à Paris n°21 déc 06/jan-fév 2007
à Paris n°21 déc 06/jan-fév 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°21 de déc 06/jan-fév 2007

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ville de Paris

  • Format : (210 x 265) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 2,8 Mo

  • Dans ce numéro : tramway, bus, vélo, stationnement... transportez-vous !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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CultureIlévénement Doisneau, la légende photo Avec Paris en liberté,exposition gratuite à l’Hôtel de Ville jusqu’au 17 février,la Mairie de Paris vous propose une promenade dans l’univers du plus renommé des photographes de la capitale. Entre 1932, année où l’Excelsior achète son premier reportage et 1993, sa dernière photo quelques mois avant de s’éteindre, Robert Doisneau aura pris près de 450 000 clichés. A l’image de Willy Ronis, autre photographe humaniste auquel il succède un an après à l’Hôtel de Ville, Doisneau est un précieux révélateur du quotidien des rues de Paris à travers le siècle. ■ Banlieusard éternel Bien qu’habitant à quelques centaines de mètres du périphérique, Doisneau, banlieusard éternel dont la demeure à Montrouge était aussi le studio, gardait un regard émerveillé sur Paris. Sa fille Francine Deroudille est, avec Annette Doisneau son autre fille, commissaire de l’exposition (Atelier Doisneau): « Tous les 28IlàParisIltrimestriel décembre 2006 matins il partait « à Paris » pour travailler, raconte-t-elle. Ce n’était pas le promeneur qu’on imagine. C’était un artisan débordé de commandes. » Bien que possédant une carte de presse, il ne s’est pour autant jamais considéré comme journaliste, encore moins sociologue. Parce qu’il aimait les livres et le dessin, il entre à 14 ans à l’école Estienne, où il obtient un diplôme de graveur lithographe, spécialité qui l’amène à fabriquer des étiquettes. Très vite il participe au démarrage d’un atelier photo dans une agence de pub, puis est pris par André Vignau comme assistant et réalise, à 20 ans, que la photo est un art: « Un autre langage était possible, raconte sa fille. Il croise les frères Prévert, Le Corbusier, Brassaï, il découvre le cinéma russe, l’image… Et décide qu’il veut vivre dans ce monde-là. » Il achète un Rolleiflex et saisit dans les rues tout ce qui lui semble saisissant. Il lui reste à apprendre la technique, ce qu’il fait chez Renault à Billancourt,
où il est embauché en 1934 – il a alors 22 ans – comme photographe industriel. En 1936, pour ne pas nuire aux ouvriers, il s’abstient de les photographier. Mais il en gardera un regard complice et humaniste. Il est renvoyé en 1939 pour absences répétées. ■ Temps volé « La plupart de mes photos célèbres sont du temps de travail volé à mes employeurs », s’amusait-il à dire. Car c’est lors d’allers et venues entre un reportage, une commande de mode ou une séance pour un catalogue d’électroménager qu’il accumulera les saynètes parisiennes. Et pendant les vacances, l’appareil photo n’était jamais loin : « Il n’y avait pas de séparation entre vie personnelle et professionnelle,reconnaît sa fille Francine. Mais le boulot était tellement passionnant, qu’on ne s’en rendait pas compte. Pourtant, à la maison, ça sentait le révélateur ! » Sa première photo exposée en 1951 au MoMA de New York et les prix qu’il reçoit à cette époque témoignent d’une rapide reconnaissance professionnelle. La notoriété vient plus tard, entre les années 70 et 80, et ne change rien à son mode de vie: il continue à répondre aux commandes sans cesse plus importantes. Si certains ont pu être surpris d’apprendre que le Baiser de l’Hôtel de Ville avait été mis en scène, lui ne s’en est jamais caché. Car quand une photo ne fonctionnait pas, il se faisait fort de la reprendre. Sa fille Francine posera pour Fleur de Bistrot (photo présente à l’expo). « Le monde que j’essayais de montrer était un monde où je me serais senti bien », disait-il. « On n’est pas dans le réel absolu, confirme Francine Deroudille, mais dans un univers qui est parti du réel, né de son œil. Il adorait faire des séquences, raconter des histoires. S’il avait vécu aujourd’hui, il aurait certainement fait de la vidéo. » ■ Jusqu’au 17 février, salle Saint-Jean. Entrée gratuite, tous les jours sauf dimanches et fêtes, de 10h à 19h. 5, rue de Lobau (4 e). Tél. 3975 et www.culture.paris.fr Séries, collages et montages Avec 240 tirages, l’expo est l’aboutissement d’un long travail de sélection, volontairement limitée aux ambiances parisiennes. La scénographie de Laurence Fontaine fait la part belle aux sons, aux séries (la Joconde), collages (la Maison des locataires), installations (le Pont des Arts) ainsi qu’aux grands formats (la Concorde). Des montages que Doisneau avait conçus lui-même et qui attestent de son goût pour le graphisme et la « mise en situation » du réel. Paris Doisneau, catalogue officiel de l’exposition. Ed. Flammarion, 400pp., 49 € Le Petit Palais, musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris (8 e) , a bénéficié d’un engouement sans pareil en décembre 2005, lors de sa réouverture. La rénovation faisait partie de la liste des « grands projets » architecturaux de la Ville. Désormais, il entre dans une ère plus intimiste et plus propice à la découverte de l’œuvre gravé de Rembrandt (1606-1669) dont le 400 e anniversaire était fêté en juillet dernier. Enfants (de 4 à 13 ans), adolescents (14 à 16 ans) et adultes sont invités à des ateliers de gravure pour comprendre, par la pratique ludique, le talent et le génie de Rembrandt dans les eaux-fortes exposées. Les adultes peuvent également passer une journée en immersion dans la Hollande du XVII e siècle, avec Ruysdaël et Van de Velde, entre autres. Rappel : les collections permanentes du musée des Beaux Arts de la Ville de Paris sont gratuites pour tous, comme celles des 13 autres musées de la Ville. Les expositions temporaires restent payantes. Nocturne le mardi jusqu’à 20 h pour les expo temporaires uniquement. Jusqu’au 7 janvier. Av. Winston-Churchill (8 e). Tél. 01 53 43 40 00. Retrouvez sur www.petitpalais.paris.fr le Petit Palais en vidéo sortirIlCulture LES MUSEES DE LA VILLE Petit Palais, grands espaces trimestriel décembre 2006IlàParisIl29



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