à Paris n°18 mar/avr/mai 2006
à Paris n°18 mar/avr/mai 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°18 de mar/avr/mai 2006

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ville de Paris

  • Format : (210 x 265) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 3,4 Mo

  • Dans ce numéro : Emploi, famille, solidarité : vive l'égalité !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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actualité dossier Paris.fr Consultez le dossier « Agissons ensemble contre les violences faites aux femmes » sur www.solidarites.paris.fr Y à tout faire, leur réponse est : oui. Pourtant, la plupart avouent ne pas avoir de temps pour elles et courent toute la journée. C’est peut-être là une des clés de leur santé car les Parisiennes ont une espérance de vie supérieure à la moyenne des Françaises, 83,4 ans au lieu de 82,5 ans. Au niveau de la natalité,les Parisiennes se démarquent du reste de la France, puisqu’elles ont, en moyenne, plus d’enfants. Florence, à la tête d’une entreprise qui développe des crèches avec des horaires aménagés confirme que « la France a le plus fort taux de natalité en Europe » et que « l’inégalité professionnelle vient aussi du fait de devoir aller chercher ses enfants à horaire fixe, alors que certaines réunions en entreprises s’éternisent ». Du concret pour l’égalité L’emploi est un des terrains sur lequel la Ville se bat au quotidien pour réduire les inégalités liées au sexe. Des structures d’insertion dans les quartiers où les difficultés et les inégalités sont les plus criantes, offrent formation et accompagnement à des femmes peu qualifiées. A 58 ans, Marie, couturière, au chômage suite à des délocalisations, ne retrouvait pas de travail. Elle a rencontré l’association Projet 19, grâce à la mairie de son arrondissement et a pu ainsi changer d’activité. Des cours d’initiation à l’informatique lui ont appris à utiliser un ordinateur et permis de trouver un emploi de secrétaire. La Ville de Paris soutient également les créatrices d’entreprises, dans toutes leurs démarches. Frédérique, actuellement présidente de Paris Pionnières, pépinière d’entreprises féminines, nous précise que « cette aide est précieuse car, pour créer son entreprise, la compétence et la pertinence demandées aux femmes sont toujours plus hautes que celles exigées d’un homme ». Grâce à la mairie de son arrondissement et à l’association Projet 19, Marie a pu, à 58 ans, suivre des cours pour changer d’activité. 8 trimestriel mars 2006 En tant qu’employeur, la Ville de Paris montre l’exemple. Sur les 46000 agents permanents, 49% sont des femmes. Un plan pour l’égalité professionnelle guide l’action des ressources humaines. Au niveau de l’exécutif parisien, sur les 33 élus adjoints au maire de Paris, 19 sont des adjointes. Une vraie représentation de la population parisienne. ■ interview Quelles sont les actions que vous menez pour lutter contre les violences faites aux femmes ? Anne Hidalgo : Deux chiffres sont révélateurs. En France, tous les quatre jours, une femme meurt Anne Hidalgo, première adjointe au maire de Paris en charge de l’égalité femme/homme. des suites de violences conjugales et à Paris 48% des plaintes déposées aux commissariats concernent ce type de situations. Lutter pour préserver l’intégrité physique et la dignité des femmes a été notre priorité dès le début de la mandature. Nous nous sommes appuyés sur le réseau associatif pour développer de multiples actions ; nous avons créé des lieux d’écoute, réhabilité ou construit des lieux d’hébergement, formé nos agents, mené des actions de prévention auprès de plus de 9 000 collégiens… Notre soutien financier aux associations a augmenté de près de 50% depuis 2003. Quel est votre plan d’action pour 2006 ? Monter en puissance sur ces actions. En novembre dernier, nous avons lancé un plan d’action contre les mariages forcés. Il se décline en trois volets : développer la prévention au niveau des mairies d’arrondissement en constituant un réseau d’acteurs au contact direct des jeunes, accompagner les jeunes filles concernées par un soutien psychologique, une aide juridique, voire une aide financière et généraliser des procédures d’alertes pour gérer au mieux les situations d’urgence. Ce combat est primordial car le respect de chaque être humain est une condition essentielle de la vie en société. courrier des lecteurs Quel regard portez-vous sur l’égalité ? Que pensez-vous des actions de la Ville ? Quelles seraient vos propositions ? Faites-nous part de votre opinion avant le 31 mars Paris.fr, rubrique « Courrier des lecteurs »
