à Paris n°16 oct/nov 2005
à Paris n°16 oct/nov 2005
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°16 de oct/nov 2005

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ville de Paris

  • Format : (210 x 265) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 5,7 Mo

  • Dans ce numéro : Face à la crise du logement

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ENVIRONNEMENTL Des arbres dans la ville… Saviez-vous que Paris est parmi les villes les plus boisées d’Europe ? Dans ses rues,ses espaces verts,ses cours d’école,ses cimetières… Toutes sortes d’arbres sont présents. Avec près de 183 000 arbres en bordures de rues et dans les parcs et jardins, la capitale bénéficie d’une armée de spécialistes chargés de gérer ce patrimoine vert. Elle dépend directement du Service de l’arbre, dirigé par Jean-Pol Neme : « Nous veillons à la bonne santé des arbres et à ce qu’ils ne représentent pas un danger pour les individus. Si nous sommes en bref contraints d’abattre un arbre, un autre est immédiatement replanté.En trois ans,nous sommes passés de 92 400 arbres d’alignement (en bordure de rue) à 95 500. » Surveillés de près Pour contrôler l’état de santé de l’arbre, les bûcherons ont recours à une petite astuce. Chaque tronc est équipé d’une puce, sorte de « carte vitale » de l’arbre, sur laquelle sont mentionnées toutes les interventions du bûcheron depuis la plantation jusqu’à l’éventuel abattage : Le tramway dans son environnement Si un 200 e arbre a été planté en avril dernier par Bertrand Delanoë sur le parcours du tramway,on en est déjà à presque 250 tant les plantations s’accélèrent. Pour en savoir plus, découvrez l’exposition itinérante qui se tient, jusqu’au 15 octobre, dans le hall de la mairie du 14e. Neuf panneaux détaillent le tracé du tramway, ses abris et son environnement vert… Cette exposition achèvera son parcours par la mairie du 15e, à la fin de l’année. Mairie du 14 e : 2, place Ferdinand-Brunot. Plus d’infos sur www.tramway.paris.fr 12 octobre - novembre 2005 maladies, tailles, détériorations… Grâce à l’ordinateur portable de l’équipe de surveillance, cette puce informative peut être lue immédiatement. « A Paris, nous sommes confrontés à plusieurs paramètres nocifs qui contribuent à réduire la durée de vie de l’arbre à 60 ans en moyenne, au lieu de 80 en milieu rural : la pollution, mais également les variations climatiques importantes, les accrochages par les voitures et deuxroues,l’urine canine ou encore les maladies qui se répandent rapidement », explique Jean- Pol Neme. Par exemple, les bûcherons ont constaté au printemps dernier la propagation d’un champignon sur les érables. Il représente l’un des symptômes de la suie,une maladie incurable qui survient souvent suite à de fortes chaleurs, comme à l’été 2003.La Direction des parcs,jardins et espaces verts étudie les 2400 arbres plantés chaque année : 1 500 en remplacement des arbres malades abattus et 900 en première plantation. essences d’arbres susceptibles de résister à ces épisodes de chaleur ou au contraire aux pics de froid, de plus en plus fréquents dans la capitale. Plus résistants Platanes et marronniers sont aujourd’hui détrônés par des espèces souvent plus exotiques, comme le cerisier de Mandchourie, le Micocoulier ou le poirier à fleurs,qui démontrent une plus grande résistance aux agressions urbaines. Elles sont progressivement implantées afin d’accroître la biodiversité.La majorité d’entre elles est issue des pépinières de Rungis. Les serres produisent près de 4000 arbres par an, dont les deux tiers sont destinés aux plantations des rues et des jardins. Un parc destiné à modifier petit à petit le paysage vert de la capitale, tout en le respectant. www.environnement.paris.fr
GROUPE UNION POUR UN MOUVEMENT POPULAIRE Paris : besoin d’un nouveau vivre ensemble La dégradation de la situation sociale à Paris est alarmante. Pas moins de 7 000 Rmistes de plus en un an ! Et les incantations sociales du maire restent sans effet sur une dérive dont on ne sait ni où ni quand elle s’arrêtera. La politique du « guichet » est en panne et le seul traitement social du chômage s’avère inefficace pour lutter réellement contre le développement de la précarité et pour la régression de l’exclusion. Malgré les bonnes volontés et expertises sociales en tout genre, les résultats sont mauvais : peu de retours à l’emploi, très faible proportion d’allocataires du RMI engagés dans un processus d’insertion, fort chômage des jeunes… A quoi s’ajoutent les