à Paris n°19 jun/jui/aoû 2006
à Paris n°19 jun/jui/aoû 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°19 de jun/jui/aoû 2006

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ville de Paris

  • Format : (210 x 264) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 5,3 Mo

  • Dans ce numéro : La culture ça se partage !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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tribunes GROUPE UNION POUR UN MOUVEMENT POPULAIRE Paris au ralenti Tous les indices le montrent, l’économie parisienne tourne au ralenti. Les déclarations incantatoires du maire de Paris et de ses adjoints ne suffisent pas. Le dynamisme économique ne se décrète pas, il doit au contraire se traduire par une autre politique, celle qui fait le pari de l’excellence et non celui d’une idéologie conservatrice. Pour la première fois, depuis des décennies, Paris est passé en troisième position de l’attractivité internationale. Un Parisien sur dix est chômeur, soit plus de 130000 Parisiens sans emploi (l’équivalent de la population d’un grand arrondissement parisien), un ménage sur 300 est endetté. De telles évolutions sont inquiétantes et se vérifient dans la montée de la pauvreté et l’éviction des classes moyennes. Ainsi, le nord, l’est et le sud enregistrent des taux de chômage beaucoup plus importants que l’ouest et le centre de notre ville. Dès lors, il importe d’engager un véritable plan d’urgence de rééquilibrage de l’activité économique au profit des zones en difficulté. L’exécutif municipal demeure sourd à nos Quel avenir pour Paris ? Les communistes et les élu(e)s du groupe communiste au Conseil de Paris engagent un processus public et participatif afin d’associer et rassembler toutes les forces – individuelles et collectives, politiques, syndicales et associatives, intellectuelles et culturelles… – qui œuvrent pour une ville solidaire, ouverte sur le monde, égalitaire et durable. Notre vision de Paris ne se construira pas sans vous. C’est pourquoi nous proposons un espace public de débat qui permettra au plus grand nombre de se mêler de ce qui les regarde. Non pas à quelques mois de l’élection municipale, mais bien en amont. La dynamique se veut 16 trimestriel juin 2006 propositions, tétanisé par une sorte de fatalité urbaine. Faut-il rappeler les exemples d’aménagements réussis et réalisés par la Ville de Paris sous les mandatures précédentes, des quartiers de Javel et de Bercy dans les 15 e et 12 e arrondissements ? Plus que jamais se pose la question stratégique de l’attractivité du territoire parisien. Pour retrouver de nouveau le peloton de tête des grandes capitales européennes, Paris doit connaître un nouvel élan économique basé sur un triptyque gagnant : l’Université, la Recherche et l’entreprise. Dans cet esprit, il s’agit de privilégier, alors que le plan U3M décidé en 2000 s’achèvera en 2006, des synergies avec le monde de l’entreprise, la création d’un « mit européen », pôle d’excellence universitaire réunissant école doctorale et laboratoires de recherche fondamentale et appliquée, créatrice d’emplois. Quant à l’entreprise, elle est au cœur du processus de création de richesse et de développement économique de Paris. De nombreux commerces de proximité ferment, la désertification commerciale de certains quartiers révèle une mono-activité étouffante pour GROUPE COMMUNISTE Construisons ensemble Paris, métropole ouverte et solidaire même permanente : débats, manifestations, échanges… Des enjeux importants doivent être largement discutés: comment lutter contre la spéculation immobilière et développer un habitat accessible et de qualité ? Comment permettre à toutes les couches sociales de vivre à Paris et combattre les inégalités sociales et territoriales ? Quelle activité économique ? Comment penser à l’échelle de l’agglomération ? Quelle politique des transports ? Quelle gestion de l’eau ? Quelle démocratisation de la culture ? Quel rayonnement international de Paris et quel appui aux villes du Sud ? Quelles innovations pour une ville moderne et durable, etc. Les le commerce traditionnel. Notre ville perd ainsi son dynamisme et son rayonnement. Face à tous ces enjeux économiques, le maire de Paris choisit une gestion à court terme en laissant filer les dépenses de fonctionnement au détriment des investissements. Une ville moderne est une ville qui se transforme. On ne peut progresser dans une ville close et des quartiers rendus inaccessibles et fossilisés. On ne peut envisager le nouveau Paris économique sans évoquer l’avenir de Paris et des villes environnantes. De réelles opportunités de dynamisme économique entre Paris et les communes de l’agglomération proche sont à saisir. Paris ne doit plus se limiter au boulevard périphérique mais s’ouvrir par un anneau de contact entre l’ancien Paris intra-muros et le nouveau Paris économique à bâtir avec la petite couronne et l’Ile-de- France. Tels sont les véritables défis à relever pour faire enfin de Paris une métropole économique européenne, nous sommes loin des discours lénifiants de la mairie actuelle. Claude Goasguen, président du groupe questions ne manquent pas et font débat au sein de la gauche municipale. Pour y répondre et bâtir ensemble l’avenir de Paris, nous voulons confronter les points de vue. Déjà des rencontres se sont tenues donnant lieu à des débats et propositions, sur le Plan local d’urbanisme, sur le passage à une gestion municipale de l’eau en 2009, sur la politique des déplacements. De nombreuses autres se construisent.Vous voulez y participer, y contribuer : contactez nous (www.elusparis.pcf.fr) Les élu(e)s communistes et apparentés
