à Paris n°13 jan/fév/mar 2005
à Paris n°13 jan/fév/mar 2005
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°13 de jan/fév/mar 2005

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ville de Paris

  • Format : (210 x 265) mm

  • Nombre de pages : 46

  • Taille du fichier PDF : 4,9 Mo

  • Dans ce numéro : Des jeux pour tous, tous pour les Jeux

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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14 àParis GROUPE UNION POUR UN MOUVEMENT POPULAIRE Paris, tes familles foutent le camp ! Toutes les études, toutes les enquêtes, tous les spécialistes s’accordent sur ce point: depuis des années, les familles quittent notre ville et les mesures prises par Bertrand Delanoë et son équipe ne sont pas de nature à enrayer cette tendance lourde. Et ce n’est pas le Programme local d’urbanisme (PLU) présenté par le maire le 31 janvier prochain aux élus parisiens qui apportera à ce problème la moindre solution. Premier responsable de cette hémorragie : le logement. Comme le démontre un dossier réalisé récemment par le magazine Challenges, le Parisien y consacre près de la moitié de ses revenus, contre moins d’un quart pour le Marseillais ou un cinquième pour le Rennais ! Ne trouvant plus où se loger, les Parisiens quittent leur ville. D’où un départ de plus de 130 000 habitants en dix ans. Ce phénomène ne s’est pas ralenti: en 2003 et 2004, le départ des familles et des classes moyennes s’est accéléré devant l’immobilisme municipal. Pour preuve, la Mairie de Paris qui s’était engagée à créer 3 500 logements sociaux par an, n’en a construit que 3 550… en trois ans. Ce qui a conduit à une flambée du nombre de GROUPE COMMUNISTE PLU: quel dessein pour Paris ? Le Conseil de Paris va adopter le 31 janvier son projet de Plan local d’urbanisme (PLU) qui sera ensuite soumis à enquête publique. Ce document fixera les règles d’utilisation des sols. Il proposera aussi des zones d’aménagements. Mais au-delà, pour être utile, le PLU doit être au service d’un projet urbain, d’un dessein pour les Parisiennes et les Parisiens. C’est essentiel. En ce qui nous concerne nous avons proposé que ce projet s’articule autour de quatre objectifs majeurs pour Paris. Le premier objectif réside dans la nécessité d’augmenter l’offre de logements publics de qualité, accessibles notamment aux couches populaires et moyennes. demandeurs de logement qui sont aujourd’hui 120 000 alors qu’ils n’étaient que 80 000 en 2001. Autre raison de cet exode : la baisse du pouvoir d’achat due à un envol des prix de l’immobilier. L’immobilisme municipal et une politique inefficace d’achat d’immeubles privés, majoritairement occupés par des habitants, ont entraîné un envol de la spéculation immobilière dont les familles sont les premières victimes. Comment pouvoir se loger dans un Paris où la montée des prix (progression de 72% du prix des logements anciens depuis 1998) a rendu les grands appartements inaccessibles aux classes moyennes ? Ces dernières ont désormais le choix entre des loyers et des remboursements de crédits insupportables ou le départ de Paris. Troisième handicap pour les Parisiens : le départ des entreprises et l’hémorragie des emplois. Paris cumule là aussi de mauvais résultats : un taux de chômage (11,5%) supérieur à la moyenne nationale et encore 21 000 emplois perdus en 2002 et 2003. Et ce ne sont pas les nouvelles mesures envisagées pour réduire la place de la voiture Cette volonté, pour se déployer, a le plus grand besoin d’une politique forte. Le deuxième objectif est celui de la reconquête économique, donc de la création d’emplois. Il n’y aura ni dynamisme urbain, ni réduction durable du chômage si l’espace parisien ne propose pas une offre foncière importante et variée qui favorise le développement économique et non la spéculation immobilière. Le troisième objectif doit être d’améliorer le cadre de vie, donc d’être attentifs à la création d’espaces verts, d’équipements et au développement des transports collectifs et des circulations douces. (réduction ou suppression de l’obligation de créer des parkings en cas de nouveaux logements et bureaux) qui inciteront les entreprises à retrouver le chemin de notre ville. Signe tangible de cette chute de la démographie parisienne : en trois ans, une baisse de près de 3 000 du nombre d’élèves scolarisés en école élémentaire (4% des effectifs), ce qui a entraîné la fermeture de dizaines de classes à Paris. Ce constat alarmant, Bertrand Delanoë le connaît pourtant bien. Les élus UMPne cessent de le lui dresser depuis plusieurs mois, séance après séance, au Conseil de Paris. Il n’en a cure. Il bâtit tranquillement sa ville, une ville-musée, réduite à ses seules attractions touristiques et culturelles, repliée sur elle-même et réservée aux riches et aux célibataires. Sourd à nos propositions, le maire de Paris boucle fièrement sa troisième tournée de comptes-rendus de mandat en se félicitant de son premier bilan de mi-mandature et ose dire aux Parisiens qu’il les aime. A ceux qui peuvent encore rester... > Jack-Yves Bohbot, conseiller de Paris, vice-président du groupe UMP Relever ces défis nécessite de poursuivre le dialogue sur les formes futures de la ville, sur l’architecture. Il faut le faire avec l’exigence de respecter la morphologie du patrimoine bâti de Paris, apprécié pour sa beauté tout en s’ouvrant à la création. Enfin, le quatrième objectif est d’amplifier encore nos relations avec les collectivités voisines pour réaliser ensemble des projets de coopération diversifiés. C’est autour de ces objectifs que les élus communistes entendent poursuivre le débat sur le PLU. > Jacques Daguenet, conseiller de Paris, élu du 11 e àParis janvier-février-mars 2005