Françoise Seligmann, avec la création de sa Fondation, continue d’œuvrer pour la tolérance. Françoise Seligmannest toujours en action.Dans le salon-bureau de son appartement parisien, elle s’inquiète au téléphone de la santé d’une amie,raccompagne une nièce,propose du café… Cette inconditionnelle de la liberté, née à Marseille voici 85 ans, a toujours le regard vif, un franc-parler et la volonté farouche de combattre l’injustice. « Il fallait faire quelque chose », dit-elle pour résumer son entrée dans la « Résistance en 1941 après avoir dû arrêter ses études. L’année suivante,âgée de 23 ans,elle rencontre Henry Frenay et Bertie Albrecht, membres du réseau Combat qui lui confient,comme à d’autres résistants, le soin de distribuer leur journal clandestin, au sein duquel elle travaillera avec Albert Camus. Après la guerre, André Malraux lui conseille de faire du journalisme. Fin 1945, elle reprend La Française, un magazine qu’elle dirigera jusqu’à l’été 1946. La même année, elle épouse François- Gérard Seligmann, antiquaire, qu’elle a rencontré pendant la Résistance. A sa mort en avril 1999, elle offrira sa collection de tableaux Le monde de Proust au musée Carnavalet. En 1953, Françoise Seligmannadhère à la Ligue des Droits de l’Homme (LDH), d’où elle lance une pétition pour sauver le couple de savants américains Rosenberg, condamné à mort pour espionnage. En 1970 elle deviendra vice-présidente de la LDH, et depuis 1994 elle en est Présidente d’honneur. Très proche collaboratrice de Pierre Mendès France, Françoise Seligmannraconte ces années riches en événements internationaux dans deux ouvrages passionnants (1).En février 1957, elle crée le Centre d’éducation politique des futurs électeurs pour « organiser des cours destinés aux jeunes, pour leur apprendre à juger les événements eux-mêmes et à comprendre ce qui se passe en France et ce qu’il faudrait réformer ». Un journal de documentation politique naît dans cet esprit: Après demain. Toujours publié, il contribue à la prise de conscience politique des jeunes. « Il faut agir ensemble et en même temps pour avoir le pouvoir d’agir ». Ainsi Françoise Seligmannrésume-t-elle son engagement en politique et auprès de François Mitterrand dès 1974. Un parcours qu’elle raconte dans deux livres récemment publiés (2) et qui la conduira au poste de sénateur de 1992 à 1995: « Je suis très fière de mon premier amendement, voté à l’unanimité, qui supprimait l’inscription sur le casier judiciaire des jeunes pour les petits vols. Une façon de donner une deuxième chance. » Etre au cœur des événements et apporter son témoignage est aussi une façon de rendre justice. Dernier exemple en date, la création en 2004 du Prix Seligmanncontre le racisme, qui a récompensé en octobre dernier Fatima Besnaci-Lancou, présidente de l’association Harkis et Droits de l’Homme et auteur de Fille de harki. Très prochainement, la Fondation Seligmannva voir le jour, afin d’œuvrer pour la victoire de la raison et de la tolérance. Combattre l’injustice, toujours. Il faut agir ensemble et en même temps pour avoir le pouvoir d’agir. » Combattre l’injustice Résistante dès 1941, présidente d’honneur de la Ligue des Droits de l’Homme, Françoise Seligmannpoursuit encore aujourd’hui son combat pour la justice et la liberté. (1) Liberté, quand tu nous tiens (tomes 1 et 2), éditions Fayard. (2) Les socialistes et le pouvoir (tomes 1 et 2), éditions Michalon. trimestriel mars 2006 actualité portrait 9



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