à Paris n°17 déc 05/jan-fév 2006
à Paris n°17 déc 05/jan-fév 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°17 de déc 05/jan-fév 2006

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ville de Paris

  • Format : (210 x 265) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 4,4 Mo

  • Dans ce numéro : conseils de quartier, de la jeunesse, associations... pourquoi il faut participer.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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16 GROUPE SOCIALISTE ET RADICAL DE GAUCHE Logement : à l’Etat d’agir aussi Notre pays connaît une crise du logement d’ampleur nationale dont nous vivons toutes les conséquences à Paris et en Ile-de-France. Elle touche tant nos concitoyens que le logement est devenu la principale préoccupation des Français et la part la plus importante de leur budget. De fait, Paris et de très nombreuses villes en France sont désormais touchées par la flambée des prix et des loyers, résultantes d’une bulle spéculative qui dure, et de la coupable inertie des gouvernements Raffarin hier et Villepin aujourd’hui. A Paris, depuis plus de quatre ans, la mobilisation impulsée par Bertrand Delanoë se fait sur tous les fronts avec une même volonté politique, celle qui a tant fait défaut à Paris durant 25 ans et dont nous payons aujourd’hui le prix lourd. La droite parisienne ne peut pas faire oublier son inaction et donc sa responsabilité durant plus de deux décennies tant en ce qui concerne l’hébergement d’urgence que l’éradication de l’habitat insalubre ou la construction de logements sociaux. Ces domaines sont des priorités sociales de l’actuelle équipe municipale afin de répondre Le dramatique incendie de l’immeuble de la rue du Roi-Doré, ajouté au drame du boulevard Vincent-Auriol quatre jours plus tôt, ne peut pas, ne doit pas, selon l’idée qu’à l’UDF nous nous faisons de l’action publique, offrir le moindre prétexte à la plus petite exploitation politicienne. En effet, les solutions à la crise du logement à Paris ne relèvent pas, fort heureusement, d’un débat « droite-gauche ». Cette situation est trop grave pour que des polémiques, des déclarations politiques de bas étage, prennent le pas sur l’urgence des actions à mener. Il est, dès lors, indécent de se rejeter les responsabilités à la figure, bilan contre bilan, mandature contre mandature ! Il n’est pas vrai que les solutions à la crise notamment aux besoins des plus fragiles. Dès 2001, et pour la première fois, fût réalisé un inventaire du millier d’immeubles parisiens les plus dégradés et souvent dangereux, dont plus de 400 font l’objet d’un traitement particulier. L’objectif majeur de l’éradication de l’habitat insalubre a ainsi conduit la municipalité parisienne à mobiliser 220 millions d’euros sur six ans, là où l’État n’y consacre que… sept millions par an pour toute la France. Et les évacuations brutales sans relogement pérenne initiées récemment par Nicolas Sarkozy ne sauraient constituer une solution responsable et durable à l’urgence de la situation. La question du logement à Paris ne concerne pas que les domaines de la précarité et de l’insalubrité. L’immense chantier du logement social se traduit aujourd’hui par la création de 4 000 appartements supplémentaires par an à Paris. Mais cet effort sans précédent se heurte aux limites physiques du territoire parisien et à l’absence à terme de terrains libres. La condition posée par M. de Villepin pour que l’Etat cède à la Ville les terrains des Batignolles, à savoir la non construction des logements du logement, à la résorption de l’habitat vétuste et insalubre, à la relance d’un programme de construction de logements soient enfermées dans un débat municipal parisiano-parano, qui dissimule mal le lancement d’une campagne électorale prématurée. La crise du logement, d’une ampleur sans précédent, est devenue trop grave, ses conséquences trop dramatiques, pour réagir avec les mots ou les phrases du jeu de rôle, qui stigmatise le débat politique habituel à Paris. C’est pourquoi, pour nous, élus de l’UDF, il paraît responsable et lucide de proposer sur ce sujet une trêve politique, un « pacte pour l’habitat », et de réunir tous les acteurs, politiques, associatifs, économiques, sociaux prévus, n’en est que plus inacceptable, tout comme l’hostilité déclarée de certains maires franciliens à l’obligation pourtant légale d’atteindre 20% de logements sociaux sur le territoire de leur commune. Ville et Département ne pouvant agir que dans leur cadre de compétences, Paris ne pourra continuellement pallier le désengagement d’un Etat pourtant garant de la solidarité nationale. A ce titre, une vraie loi protégeant efficacement les locataires victimes des ventes à la découpe est plus que jamais d’une urgente nécessité. Par ailleurs, la mise en place d’un établissement public foncier régional réclamé sans succès jusqu’à maintenant, s’impose plus que jamais. Le temps n’est plus à l’indignation. Il est plus que jamais à l’action, une action à l’échelle de l’agglomération parisienne et pour laquelle Paris demande que l’État prenne aussi ses responsabilités. Patrick Bloche, président du groupe GROUPE UNION POUR LA DEMOCRATIE FRANÇAISE Une trêve politique pour le logement ! décembre 2005 - janvier 2006 sociaux de l’Ile-de-France, et les représentants de l’état, d’ici la fin de l’année, pour dégager rapidement des principes d’actions, pour trouver des voies nouvelles, coordonner, développer, et fluidifier le marché, relancer véritablement la construction, la production de logements et, au bout du compte, élargir l’offre immobilière dans la diversité. Refuser ces évidences, c’est refuser de traiter le problème du logement à Paris. Eric Azière, conseiller de Paris
