annoncer des mesures importantes jusque là refusées pour les sans abri. Depuis plusieurs années, les élu-e-s communistes interviennent auprès du Conseil de Paris pour la dignité des plus en difficulté: gratuité, obtenue, des sanisettes, restaurants sociaux pour remplacer la soupe "au cul du camion", hébergement stable et ouvert toute l'année, adapté à chaque situation, enfin un schéma régional du traitement de l'urgence. Mais le logement doit être décrété priorité nationale, avec un plan d'urgence, comme la France a su le faire à des moments critiques de son histoire, en combattant la 18IlàParis/l lrfmeslrlel matSZOIT/loi du marché. A Paris, nous avons pu faire passer le nombre de logements sociaux produits chaque année de 3 500 à 4 500. Il faut aller plus loin, beaucoup plus loin et très vite, à Paris et ailleurs. Il faut aussi mettre en œuvre la loi de réquisition, faire cesser les expulsions et louer au plus vite des logements dans le parc privé pour des mal logés. A l'évidence il faut des moyens considérables. L'Etat mais aussi la collectivité parisienne ne peuvent s'y soustraire. La Ville devrait exiger en urgence un avenant à la ronvention signée avec l'Etat pour que ce dernier finance davantage de logements sociaux et très sociaux. Le maire a proposé au Premier ministre d'acquérir 15 terrains. L'Etat doit les céder à l'euro symbolique. Et la ville doit accentuer les acquisitions d'immeubles. Les élu-e-s communistes n'ont cessé de faire augmenter le budget qui y est consacré, pour résoudre la crise du logement qui frappe des milliers de parisiens sans toit, mal logés, ou hébergés dans des conditions indignes... Résoudre cette crise est indispensable. C'est possible, si tous les partenaires en ont la volonté politique et y mettent les moyens. Catherine Gégout, conseillère de Paris
GROUPE SOCIALISTE ET RADICAL DE GAUCHE Paris dans le développement durable Notre planète va mal. C eau devient une denrée rare, les sols sont pollués, les déchets toxiques se répandent. Trois millions de personnes meurent chaque année sous l'effet de la pollution atmosphérique. Le réchauffement climatique est reconnu comme une menace planétaire. A Paris, les températures devraient augmenter de 1,4 à 5,8 co d'ici la fin du siècle, une canicule du type de celle de 2003 reviendrait un été sur deux à partir de 2050. Nous sommes aujourd'hui sept fois plus nombreux sur terre qu'il y a deux siècles, or le rythme de croissance des ressources agricoles et énergétiques mondiales est déjà inférieur à celui de la population mondiale. Dans le même temps, les consommations individuelles augmentent et l'empreinte écologique des occidentaux crott dangereusement. Pour exemple, l'empreinte écologique d'un Parisien est de 6 hectares, alors que la biocapacité à l'échelle mondiale (la surface que nous pouvons effectivement utiliser) est de 1,9 hectares seulement ! Plus de trois planètes seraient nécessaires si chaque Terrien vivait comme un Parisien. Notre mode de vie n'est donc possible que parce que les trois quarts des habitants de la planète n'y ont pas accès. Ces évolutions inquiétantes obligent à reamsidérer la question du développement et à envisager de nouvelles voies de croissance qui garantissent un progrès économique, social et environnemental à long terme, sans sacrifier les générations futures. Cette démarche -le développement durable- s'est d'ailleurs progressivement imposée comme un enjeu public majeur, au même titre que les questions sociales ou économiques et particulièrement en 2007, année marquée par de grands débats démocratiques. Si cette question n'a pas toujours, et à tous les niveaux, été considérée comme capitale, une mutation profonde vers une croissance durable est en marche dans les collectivités de gauche. Et à ce titre, la Ville de Paris montre tout particulièrement l'exemple de ce qùune volonté politique au service de l'excellence environnementale peut faire au quotidien. Pionnière de la lutte contre la pollution atmosphérique avec la priorité accordée aux transports en commun et aux circulations douces, engagée dans une démarche d'Agenda 21 (programme GROUPE UNION POUR LA DEMOCRATIE FRANÇAISE Paris et la campagne... électorale Soit on juge les projets en fonction de leur origine partisane, soit on les examine pour ce qu'ils sont. Mais, on ne peut se réclamer du pragmatisme politique et, dans le même mouvement, se déclarer systématiquement opposé aux propositions et aux idées de "l'autre camp". Tant au niveau national qu'au niveau de la Ville de Paris, l'UDF a clairement choisi. Aux frontières partisanes, les bonnes idées doivent bénéficier d'un visa et les meilleures d'un permis de séjour. Car, l'opposition frontale, c'est l'abandon du pragmatisme et le début de la déraison politique. La critique systématique vide la critique de son sens. Et, le principe de déconstruction de ce qui porte la signature du concurrent l'emporte souvent sur le principe de nouvdle construction. Le Groupe UDF au Conseil de Paris s'est attaché à souligner les insuffisances de la majorité municipale sans la traiter en ennemi. Par exemple, nous avons jugé cohérent le Plan de Logement et d'Urbanisme qui nous a été présenté, mais nous avons aussi considéré que, par bien des aspects, il manquait du souffle et de l'ambition dont la capitale à besoin. Plus récemment, lors de l'examen du budget pour 2007, nous nous sommes inquiétés du rythme de développement de la dette parisienne et de la faiblesse des dispositifs garants de la mixité sociale. A Paris, cette mixité n'a pas seulement besoin d'être préservée, d'actions pour le XXIe siècle, orienté vers le développement durable, adopté lors du sommet de Rio en 1992), rédoctrice d'un plan de lutte contre le bruit pour réduire les nuisances sonores ou d'une charte de la téléphonie mobile pour mattriser le développement des antennes-relais, active contre le dérèglement climatique avec la publication récente d'un livre blanc rassemblant les contributions des Parisiens contre le réchauffement de la planète, depuis 2001, la Ville de Paris est aemplaire dans son combat pour la protection de l'environnement Combat qui porte d'ailleurs ses fruits puisqu'une enquête récente menée par Airparif confirme que la pollution atmosphérique a sensiblement baissé à Paris depuis 2002. Corganisme constate une baisse de 32% d'oxydes d'azote dans l'air, dont 6% directement attribuables à la politique des déplacements menée par la Ville. Cactualité et les dangers environnementaux qui pèsent sur notre cadre de vie justifient chaque jour un peu plus l'action engagée par Bertrand Delanoë et la majorité municipale. Patrldc: Bloche, président du sroupe il faut la recréer. Pour le moment, elle recule. n s'est dit bien des choses à l'occasion de cette campagne présidentielle. D'ici le 22 avril prochain, il s'en dira encore bien d'autres. Mais l'esprit d'une élection présidentielle fondée sur le suffrage universd ne peut être celui de la guerre des camps et des clans. La souveraineté du peuple est indivisible. Ce sont les partis qui doivent être au service des idées, non l'inverse. La France n'a pas vocation à devenir une propriété partisane. Sa capitale non plus. Didier Barlanl, président du sroupe trlmesltlel mars 2œ71l iiParis Il 17



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