GROUPE SOCIALISTE ET RADICAL DE GAUCHE La solidarité, c’est l’honneur de Paris Le rayonnement d’une ville, et a fortiori d’une capitale, ne se mesure pas qu’au nombre de ses monuments historiques ou à son attractivité économique. Certes Paris, de ce point de vue et de bien d’autres, est bien dotée. Mais pour Bertrand Delanoë et la majorité municipale, l’honneur d’une ville, c’est aussi la capacité qu’elle a à organiser la solidarité à l’égard des personnes les plus fragiles. Paris est la première collectivité territoriale française pour la dépense sociale par habitant. Pour l’année 2004, c’est 1,577 milliard d’euros qui ont été consacrés à l’effort social. Témoin de cette volonté, le budget 2005 se situe dans cette continuité. Mais les situations d’exclusion et de précarité subsistent et sont accentuées par les choix de politique économique de l’actuel gouvernement et par l’insuffisance des crédits de l’Etat qui s’apparentent à un inacceptable désengagement. Depuis trois ans, outre le soutien aux seniors et l’intégration des personnes handicapées, l’aide aux personnes les plus démunies est une priorité de la politique municipale. Nourriture, hébergement, soins médicaux : au cœur de l’hiver, tous les dispositifs de lutte contre l’exclusion sont renforcés, sans oublier les GROUPE UNION POUR LA DÉMOCRATIE FRANÇAISE Incivilités L’évolution des conditions de vie en milieu urbain en général, et dans la capitale en particulier, les erreurs d’urbanisme flagrantes des années soixante dans les banlieues, les difficultés économiques avec le chômage des jeunes, forment un ensemble détonnant qui entraîne un développement de ce que l’on appelle communément les « incivilités ». Terminologie pudique voire élégante qui recouvre des réalités très diverses. Quoi de commun en effet entre le laxisme des propriétaires de chien contribuant à la pollution de nos trottoirs et celui de cyclistes, malheureusement de plus en plus nombreux, ne respectant ni les feux rouges, ni les sens interdits en toute impunité ? àParis janvier-février-mars 2005 programmes à plus long terme. Sous l’impulsion de Gisèle Stievenard, adjointe chargée de la solidarité et des affaires sociales, c’est la création de deux nouveaux centres d’hébergement d’urgence dans le 10 e arrondissement. Grâce à ces centres, ce sont en tout près de 900 places qui sont mobilisées par la Ville. Parallèlement à la construction de nouveaux lieux, la Ville poursuit son programme d’humanisation des grands centres d’hébergement déjà existants. Ces réhabilitations sont conduites pour qu’exclusion ne rime plus avec indignité. L’aide alimentaire aux Parisiens les plus en difficulté reste également une priorité pour la municipalité. La Mairie a doublé les subventions directes accordées aux organismes ayant investis en ce domaine. Avec le restaurant Baudricourt et Cœur de Paris, ce sont 2000 repas qui sont servis quotidiennement. Un nouveau restaurant social, géré par les Restos du Cœur, ouvrira en février dans le 19 e arrondissement et permettra de renforcer la restauration assise, plus digne et plus humaine que la distribution de repas dans la rue. Depuis 2003, un restaurant social, également géré par les Restos du Cœur, est ouvert dans le 13 e arrondissement. Quoi de commun entre les tagueurs salissant et défigurant nos immeubles et les agissements d’une minorité raciste et violente de supporters du PSG ? Quoi de commun entre les motos qui, circulant en « échappement libre » génèrent une pollution sonore et les bandes de jeunes qui s’affrontent avec violence sur les Champs-Elysées ? Quoi de commun entre ceux qui salissent la ville en jetant par terre papiers, journaux, détritus divers et ceux qui, avec des méthodes de plus en plus sophistiquées, dévalisent les appartements en n’hésitant pas à pratiquer des agressions y compris envers les personnes âgées ? tribunes politiques 15 Au-delà de ces aides de première urgence, la Ville développe d’autres formes d’aides sociales telles que les allocations exceptionnelles pour faire face à des difficultés financières temporaires, les diverses aides au logement, les avantages EDF, la multiplication des Espaces Solidarité Insertion qui assurent un accueil personnalisé aux personnes victimes d’exclusion, qu’il soit d’ordre médical, psychologique ou social. Mais la volonté politique de la majorité municipale, aussi grande soit-elle, ne pourra pallier la défaillance organisée par l’actuel gouvernement. Les élus socialistes et radicaux de gauche seront très vigilants quant à la mobilisation des crédits nationaux au titre de la solidarité nationale, nécessaires à la prise en charge des Parisiens les plus précarisés alors que ceux consacrés à la politique de la ville baisseront de 20% en 2005 et que les subventions accordées aux associations œuvrant localement en ce domaine ont vu leur montant divisé par deux. Parce que c’est à cela aussi que se mesure l’honneur d’un pays. > Patrick Bloche, président du groupe socialiste et radical de gauche Peu de choses sauf que le terme « d’incivilités » est en vérité bien inapproprié. Et que pour rendre la vie à Paris plus agréable et détendue, il conviendrait que l’équipe municipale manifeste une autre détermination. Police municipale, prévention, verbalisation, autant d’actions réelles que les Parisiens appellent de leurs vœux. Paris Plage et la Nuit Blanche ne peuvent remplacer une politique volontaire et rigoureuse pour améliorer la vie quotidienne dans notre beau Paris. >Yves Galland, président du Groupe UDF



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