à Paris n°21 déc 06/jan-fév 2007
à Paris n°21 déc 06/jan-fév 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°21 de déc 06/jan-fév 2007

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ville de Paris

  • Format : (210 x 265) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 2,8 Mo

  • Dans ce numéro : tramway, bus, vélo, stationnement... transportez-vous !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Tribunes GROUPE UNION POUR UN MOUVEMENT POPULAIRE Hausse d’impôts en vue La présentation des orientations budgétaires pour 2007 marque un temps fort de la vie publique parisienne. Elle est l’occasion de tirer un bilan de l’action de la majorité sortante. Elle est l’illustration la plus significative de l’exigence démocratique. Il n’y a pas en effet de plus grande responsabilité politique que la légitime justification des dépenses publiques. Les Parisiens étaient ainsi particulièrement fondés à attendre de la part du maire de Paris une exigence de vérité et d’efficacité, une vision et une prospective dynamique pour la capitale. Il n’a pas su y répondre, d’abord, par un mépris permanent de la vérité. Ce mépris a de quoi surprendre. Monsieur Delanoë avait en effet manifesté un certain goût pour la transparence en exigeant dès son élection un audit sur la santé financière de notre ville. La conclusion avait été suffisamment éloquente puisque le rapport du cabinet Andersen avait conclu je cite à « un état exceptionnel des finances de la Ville ». L’exigence de vérité est si forte qu’elle ne doit pas être envisagée à géométrie variable, pour les autres, lorsque cela arrange. Elle est une nécessité de chaque instant. Pour Améliorer vos déplacements et ceux de l’ensemble des Franciliens, vous le savez, nécessite de développer massivement les transports en commun de l’agglomération. A Paris, la politique de déplacements que nous soutenons depuis 2001 est audacieuse et innovante. En effet, la priorité donnée aux couloirs de bus, mais aussi à la marche et au vélo, rompt avec la logique du tout automobile qui a prévalu ces cinquante dernières années. Ces mesures s’accompagnent d’offres nouvelles comme le tramway des Maréchaux. Il s’agit certes d’un projet majeur mais qui en appelle bien d’autres dans et autour de Paris. Les 16IlàParisIltrimestriel décembre 2006 tout le monde. C’est la raison pour laquelle le groupe UMP a déposé une proposition de délibération en vue de la réalisation d’un audit général budgétaire et financier de la collectivité parisienne. Le mandat de Monsieur Delanoë est également marqué par une forte augmentation des droits de voirie, des taxes sur les terrasses et les étalages et des taxes de séjours pour les hôtels. Les projets qu’il développe sont coûteux et leurs bienfaits jusqu’à présent fortement limités, voire inexistants. C’est le cas pour le logement: Monsieur Delanoë s’obstine à préempter des immeubles occupés dans les arrondissements les plus chers de Paris, faisant fi du logement intermédiaire et dégageant ainsi extrêmement peu d’appartements disponibles pour loger les 103000 demandeurs non satisfaits. Mais plus grave encore, par ces opérations, la majorité rend notre ville dépendante de la spéculation immobilière. Que se passera-t-il, demain, si le marché se retourne ? Imposerontils alors une hausse massive des impôts locaux ? C’est le cas également pour les transports : selon l’observatoire des déplacements, transports en commun doivent en effet être démultipliés pour améliorer vos conditions de déplacements dans les métros et les RER, déjà saturés, mais aussi pour répondre à la demande grandissante. La rocade de métro en petite couronne, l’augmentation de l’offre de bus, le dédoublement de la ligne 13, les travaux d’amélioration des RER sont autant de chantiers à engager dès maintenant. C’est le seul moyen de vous garantir pour les années à venir votre droit à la mobilité. C’est aussi le seul moyen de rendre plus efficace et soutenable la politique de réduction de la place de la voiture à Paris. 80% des investissements parisiens ont été consacrés aux autobus alors que le nombre de voyageurs sur les lignes de bus a baissé entre 2004 et 2005 de plus de 5%. Cette logique est incompréhensible lorsqu’on songe que les quatre cinquièmes des voyageurs des transports en commun circulent en métro et en RER. La solidarité, que Monsieur Delanoë présente comme le « pilier central » de son action, demeurera un affichage électoral tant que Paris comptera plus de 100 000 sans emplois, une explosion du nombre de RMIstes et le taux de pauvreté le plus important en Ile-de-France après la Seine-Saint-Denis. Car c’est bien sa politique qui aboutit à la perte d’attractivité de l’espace parisien par les embouteillages de jour et de nuit, par l’asphyxie du commerce de proximité, par la montée inquiétante de la mono-activité, par le départ des sièges sociaux, par l’absence de projet tertiaire, par son incapacité à bâtir des pôles d’excellence, par son désintérêt total du monde de l’entreprise. Françoise de Panafieu, présidente du groupe GROUPE COMMUNISTE Un plan d’urgence pour le développement des transports publics De telles réalisations appellent d’importants efforts financiers. Les collectivités locales d’Ilede-France ne peuvent à elles seules y répondre. L’Etat doit y jouer un rôle majeur. Or aujourd’hui, le choix du gouvernement est de réduire de 40% sa participation aux transports publics pour le prochain contrat de projets. Paris et les collectivités territoriales d’Ile-de-France doivent donc se mobiliser pour obtenir de l’Etat les financements nécessaires. Sans eux, le centre de l’agglomération court à la paralysie. Jean Vuillermoz, président du groupe
