à Paris n°13 jan/fév/mar 2005
à Paris n°13 jan/fév/mar 2005
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°13 de jan/fév/mar 2005

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ville de Paris

  • Format : (210 x 265) mm

  • Nombre de pages : 46

  • Taille du fichier PDF : 4,9 Mo

  • Dans ce numéro : Des jeux pour tous, tous pour les Jeux

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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40 àParis EXPOSITION La capitale à l’antenne Un demi-siècle d’archives sonores et visuelles issues des fonds exceptionnels de l’Institut National de l’Audiovisuel sont à découvrir à l’Hôtel de Ville. L’exposition « Paris sur les ondes » retrace, du 9 novembre 2004 au 12 février 2005, les histoires parallèles de la capitale, de la radio et de la télévision. Paris et l’audiovisuel : une histoire plus que centenaire. En 1898, Eugène Ducretet installait une antenne sur la Tour Eiffel et réalisait la première liaison radio-électrique en ville. La tour Eiffel devenait ainsi la plus haute antenne du monde. L’histoire de la radio, puis de la télévision, et celle de Paris sont, depuis, intimement liées. A l’occasion des 30 ans de l’Institut national de l’audiovisuel (Ina), la Mairie 12 juin 1961 : un tournage au palais de Chaillot, où la tour Eiffel tient la vedette. de Paris présente une rétrospective de ce passé commun. L’exposition « Paris sur les ondes » permet de redécouvrir l’histoire de la capitale à partir du patrimoine audiovisuel si précieusement conservé par l’Ina. L’occasion de partager, entre générations, des souvenirs mais aussi, pour les plus jeunes, d’apprendre à connaître le passé récent grâce aux images et aux sons des médias. A l’origine de cette exposition, le partenariat entre la Mairie de Paris et l’Ina, initié il y a déjà trois ans. Pour cette nouvelle initiative, la Ville offre au visiteur une plongée dans les archives de l’Ina et fait ressortir les trésors du passé qui se cachent parmi les centaines de milliers d’heures de radio et de télévision conservées. Un événement d’autant plus remarquable que cette manifestation est parrainée
par deux commissaires d’exposition qui ont largement participé à cette histoire audiovisuelle : Michèle Cotta, présidente d’AB Groupe et ancienne directrice générale de France 2, et Etienne Mougeotte, vice-président de TF1. Lorsqu’Emmanuel Hogg, président de l’Ina, leur a présenté son projet, ils l’ont tout de suite approuvé. Pour Etienne Mougeotte, c’est « un honneur d’avoir été associé à cette initiative ». Et pour Michèle Cotta, qui travaille depuis longtemps à un projet de musée de la télévision, cette exposition est une première étape. « Paris sur les ondes », grâce à la scénographie de l’agence Nathalie Crinière, reflète leur choix, leur vision, leur perception et leur expérience de journalistes, de responsables éditoriaux et, bien sûr, de Parisiens. Revivre l’histoire de Paris « Nous avons tous les deux des origines différentes, explique Michèle Cotta. Etienne vient de TF1, moi, j’ai longtemps travaillé à France 2, mais nous nous sommes immédiatement retrouvés sur ce projet. Lorsqu’on nous a transmis les différentes scénographies, nous n’avons eu aucune hésitation. » Tous les deux s’accordent à dire que leur principale motivation tient au thème même de l’exposition. « Au croisement de deux histoires, il s’agit de lire le passé de la télévision et de la radio à travers Paris, INA et l’histoire de Paris à travers la télévision et la radio », précise Etienne Mougeotte. De son œil averti, le vice-président de TF1 voit cette exposition comme « une synthèse créative et professionnelle, pédagogique et sérieuse ». La mémoire de l’audiovisuel D’Elizabeth II à Johnny Halliday Au cœur de cette exposition, pivot incontournable, la tour Eiffel. Symbole de la capitale, elle est aussi le point névralgique de la diffusion audiovisuelle. Elle ouvre donc l’exposition : on ne peut manquer de la remarquer dès l’arrivée dans le grand hall d’accueil. Trois espaces scandent le parcours de « Paris sur les ondes ». Dans un premier, s’offrent aux yeux et aux oreilles : « La tour Eiffel dans le rôle de l’antenne », « Les grands événements pour scénarios », « La ville pour décor », « Les Parisiens pour personnages » ; dans un deuxième : « Paris en chansons », « Les studios pour créer du rêve », « La rédaction pour traiter l’information », « La radio pour composer la bande-son » ; et enfin, dernier espace : « L’Ina pour mémoire ». Né le 6 août 1974, l’Institut national de l’audiovisuel (Ina) collecte, sauvegarde, numérise, restaure et communique les archives de la radio et de la télévision française. Ce sont plus de 60 ans de programmes radio et 50 ans d’images télévisées qui sont conservés. On trouve à l’Ina la plus importante concentration d’images et de sons (privés et publics) au monde : 2 millions d’heures de radio et de télévision, près de 3 millions de documents répartis sur plus de 80 kilomètres de rayonnages et plus de 1 million de documents photographiques. Feuilletons, téléfilms, documentaires, journaux télévisés, magazines d’actualité, de sport, émissions de divertissement, entretiens, fictions radiophoniques, concerts, on peut quasiment tout y retrouver. Chaque année, l’Ina collecte plus de 270 000 heures de programmes. Parallèlement, depuis 1999, l’Institut s’est lancé dans une vaste opération de sauvegarde et de numérisation des programmes qui, en se détériorant, sont menacés à terme de disparition. L’ensemble des fonds en danger devrait être traité d’ici 2015 pour espérer être sauvé. > Informations: www.ina.fr événement 14 mai 1963 : Maria Casarès, Louis Arbessier (debout), Jean Vilar et le producteur José Pivin enregistrent l’émisssion de radio « Tous les plaisirs du monde sont dans la matinée ». Les moments les plus forts de radio et de télévision sont donc rejoués : les visites de la reine d’Angleterre, de John Kennedy ou de Nelson Mandela sur les Champs- Elysées, la place de l’Hôtel-de-Ville sous les tirs, lors de la Libération, la première Techno Parade place de la Bastille ou encore, sur cette même place, l’hommage rendu à François Mitterrand, à sa mort, les grands matchs et les concerts de Johnny Halliday au Parc des Princes, les barricades de Mai 68 au Quartier latin, Parisplage sur les bords de la Seine. Un grand zapping qui compile près de deux heures de programmes, où chacun pourra voir ou revoir, entendre ou réentendre, ces extraits d’histoire. Pour Etienne Mougeotte, « le moment le plus fort est celui de la Libération de Paris et la descente des Champs- Elysées par De Gaulle ; même s’il y a peu d’images, nous avons les enregistrements radiophoniques. » La ville en mutation Le visiteur est ensuite invité à découvrir l’évolution de la ville à travers l’œil des médias : les Halles, ventre de Paris, se reconvertissent en centre commercial et en carrefour de transports urbains ; Bercy, village de chais, se transforme en parc paysager ; la Bibliothèque nationale de France grandit au milieu 41



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