à Paris n°18 mar/avr/mai 2006
à Paris n°18 mar/avr/mai 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°18 de mar/avr/mai 2006

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ville de Paris

  • Format : (210 x 265) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 3,4 Mo

  • Dans ce numéro : Emploi, famille, solidarité : vive l'égalité !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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14 Exercice de reconnaissance de lettres au centre Etimoë. Seniors : bien vieillir à Paris Alors que les Parisiens souffrant de la maladie d’Alzheimer sont de plus en plus nombreux, la Mairie de Paris crée de nouveaux centres d’accueil et tente de soulager un peu les familles. Visite de l’un de ces lieux où l’on essaie d’arrêter le temps. Paris.fr Toutes les prestations concernant les besoins et attentes des Parisiens âgés sont dans la rubrique Seniors sur www.solidarites.paris.fr trimestriel mars 2006 Rue d’Avron (20 e) , 9 h du matin, le centre Etimoë ouvre ses portes. Laurence, l’ergothérapeute, et les autres animateurs s’apprêtent à accueillir leurs patients autour d’un thé ou d’un café accompagné de petits biscuits. L’ambiance est conviviale. Les premiers arrivent souvent accompagnés d’un proche. La maladie d’Alzheimer fait confondre les repères géographiques et on a vite fait de se perdre. Mais peu importe, une fois sur place la chaleur de l’accueil fait oublier l’absence d’autonomie. Tout le monde s’embrasse, les soignants plaisantent. C’est un moment important de la journée, comme le déjeuner, vers 12 h 30, et le goûter de 16h. Sujettes aux angoisses, les personnes qui vivent seules en oublient parfois de s’alimenter lorsqu’elles sont chez elles. Ces repas pris au centre sont donc aussi une sécurité quant à leur alimentation. Le pari de l’équipe est de retarder les effets de la maladie, d’où l’importance d’un diagnostic précoce. D’autres arrivent vers 10 h 30 avec l’association Essentiel ou encore le PAM (Paris accompagnement mobilité, www.pam.paris.fr), récemment accessible aux parisiens âgés dépendants. Quand tout le monde est là, les activités (gym, art thérapie, atelier mémoire…) peuvent commencer. Le centre est structuré comme une plate-forme: l’entrée donne sur une
Au centre Etimoë, rue d’Avron. Une fois sur place, la chaleur de l’accueil fait oublier l’absence d’autonomie. Centres d’accueil de jour : grande salle, à droite une cuisine ouverte où des étiquettes sur chaque placard en précisent le contenu (assiettes, verres, couverts…), à gauche un espace réservé aux activités, un piano à queue, des tables, des fauteuils, des plantes, une sono et des baies vitrées qui donnent sur l’extérieur. Un petit salon de coiffure reste visible à travers sa cloison de verre et la salle réservée à des séances de musicothérapie est la seule qui soit à l’écart. Pour y accéder, comme pour aller aux commodités, des lignes bleues sur le sol permettent de suivre le chemin. La même couleur bleue habille les poignées de portes et, pour ne pas se tromper, est affichée sur chaque porte la photographie de la pièce où l’on s’apprête à pénétrer. Des repères qui ont leur importance. Une aide financière unique en France Le pari de l’équipe est de retarder les effets de la maladie, d’où l’importance d’un diagnostic précoce. L’attention portée à la personne est importante tout comme l’environnement dans lequel elle évolue. Depuis 2001, la Ville de Paris a ouvert quatre nouveaux centres d’accueil de jour pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, triplant ainsi le nombre de places en cinq ans. La Ville a également mis en place une aide financière Bien vieillir à Paris, la brochure Elle est désormais disponible, traduite en plusieurs langues (anglais, espagnol, chinois, arabe et turc). Elle informe les personnes âgées sur la retraite, le logement, le soutien à domicile, la vie quotidienne et la santé. Cette brochure est disponible dans les points Emeraude et les centres d’action sociale. Toutes les coordonnées en appelant le 39 75, et sur www.solidarités.paris.fr unique en France, permettant de prendre en charge une partie du coût de ces structures en fonction des revenus. Pour Danièle Hoffman-Rispal, adjointe au maire de Paris en charge des personnes âgées, « l’avantage de ces centres est triple : la dimension thérapeutique puisque la personne est prise en charge selon ses besoins, le répit offert à sa famille et l’espoir de retarder au maximum les effets de la maladies et donc le départ en maison spécialisée. » ■ pratique Il n’y a pas d’âge pour se rencontrer… Etre à la retraite est le meilleur moment pour enfin se consacrer à une passion ou découvrir de nouvelles activités : aquarelle, jardinage, sculpture, patchwork, Taï- Chi, informatique, Anglais, théâtre, billard, il y en a pour tous les goûts. Mais c’est aussi l’occasion, simplement, de rencontrer les plus jeunes, à travers les activités intergénérationnelles. Le principe : faire se rencontrer les générations, et particulièrement les aînés et les plus jeunes. Aujourd’hui la plupart des clubs parisiens ont organisé des jumelages avec les centres de loisirs hébergés dans les groupes scolaires du quartier. Et cela se passe plutôt bien. Evidemment tout le monde ne participe pas, certains n’aiment pas se mélanger. Mais globalement beaucoup d’enfants attendent impatiemment ces rendez-vous avec des retraités qu’ils découvrent souvent à leur image : joueur, tricheur, turbulent, coquette ou Edith Kremsdorf: 16, rue du Pont-aux-Choux (3 e) Villa Ruben: 9, rue de la Santé (13 e) Casa-Delta 7: 5/7, rue Tristan-Tzara (18 e) Etimoë: 127, rue d’Avron (20 e) Les Balkans: 26, rue des Balkans (20 e) mauvais caractère. Lorsqu’ils font un jeu ou une activité ensemble les écarts d’âges n’existent plus. Il y a même parfois des surprises : à l’automne dernier, les dames du club Charcot (13 e) se sont parées de leur plus belles robes, maquillages, coiffures et bijoux pour un défilé très spécial où étaient invités les enfants du centre de loisir Jeanne d’Arc subjugués par ces « super mamies » qu’ils arrivaient à peine à reconnaître. Comme quoi, à chaque âge son lot de surprises ! Pour connaître les coordonnées des clubs seniors, appelez le 3975. trimestriel mars 2006 actualité zoom 15



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