GROUPE SOCIALISTE ET RADICAL DE GAUCHE Vente à la découpe : une vraie loi, vite ! Depuis plusieurs années, les opérations de vente à la découpe ne cessent de gangrener la mixité sociale à Paris. Pire, ces derniers mois, les transactions s’accélèrent. Ces opérations spéculatives, contraires à l’intérêt général, provoquent l’éviction des deux tiers des locataires qui, faute de pouvoir acheter leur logement, sont contraints de quitter leur quartier, voire leur ville. A Paris, les ventes à la découpe représentent 15% des ventes de logement. Les conséquences de ce phénomène d’éviction sont très négatives: la mixité sociale recule, le parc locatif se réduit, le nombre de logements vacants augmente (ce sont souvent 10% du nombre de logements découpés qui demeurent vacants de longs mois durant la découpe), le niveau général des prix et des loyers augmente, la fréquentation des commerces et des services publics diminue. En révélant l’étendue de la précarité du logement, la vague des ventes à la découpe qui s’est abattue sur la capitale, ainsi que sur de nombreuses villes de banlieue et de province, a considérablement ému l’opinion. La Ville de Paris a très vite pris la mesure du phénomène. Dès le mois de janvier 2005, le maire de Paris demandait un moratoire sur les ventes à la découpe, ce que le Gouvernement a refusé de décréter. Le Conseil de Paris a adopté de très nombreux vœux destinés à éviter la découpe des adresses les plus emblématiques du combat que mènent les Parisiens contre les ventes à la découpe. La municipalité a mis en œuvre les moyens financiers et juridiques à sa disposition pour maintenir la mixité sociale, en obtenant par exemple le rachat de plusieurs immeubles menacés par des investisseurs institutionnels afin de garantir le statut locatif des logements ou en passant une convention avec l’association Foncière, émanation du 1% logement, permettant de racheter les logements occupés par les locataires éligibles au 1% logement afin de les maintenir en place. Enfin, dans les situations les plus difficiles, la Ville a exercé, et continuera d’exercer son droit de préemption, afin de préserver le parc locatif intermédiaire et de défendre la mixité sociale. De son côté, le Gouvernement a longtemps refusé GROUPE UNION POUR LA DEMOCRATIE FRANÇAISE L’esprit clair et le ton juste C’est entendu, le Groupe UDF au Conseil de Paris s’inscrit dans l’opposition municipale. Mais il refuse de prêter le flanc à une logique de phobies antagonistes qui stérilise le débat public et lui substitue la phraséologie des camps retranchés. C’est pourquoi, même en période préélectorale, nous jugeons les choses pour ce qu’elles sont, non en raison de leur provenance partisane. Appartenir à une famille politique, c’est s’engager sur des fondamentaux. Il ne s’agit ni d’être prisonnier volontaire, ni de sacrifier au déterminisme perpétuel. Nous refusons d’applaudir au triste spectacle de la radicalisation des positions qui consacre le divorce des citoyens et de leurs représentants. La démocratie a besoin d’être défendue, mais pas contre elle-même. Si une mesure nous semble utile et juste, nous la votons. Si nous avons des critiques à faire valoir, nous les formulons sans complexe ni caricature, convaincus que la politique doit être le lieu de la raison, de l’esprit clair, du ton juste. C’est ce que nous avons fait sur le budget. Nous regrettons que le maire de Paris n’ait pas tenu compte de nos recommandations. Les recettes réelles qui découlent des droits de mutations sont supérieures aux chiffres avancés par M. Sauter. Il fallait créer une prime sous conditions de ressources pour les primo accédants. C’est ce que nous avons fait à l’occasion des émeutes dans les banlieues. Car, face à la violence, les naïvetés comme les provocations de reconnaître l’existence d’un problème. Et malgré l’adoption, en novembre 2004, d’un amendement, déposé à mon initiative, restreignant les avantages fiscaux concédés aux marchands de biens qui vendent à la découpe, sa majorité parlementaire n’a pas hésité à repousser, le 10 mai 2005, une proposition de loi protégeant réellement les « locataires découpés », déposée par le groupe socialiste à l’Assemblée nationale. Et si une proposition de loi de l’UMP sur les ventes à la découpe a été votée, force est de constater qu’elle n’est pas à la hauteur des enjeux. Cette proposition, qui ne concerne que les locataires susceptibles d’acheter, soit une minorité, ne règlera aucun problème et ne met pas fin au phénomène d’éviction des classes moyennes et modestes de leur logement. Aussi, il y a urgence sociale à ce que le gouvernement prenne l’initiative d’une loi renforçant véritablement les protections des locataires victimes de ventes à la découpe. Patrick Bloche, président du groupe sont autant de menaces supplémentaires pour la paix civile. C’est ce que nous avons fait sur la grippe aviaire, tant en matière de prévention que de mise à niveau des dispositifs d’urgence. C’est ce que nous avons fait sur la politique de la famille : le logement et la lutte contre les violences intra-familiales constituent, pour nous, le cœur de la question. C’est ce que nous ferons concernant le Plan local d’urbanisme, le Plan de déplacement de Paris… Nous continuerons donc, sans complaisance lorsque le maire de Paris nous paraît dans l’erreur, mais, jamais au seul et vain prétexte d’être dans l’opposition. Didier Bariani, président du groupe trimestriel juin 2006 17



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