effets dévastateurs d’une politique d’accueil qui permet aux départements limitrophes de Paris de renvoyer aux services d’accueil parisiens les gens les plus en difficulté. L’équipe municipale est en réalité incapable d’enrayer l’insécurité sociale et la montée du sentiment d’inutilité sociale produit par ce système d’assistance généralisée. Or, le véritable problème de notre ville c’est l’emploi, et l’équipe de Bertrand Delanoë ne crée GROUPE COMMUNISTE Motivées, motivés Les jeunes sont parmi les principales victimes de la précarité. Précarité économique et sociale d’abord, avec un taux de chômage largement plus élevé que la moyenne. Mais le malaise, plus profond, est aussi d’ordre culturel. Toute société projette sur sa jeunesse les interrogations qu’elle formule sur son propre avenir. La nôtre est rongée par la peur, comme en témoigne la violente répression du mouvement lycéen du printemps dernier. La jeunesse est en effet davantage considérée comme un problème – jeunesse et délinquance se lient facilement dans l’imaginaire collectif – que comme une ressource dont toute la collectivité doit pouvoir bénéficier. Et pourtant, la jeunesse parisienne nous donne des leçons d’espoir. De nombreux pas les conditions propices au développement économique. Pire, elle persiste à multiplier les contraintes et les entraves pour les entrepreneurs là où elle devrait libérer les énergies pour lutter contre le fléau chronique du chômage et de l’exclusion. Dès lors, ce sont les conditions de vie de nombreux parisiens qui se dégradent. Après l’emploi, la pénurie de logements sociaux face à une demande qui ne fait que croître puisqu’en trois ans cette dernière est passée de 65 000 à 102 000 personnes inscrites au fichier des mal-logés ! Se loger est non seulement devenu une gageure mais aussi un gouffre financier compte tenu du prix des loyers sur le marché libre. Quant à devenir propriétaire de son appartement, qui peut en avoir les moyens quand on connaît le prix du mètre carré dans la capitale (la hausse du foncier ayant d’ailleurs été largement alimentée par la politique dispendieuse du maire de Paris) ? Dès lors le parisien moyen s’exile en grande banlieue où il trouve logement agréable, place de crèche, environnement accueillant, jeunes s’engagent, cherchent à faire entendre leur voix et tentent de s’affirmer dans le débat public. C’est notamment le cas des membres du Conseil parisien de la Jeunesse, instance de démocratie participative mise en place par la Ville, qui ont décidé de faire de 2004-2005 une année de lutte contre les discriminations. Campagnes d’affichage, débats, rencontres avec les Parisiennes, les Parisiens et les associations, actions de terrain… Rien n’a manqué à cette mobilisation générale. Dans une approche transversale, les principales formes de discrimination ont été abordées : racisme, antisémitisme, homophobie, sexisme, discrimination à l’encontre des personnes atteintes de handicap… en un mot « la qualité de la vie ». Paris ne sera bientôt plus cette succession de villages qui ont fait son originalité, son charme et sa richesse, mais une grande ville triste malgré la « festomania » de ses édiles, où se côtoieront les très riches d’un côté et les très pauvres de l’autre, toujours plus nombreux ceux-là, toujours plus aidés. Le Paris des fêtes et des paillettes s’essouffle et la réalité le rattrape avec son cortège de promesses non tenues (places de crèches, logements sociaux…) et de lendemains qui déchantent (montée du chômage et de l’exclusion). Dès lors, c’est un nouveau souffle que l’on attend, pariant avec optimisme sur l’avenir, un projet commun pour les parisiens, un nouveau vivre ensemble car celui des socialistes est à l’image de la chaussée parisienne façon Bertrand Delanoë : une addition d’intérêts particuliers, étanches et sans concession. Joëlle Cherioux, conseillère de Paris Cet investissement de toutes et de tous trouvera son aboutissement le 15 octobre prochain lors d’une grande initiative au Zénith, « Tous égaux, tous en scène », en présence de 5 000 jeunes, de têtes d’affiche prestigieuses et d’associations. L’occasion de mêler contenu (débats, théâtre-forum, points d’information) et temps festif. L’occasion, surtout, de démontrer que la jeunesse est motivée, enthousiaste et qu’elle sait montrer son dynamisme et sa créativité lorsqu’elle se met au service de causes fédératrices. Clémentine Autain, conseillère de Paris octobre - novembre 2005 Y 13



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