GROUPE SOCIALISTE ET RADICAL DE GAUCHE Le tramway est là ! En faisant le choix, il y a près de six ans, d’inscrire la réalisation d’une nouvelle ligne de tramway à Paris dans son contrat de mandature, Bertrand Delanoë ne s’y était pas trompé. Car en optant pour le tramway,un mode de transport conforme aux impératifs d’une cité moderne, accessible à tous, rapide, régulier, peu bruyant, contribuant à réduire la pollution et permettant à 100000 voyageurs par jour de se déplacer entre le pont du Garigliano et la porte d’Ivry, c’est aussi une autre façon de vivre la ville que la majorité municipale a choisie. Le tramway va permettre aux riverains des Maréchaux Sud d’améliorer leur cadre de vie en profitant d’un quartier qui innove en choisissant un mode de transport confortable, s’intégrant parfaitement dans le paysage urbain, d’un quartier qui respire mieux grâce à de nouveaux aménagements urbains, d’un quartier qui s’embellit avec des espaces verts plus nombreux. Le 16 décembre 2006, la ligne T3 sortira donc officiellement de terre pour son inauguration. L’achèvement de ce projet symbolique marque toute l’ambition de la Ville de Paris depuis 2001: une politique volontariste de redistribution de l’espace public et de renforcement de l’offre de transports en commun qui permette une diminution de la circulation automobile, et donc une diminution de la pollution atmosphérique et des nuisances sonores. Le maire de Paris s’est récemment engagé à ce qu’aucune réduction supplémentaire de la voirie parisienne aux automobiles ne soit entreprise si elle n’était parallèlement accompagnée d’une amélioration de l’offre de transports en commun. C’est d’ailleurs cette voie qui est tracée par le Stif (Syndicat des transports en Ile-de-France) au vu de ses récents investissements, mais aussi par la municipalité parisienne qui va voir en 2007 son budget déplacements passer de 227 millions d’euros à plus de 300 millions, c’est-à-dire augmenter de plus de 50% par rapport à la mandature précédente.Autant de fonds dégagés qui permettront la mise en service de nouvelles lignes de bus, l’augmentation des fréquences sur les lignes 11 et 13 et sur les lignes du RER, ou encore l’extension des horaires des métros les samedis et veilles de fêtes. Les élus socialistes et radicaux de gauche au Conseil de Paris ont récemment réaffirmé leur souhait que l’amélioration de la fréquence des bus soit un objectif prioritaire fixé à la RATP en 2007. La droite parisienne tente de surfer sur les désagréments inévitables que génère pour les Parisiens la fin des travaux de voirie. Mais audelà d’une critique toujours facile, il est compliqué de saisir les propositions alternatives que l’opposition municipale émet, tant il est vrai que son expression sur le sujet est contradictoire. Veut-elle détruire les couloirs de bus ? Estime-telle que le tramway est une « connerie noire » ? Ou soutient-elle l’hypothèse d’un péage urbain ? En masquant son embarras par des formules et concepts pour le moins obscurs du type « moins de voiture, mais mieux de voiture » (Françoise de Panafieu), la droite ne parvient pas à faire oublier la politique désastreuse du tout-automobile qu’elle a menée à Paris durant des décennies. Face à ce « flou artistique », les élus socialistes et radicaux de gauche constatent, un peu plus chaque jour, la justesse des choix courageux opérés par Bertrand Delanoë, avec Denis Baupin, depuis 2001 et qu’une majorité de Parisiens soutient, comme l’a montré un récent sondage. Patrick Bloche, président du groupe GROUPE UNION POUR LA DEMOCRATIE FRANÇAISE Mixité sociale à Paris : le compte n’y est pas La mixité sociale ne cesse de reculer à Paris. Il ne faut pas simplement la garantir. Il faut, aujourd’hui, la récréer à la faveur d’une politique hyper volontariste. Au-delà de l’affichage, ce sont des conditions en dur qui doivent être vérifiées. En ce domaine comme en d’autres, l’actuelle majorité municipale veut croire en l’efficacité de son action. Le financement annoncé de 27 000 logements sociaux au terme de la mandature n’est pas négligeable. Mais ce chiffre reste très en dessous du seuil critique. Il ne garantit rien, et reste insuffisant pour contribuer à la baisse des loyers parisiens. Aucune véritable réponse n’est apportée au défi du logement étudiant, qui crée de graves inégalités de fait, et c’est souvent dans la précarité que toute une génération fréquente les Universités et les Ecoles de la Capitale. Le logement intermédiaire, qui concourt grandement à la mixité sociale d’une ville, est négligé, l’impact du « Prêt Logement 0% » largement surestimé, et trop peu de logements vacants sont remis sur le marché locatif. Des quartiers entiers cumulent difficultés économiques et sociales, cadre de vie dégradé et manque de services publics. Le déploiement d’« adultes relais » et l’ouverture de points d’accès au droit dans ces quartiers sont des mesures intéressantes mais grandement insuffisantes aux regards des enjeux. Pour la classe moyenne, vivre en famille à Paris devient de plus en plus difficile. Le groupe UDF demande l’ouverture d’une maison des SDF dans chaque arrondissement de Paris, parce que la mixité sociale se fonde, avant tout, sur une démarche de solidarité. Parce qu’elle se fonde aussi sur une démarche de justice, nous avons proposé qu’une partie des quelques 840 millions d’euros perçus, cette année, par la Municipalité au titre des droits de mutations, puisse être reversée sous forme de prime pour faciliter, sous conditions de ressources, l’accès à la propriété des primo accédants. Parce que la mixité sociale se fonde, enfin, sur le souci de l’avenir, nous défendrons à nouveau, lors de discussions budgétaires de fin d’année, le logement intermédiaire et le logement étudiant. Didier Bariani, président du groupe trimestriel décembre 2006IlàParisIl17



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