GROUPE LES VERTS Logement : après les débats, des avancées concrètes Cet automne, le sort des habitants des immeubles insalubres et plus largement la politique municipale du logement ont fait l’objet de débats au sein de la majorité municipale et du Conseil de Paris. On a alors beaucoup parlé de « crise de la majorité ».Mais c’était évacuer un peu vite le fond du problème. Car pour les Verts, si crise il y a, c’est avant tout une crise du logement. Le marché exclut un nombre grandissant de Parisiens qui, faute d’alternative, sont contraints de quitter Paris ou pire encore d’occuper des immeubles insalubres au péril de leur vie. Face à cette crise, l’Etat reste désespérément immobile. Il s’en tient à punir et à stigmatiser les victimes en expulsant des familles au petit matin, sans proposer de relogement. Si la responsabilité de l’Etat est écrasante, la Ville ne peut rester sans réagir et doit mobiliser tous les moyens dont elle dispose. Ces débats au sein de la majorité municipale ont GROUPE DU MOUVEMENT REPUBLICAIN ET CITOYEN « Zéro déchet » en 2020 : une nécessité. été de fait fructueux puisqu’ils débouchent sur une réorientation en profondeur de la politique municipale en matière de logement. Les Verts ont obtenu un accroissement significatif de l’offre de relogement pour les habitants d’immeubles insalubres : la mobilisation de divers dispositifs doit permettre de reloger 1000 familles en 2006 et 1000 autres en 2007, contre 300 les années précédentes. D’autre part, la Ville, comme le lui demandaient les Verts, s’est engagée dans un rééquilibrage de son offre de logements, qui doit bénéficier dans une plus large mesure aux ménages les plus démunis. Il devenait urgent de corriger l’inadéquation entre l’offre et la demande de logements qui persistait à Paris: jusqu’alors, deux tiers des logements disponibles n’étaient accessibles qu’aux 10% des demandeurs les plus aisés. Les commissions d’attribution de logements seront Les capitales des pays développés adoptent de plus en plus un agenda ambitieux en matière de traitement de déchets. Berlin, San Francisco et bien d’autres villes ont adopté le principe du « zéro déchet » à un horizon de quinze ans. A Paris, le problème des déchets est crucial puisque les habitants de notre capitale produisent chacun 30% de déchets en plus que le reste des Français. Alors que, pendant longtemps, on se contentait de laisser croître le tonnage de déchets envoyés à l’incinération contre toute logique environnementale et sanitaire, notre majorité a opté pour une politique alternative. Le MRC propose d’aller plus loin en s’engageant à promouvoir au sein du Conseil de Paris des méthodes de traitement propres et non polluantes alternatives à l’incinération (méthanisation), des filières de récupérations favorables à l’environnement (colonnes à compost), des poubelles permettant le tri dans les lieux publics, l’étude de la consigne des verres, le contrôle des émissions de polluants par les usines d’incinération, une filière de récupération des déchets du tertiaire… Le MRC souhaite appeler le gouvernement et le législateur à plus de responsabilité puisqu’on ne peut laisser croître infiniment le nombre d’emballages et laisser à la collectivité le coût de leur traitement. « Zéro déchet » ne veut pas dire « zéro poubelle ». Il s’agit de faire en sorte, par une politique globale, de permettre un traitement propre et favorable environnementalement du contenu de nos poubelles. Limiter à la source la production de désormais en capacité de proposer annuellement 1500 logements sociaux ou très sociaux, contre 1000 actuellement. Ces 500 logements supplémentaires seront situés principalement dans les arrondissements accueillant le moins de logements sociaux. Notre majorité est riche de sa diversité. Nos débats, parfois houleux, sont l’expression de cette richesse. Et c’est elle que les Parisiennes et les Parisiens ont choisie en mars 2001. Les Verts sont heureux d’avoir pu contribuer, en dehors de tout esprit partisan, à ces avancées concrètes en matière de logement. Beaucoup de chantiers restent à conduire d’ici 2008 ; la majorité municipale ne pourra le faire qu’en s’appuyant sur cette diversité qui fait notre force quand elle est pleinement assumée. René Dutrey, président du groupe déchets, responsabiliser les citoyens, adopter des méthodes de traitement non polluantes liées à des formes de collecte innovantes, tels sont les moyens possibles pour adopter cet objectif nécessaire pour notre capitale. Les élus de la Gauche Républicaine s’y engagent. Georges Sarre, président du groupe, et les élus du groupe Ces tribunes n’engagent pas la Rédaction du magazine. décembre 2005 - janvier 2006 17



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