à Paris n°18 mar/avr/mai 2006
à Paris n°18 mar/avr/mai 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°18 de mar/avr/mai 2006

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ville de Paris

  • Format : (210 x 265) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 3,4 Mo

  • Dans ce numéro : Emploi, famille, solidarité : vive l'égalité !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Le charme d’une bourgade en plein Paris. Son clocher, ses pavés et ses maisons basses. Accordez-vous une pause bucolique dans l’ancien village de Charonne (20 e). 34 trimestriel mars 2006 Même à deux pas du périphérique et des tours modernes, il y a toujours un petit carré d’oxygène intact et un jardin en attente de printemps. Pour prendre un bol d’air pur sans sortir de Paris et renouer, le temps d’une balade, avec le charme provincial d’un village, rendez-vous dans le 20 e arrondissement. Maisons couvertes de vigne Métro Porte de Bagnolet, sortez du côté du boulevard Mortier et grimpez les escaliers à droite de la rue Géo-Chavez. Dans un lacis de ruelles pavées (Irénée-Blanc, Georges-Perec, Paul-Strauss, Jules- Siegfried), les pavillons en pierre meulière ou en brique déroulent devant leurs portes d’entrée de petits tapis de verdure Les pavillons ouvriers des anciennes carrières de gypse et leurs ruelles pavées. Echappez-vous à la campagne Piaf Une place et une statue rendent hommage à la môme Piaf. ou de graviers. C’est le royaume de la miniature et de la coquetterie. Au début du XIX e siècle, ces maisonnettes étaient celles des ouvriers de la carrière de gypse rue des Montibœufs. Redescendez l’escalier de la rue de Mondonville vers la place Octave-Chanute. Continuez rue du Capitaine- Ferber jusqu’à la place Edith-Piaf où, en face de la fontaine Wallace, une petite statue en bronze rend hommage à la « môme » du quartier. En face, prendre les rues de Pelleport puis de Bagnolet. Au 148, les jardins Debrousse dépendaient, au XVIII e siècle, de l’ancien domaine de Bagnolet, propriété de la duchesse d’Orléans, fille naturelle de Louis XIV et de Madame de Montespan. Le parc abrite encore un vestige de l’époque : le pavillon de l’Ermitage. Cet élégant bâtiment à la déco rococo, unique
folie parisienne de style Régence, est ouvert au public depuis février 2005. On peut notamment y admirer des peintures murales. Ressortez par la rue des Balkans en essayant d’apercevoir, derrière les grilles, les maisons couvertes de vigne vierge. Après une petite halte dans le square Antoine- Blondin, rejoignez la rue Vitruve, dans laquelle vous verrez une plaque à la mémoire de Barbara ainsi qu’une étrange sculpture murale évoquant la légende de la Salamandre. Puis rejoignez un autre parc miniature, le square des Grès. Cerné par les immeubles modernes du quartier mais encadré de ravissantes maisons basses, il offre aux flâneurs sa douce tranquillité. Mare, sous-bois et libellules L’enchantement continue rue Saint-Blaise, une ancienne « grand’rue ». Entre pavés, appétissantes pâtisseries et lampadaires à l’ancienne, vous découvrirez, face au 85, un porche datant de Louis XV. Jetez un coup d’oeil sur l’échappée dépaysante vers la butte et le cloché trapu de l’église Saint-Germain de Charonne. Flanqué d’un petit cimetière de campagne (comme celui de Saint-Pierre de Montmartre), l’édifice, construit au XII e siècle, présente une architecture bigarrée liée à des rajouts successifs. Dans le cimetière reposent la famille d’André Malraux, l’écrivain Robert Brasillach, fusillé à la Libération pour collaboration, et des fédérés, victimes de la répression versaillaise contre la Commune de Paris en 1871. Reprenez la rue de Bagnolet jusqu’au 102 bis. A l’emplacement d’une gare désaffectée de la Petite Ceinture se dresse l’étonnant et branché café de la Flèche d’Or. Si l’envie vous en prend, vous pourrez toujours y revenir le soir, à l’heure où tout s’illumine, pour admirer la locomotive qui surmonte le bar et la verrière La dépaysante villa Riberolle et le pavillon de l’Ermitage. La rue Saint-Blaise, qui monte jusqu’à l’église Saint-Germain de Charonne. de la terrasse qui domine la voie ferrée à l’abandon. Jetez un coup d’oeil à droite sur l’allée bordée de pavillons de la villa Godin (au numéro 85). Tournez à droite dans la rue de la Réunion, qui mène au cimetière du Père Lachaise, et au sauvage Jardin naturel avec sa mare, son sous-bois et ses libellules. Ici, ni tonte, ni taille, une équipe de paysagistes a reconstitué la biodiversité de l’Ile-de-France. Avant d’affronter la ville et sa grisaille, ressourcez-vous une dernière fois, le temps de pousser la grille de la villa Riberolle, au numéro 35 de la rue de Bagnolet. Le long de l’impasse, de nombreux artistes ont élu domicile entre ateliers et entrepôts. La tête au vert, vous pouvez désormais redescendre la rue de Bagnolet vers le métro Alexandre Dumas. ■ trimestriel mars 2006 Durée de la balade : 1h30 sans visite. Pavillon de l’Ermitage : 148, rue de Bagnolet (20 e) , visite les vendredis et samedis après-midi. Jardin naturel : 120, rue de la Réunion (20 e) , visite en semaine de 7 h 30 à 17 h 30 et les week-ends de 9 h à 17 h 30. Tél. 01 43 28 47 63. quartiers balade 35



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