à Paris n°13 jan/fév/mar 2005
à Paris n°13 jan/fév/mar 2005
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°13 de jan/fév/mar 2005

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ville de Paris

  • Format : (210 x 265) mm

  • Nombre de pages : 46

  • Taille du fichier PDF : 4,9 Mo

  • Dans ce numéro : Des jeux pour tous, tous pour les Jeux

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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38 àParis NUIT BLANCHE En lumières et musiques Sur la Seine, dans les rues, les places, les cours, le 2 octobre, dès 20 heures et jusqu’au petit matin, Nuit Blanche investit Paris. Cette année encore, la création contemporaine est à l’honneur. Un flux grouillant de fourmis géantes, la nuit du 2 au 3 octobre, sur les façades du Forum des Halles. Une œuvre de Peter Kogler, artiste autrichien. Une nuit pour redécouvrir Paris, ses rues, ses artistes contemporains et pour réapprendre sa musique. Une nuit pour rêver ses lumières et oublier le jour. C’est la 3 e édition de Nuit Blanche. Cette année, à côté des directeurs artistiques Ami Barak et Hou Hanru, l’un des metteurs en scène est un compositeur, Nicolas Frize, qui, le temps d’une soirée, transforme divers sites parisiens en décors d’un opéra surdimensionné. La Seine ouvre le bal Dès 20h, un orchestre de péniches et d’autres embarcations s’engage toutes cornes de brume dehors et remonte le fleuve d’ouest en est, de la Maison de la Radio à la Bibliothèque nationale de France. Pendant ce temps, s’élancent les « Comètes sonores ». Nicolas Frize invite les adeptes du roller à une parade musicale: au départ de l’Hôtel de Ville, et pendant plus de trois heures, un orchestre improvisé et dynamique va sillonner la ville et propager sa mélodie. Ces ouvertures sonores donnent le ton d’un événement placé sous le signe de l’interactivité et de la découverte. Pour faciliter la balade, les manifestations ont été regroupées au sein de trois pôles : le nord (gare de l’Est, square Alban-Satragne, parc des Buttes-Chaumont), le centre (Opéra Garnier, les Halles, Hôtel de Ville, Jussieu) et le sud (Port- Royal, église Saint-Pierre-de- Montrouge, Cité universitaire). Trois parcours possibles pendant lesquels chacun pourra découvrir les animations, à pied, à vélo ou
Cité Sonic, projet de Hou Hanru pour la Cité universitaire. en rollers. Cette année, les directeurs artistiques de Nuit Blanche ont à nouveau choisi de montrer aux Parisiens des lieux peu connus, sous un angle insolite. Tout d’abord, la Friche, située près du square Alban-Satragne. Désaffecté et d’ordinaire fermé au public, ce site de l’ancien hôpital Saint-Lazare devient le théâtre d’un programme pluridisciplinaire organisé par Hou Hanru et Nicolas Frize: danse aérienne et labyrinthe multimédia. Le chant des Marmottes A deux pas, l’Atelier parisien d’urbanisme a eu l’idée de dévoiler une face cachée de la gare de l’Est. Une vue plongeante à partir de la rue d’Alsace découvre le plateau des marquises qui abritent les quais. Sous l’égide de Nicolas Frize, Frédéric Voisin et Robien Meyer ont composé une musique qui ondule et caresse ces marquises. Un peu plus loin, pourquoi ne pas aller se perdre au parc des Buttes-Chaumont, où officient les « Marmottes vocales » ? Huit chanteurs, accompagnés chacun d’un instrumentiste, forment des couples dont les mélodies se répondent. A l’Opéra Garnier, L’enfant qui s’envole est un né d’une collaboration entre le Maroc et la France. Tour à tour, des enfants issus de chorales de Paris et de Rabat se relaient et chantent, accompagnés d’une harpe ou d’un luth. Le Marais ne sera pas en reste ce soir-là. Ami Barak a invité différents artistes à investir le quartier: par un jeu de miroirs, le créateur Bruno Peinado envahit la cour du Crédit municipal avec son cheval de Troie ; à l’Espace des Blancs-Manteaux, l’artiste Boris Achour organise la projection originale d’un film évoquant les grands groupes économiques ; l’hôtel d’Albret accueille la sculpture monumentale Colonial Tea Cup, de Paul McCarthy… Aux Halles, le comité artistique a imaginé un programme qui invite le public dans le jardin, le Forum et l’église Saint- Eustache. La Rivière sonore de Nicolas Frize dévale le trou des Halles, se faufile dans les méandres du sous-sol et émerge par endroits dans le jardin. A l’angle des rues Lescot et Rambuteau, l’œuvre de Peter Kogler immerge le public dans la vision panoramique d’un flux de fourmis géantes. Pour ceux qui préfèrent le calme des bords de Seine, les parapets du pont Saint-Louis se transforment en livre en braille. Trois interprètes avancent lentement en caressant les pierres, et disent à haute voix ce qu’ils lisent du bout de leurs doigts. En arrivant à Jussieu, sur le parvis de l’université, on ne peut pas manquer le mur de 200 m de long d’Hou Hanru. Sur une vingtaine d’écrans vidéos sont projetés les films d’artistes internationaux et d’amateurs, sur le thème « Qu’estce que tu fais ce soir ? » L’axe Paris-Rome Nuit Blanche est déjà déclinée dans d’autres villes européennes. Dans le cadre d’un échange avec la Notte Bianca romaine, Paris présente à Rome une œuvre de Didier Fiuza Faustino, et la capitale italienne propose, à la chapelle de Port-Royal, de découvrir l’œuvre vidéo de Francesco Vezzoli. Pour les adeptes du roller, une parade musicale au départ de l’Hôtel de Ville. sortir BAINS DE MINUIT 39 Trois piscines seront ouvertes toute la nuit du 2 au 3 octobre: Saint-Germain (6 e) , Château- Landon (10 e) et Aspirant-Dunand (14 e) , avec trois ambiances musicales différentes mixées en direct. Plus au sud, à l’église Saint- Pierre-de-Montrouge, les amoureux de Bach pourront découvrir sur grand écran la vidéo d’une chorale d’adolescents sourds et muets qui interprète le Stabat Mater. Changement d’ambiance à la Cité universitaire. Les amateurs de culture électronique apprécieront les créations de collectifs de DJs et de VGs invités par Hou Hanru. Ces artistes pourront, via un réseau informatique, puiser dans une banque de données alimentée en direct depuis Bruxelles, Rome, Varsovie, Tokyo, Pékin, Hongkong et Taipei. Sur la grande pelouse de la Maison internationale, un concert du collectif Signal Server captera les fréquences de satellites pour mixer en direct leurs sons et images. Cette fois encore la nuit ira jusqu’au petit jour pour le plaisir de nos sens.• > Programme complet et toutes les informations sur Nuit Blanche: tél. 39 75 (coût d’un appel local depuis un poste fixe) et sur www.paris.fr UN CONCOURS DE PHOTOS EN DIRECT La chaîne de télévision Arte organise un concours de photos en direct. Leprincipe est simple: se munir d’un téléphone portable, photographier sa Nuit Blanche et envoyer les clichés à l’adresse courriel suivante : quiz@artefrance.fr



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