à Paris n°16 oct/nov 2005
à Paris n°16 oct/nov 2005
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°16 de oct/nov 2005

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ville de Paris

  • Format : (210 x 265) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 5,7 Mo

  • Dans ce numéro : Face à la crise du logement

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Face à la crise du logement 4 octobre - novembre 2005 L’actuelle crise du logement, qui dépasse largement les frontières de Paris, nécessite une réponse conjointe de tous les acteurs concernés. Au-delà des actions qu’elle mène au quotidien depuis 2001,la Ville propose d’autres pistes. En France, plus de trois millions de personnes sont mal ou pas logées. Tel est le constat de la Fondation Abbé Pierre dans son dernier rapport de janvier 2005 sur le mal-logement dans notre pays. En Ile-de-France, 300 000 demandeurs de logements sociaux ont été recensés. La crise actuelle dépasse donc largement les frontières de la capitale et rend nécessaire une relance très forte de la construction. Dès mars 2001, la Ville de Paris a engagé un effort sans précédent pour contribuer à rattraper le retard accumulé ces dernières décennies et entre 2001 et 2004, 14 527 logements ont d’ores et déjà été financés. Désormais, tous les acteurs – l’Etat, mais aussi les communes voisines notamment à l’ouest de Paris – doivent se mobiliser et prendre leur part à une nécessaire solidarité à l’échelon régional. En commençant par appliquer les objectifs de la loi SRU (Solidarité et renouveau urbain) qui impose à toutes les communes de plus de 3 500 habitants d’atteindre, d’ici 2020, une proportion de 20% de logements sociaux sur leur territoire.
152 millions d’euros pour lutter contre l’insalubrité La lutte contre l’insalubrité est une des priorités absolues de la politique du logement de la municipalité. Pour cela, la Ville de Paris a confié une mission à la Siemp (Société immobilière d’économie mixte de Paris) et à la Semavip (Société d’économie mixte d’aménagement de la Ville de Paris), qui va de l’incitation à la réalisation de travaux par les propriétaires jusqu’à l’expropriation. Il s’agit souvent d’un véritable parcours du combattant. Première étape: le rachat des immeubles menacés de ruine que les propriétaires refusent fréquemment de céder à la Ville, faute de pouvoir en retirer un prix conforme à leurs attentes. Dans ce cas, la Ville doit demander l’expropriation, procédure qui à savoir dure environ deux ans, avant de pouvoir engager la deuxième étape, celle de la réalisation des travaux, dont la durée est à peu près équivalente du fait des contraintes légales. L’immeuble de la rue du Roi-Doré (3 e) , ravagé par un incendie dans la nuit du 29 août, avait été racheté par la Siemp en décembre 2004. Mais compte tenu de la lourdeur des nombreuses procédures légales à mettre en place, les travaux ne pouvaient commencer avant avril 2006. Quant à l’immeuble du boulevard Vincent Auriol (13 e) , où dix-sept personnes ont péri le 26 août, il a été réquisitionné par l’Etat, sa gestion étant confiée à une association d’insertion. Un programme de réhabilitation était prévu, de même que les financements votés au Conseil de Paris, mais le chantier a été retardé par un problème de stabilité de l’édifice. Aujourd’hui, les douze familles rescapées du 13 e La loi SRU impose aux communes de plus de 3500 habitants une proportion de 20% de logements sociaux d’ici 2020. L’habitat insalubre Un inventaire complet et inédit de l’insalubrité dans la capitale a été engagé dès mars 2001. Celui-ci a permis d’identifier un millier d’immeubles insalubres, fruit de décennies d’inaction totale en la matière. La Ville a ainsi pu engager leur réhabilitation dès 2002 selon deux modalités : • pour 550 immeubles très fortement dégradés, la Ville a confié à la Siemp et à la Semavip la mission de les réhabiliter. Aujourd’hui, plus de la moitié de ces immeubles sont en cours de traitement.• pour les 450 autres, les copropriétés sont en mesure de réaliser les travaux, de moindre ampleur, avec le soutien de la Ville. Un quart de ces immeubles est déjà en travaux. Depuis 2001, 2 700 familles ont pu ainsi être relogées dans le parc social de la Ville. arrondissement ont été relogées par la Ville de Paris et la Préfecture dans des appartements répartis sur cinq arrondissements. Difficile donc de réhabiliter des immeubles insalubres tant que les familles qui y résident ne sont pas relogées. D’autant que les capacités d’accueil d’urgence restent totalement insuffisantes: ainsi Paris, avec deux millions d’habitants,concentre à elle seule la moitié des structures d’hébergement d’urgence de toute l’Ile-de- France,soit près de douzemillions d’habitants. Y octobre - novembre 2005 actualité 5



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