à Paris n°12 nov/déc 2004
à Paris n°12 nov/déc 2004
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°12 de nov/déc 2004

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ville de Paris

  • Format : (210 x 265) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 8,9 Mo

  • Dans ce numéro : Des commerces proches de vous

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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8 àParis destinés à être loués à des artisans ou à des commerçants. A partir de 2010, les murs des boutiques seront vendus de préférence à l’artisan ou au commerçant locataire : « Nous n’avons pas vocation à rester durablement propriétaire », précise ainsi Nicolas Lefebvre, directeur général de la Semaest. Six zones sont prioritaires. Quatre d’entre elles sont confrontées à la concentration de commerces qui se développent autour d’une activité unique au détriment des boutiques de proximité proposant une offre commerciale diversifiée : le quartier Sedaine-Popincourt (11 e) , avec les grossistes du textile ; Saint- Denis (1 er et 2 e) , avec les sex-shops ; Daumesnil-Mongallet (12 e) , avec les magasins d’informatique ; Beaubourg- Temple (3 e) , enfin, réputé comme étant une grande plate-forme d’import-export en maroquinerie. Les deux derniers quartiers, Fontaine-au-Roi (11 e) et Belleville (20 e) constatent, eux, la disparition progressive de leurs activités commerciales. Depuis mars dernier, plusieurs opérations de rachat ont d’ores et déjà Racheté par la Ville, cet immeuble de la rue du Faubourg-Saint- Antoine (12 e) abrite la Maison de l’artisanat et de la création. L’AIDE AU COMMERCE ET À L’ARTISANAT Les trois Espaces commerce et artisanat (ECA) créés par la Ville de Paris sont des lieux d’accueil et de services destinés aux commerçants, aux artisans et aux chefs d’entreprise de moins de 20 salariés. Leur objectif est de favoriser le démarrage et la croissance des petites structures commerciales en informant et conseillant les responsables d’entreprise : montage financier, aides publiques, recherche de partenariat, opérations de marketing, etc. Les prestations sont complétées par des offres de location de locaux d’activité par les bailleurs sociaux (Opac de la Ville de Paris et sociétés d’économie mixte) ainsi que par l’organisation de rencontresdébats liées à la vie de l’entreprise.• L’ECA des 11 e et 12 e arrondissements est l’interlocuteur privilégié pour la transmission des commerces et des entreprises artisanales : 28, rue du Faubourg-St-Antoine (12 e) Tél. 01 44 73 83 50, fax: 01 44 73 83 56. Courriel: eca112@yahoo.fr été réalisées tous secteurs confondus: 19 boutiques ont été acquises (soit une surface de 2500m 2) pour un montant de 6,7 millions d’euros, et des négociations sont actuellement en cours avec les locataires potentiels. Ainsi la rue Sedaine a-t-elle pu conserver le Shopi installé sur une surface de 506 m 2. Protéger le commerce et l’artisanat Parallèlement à ce dispositif unique en France, la Ville conserve ou réhabilite des bas d’immeubles sociaux pour y installer des activités commerciales. Ainsi, dans le quartier de la Goutte-d’Or (18 e) , au printemps 2001, plusieurs ateliers de jeunes créateurs de mode se sont installés rue des Gardes, dans des locaux aménagés par l’Office public d’aménagement et de construction (Opac). Par ailleurs, le futur Plan local d’urbanisme (PLU) devrait permettre de protéger le commerce et l’artisanat sur les principales voies et pôles commerciaux parisiens (230 km de voies au total). Reste que, liberté du commerce oblige, les pouvoirs publics en général ont peu de pouvoir pour intervenir quand un fonds de commerce change d’affectation.• L’ECA du 19 e se consacre plus particulièrement aux technologies de la communication : 47, quai de la Seine Tél. 01 53 35 82 15/18, fax: 01 40 36 57 53. Courriel: eca.19@netcourrier.com• L’ECA du 20 e est plus précisément orienté vers l’investissement et les aides financières : 81, rue des Vignoles Tél. 01 53 27 38 65, fax: 01 43 71 65 39. Courriel: eca20@wanadoo.fr Le seul moyen de régulation dont dispose la Ville de Paris concerne les surfaces supérieures à 300m 2. Elle se prononce ainsi, chaque mois, sur l’opportunité de l’installation des enseignes de plus de 300 m 2 (au sein de la Commission départementale de l’équipement commercial que préside le préfet de Paris). Les critères pris en compte par la Mairie de Paris pour rendre ses avis, qu’ils soient positifs ou négatifs, sont toujours les mêmes : création d’emplois, respect de l’environnement concurrentiel existant, incidences sur le commerce de proximité, refus de l’invasion des grandes enseignes, modalités d’approvisionnement des magasins et de livraison, et préoccupation environnementale. Le soutien aux marchés et aux produits de bouche Les 81 marchés alimentaires de la capitale constituent parfois pour les Parisiens les seuls lieux d’approvisionnement de proximité. Aussi, pour enrayer la disparition des commerces de bouche dans certains quartiers, la municipalité a mis en place de nouveaux marchés de rue. Le plus récent a été ouvert en septembre dernier dans àParis novembre-décembre 2004
le 2 e arrondissement. Installé place de la Bourse, il ouvre les mardis et vendredis de 12 h 30 à 20h. Ce nouveau marché d’après-midi est le cinquième du genre après ceux d’Anvers (9 e) , de Saint-Honoré (1 er) , de Bercy (12 e) et de Baudoyer (4 e). Une adaptation au rythme de vie des Parisiens qui s’est également étendue aux autres marchés de la capitale après une réorganisation de la réglementation en 2003. Ainsi, le week-end, les horaires ont été rallongés d’une demi-heure et les marchés restent installés jusqu’à 14 h 30. Parallèlement, dans chaque marché, la Ville a décidé de réserver 10% du nombre de stands aux produits biologiques afin de diversifier l’offre alimentaire. Enfin, la municipalité mène une politique dynamique de valorisation des produits des artisans et des commerçants en organisant chaque année la Fête des marchés, le Grand Prix du chocolat artisanal de la Grand prix de la baguette de Paris C’est un jeune artisan boulanger mais il possède déjà le savoir-faire du maître mitron. A 23 ans, Pierre Thilloux s’est vu décerner le Grand Prix de la baguette de la Ville de Paris. Un titre qu’il a remporté, cette année, face à 119 candidats après avoir obtenu la deuxième place en 2003. « La preuve qu’il y a un suivi dans le travail », déclare-t-il modestement. Car pour ce fils de boulanger, il n’y a pas de secret pour faire du bon pain : « Je ne connais pas une technique miracle, on applique vraiment le meilleur de ce qu’on peut faire ». A la tête de sa boulangerie, La Fournée d’Augustine*, et d’une équipe de neuf employés, il se réjouit d’avoir été le lauréat et d’être devenu, pour un temps, le fournisseur àParis novembre-décembre 2004 Ville de Paris, le Grand Prix de la baguette de la Ville de Paris (lire le portrait cidessous), ou encore en s’associant aux diverses manifestations initiées par les fédérations professionnelles.• * Semaest, Société d’économie mixte d’aménagement de l’est de Paris, 181, avenue Daumesnil (12 e) , tél. 01 43 45 10 00. ** Priorité dont dispose la Mairie de Paris pour acheter un local ou un terrain. > Retrouvez les études réalisées par l’Atelier parisien d’urbanisme sur l’offre commerciale à Paris sur www.apur.org Et sur paris.fr Retrouvez tous les dispositifs et les structures d’accompagnement pour l’aide à la création d’entreprise ainsi que la liste de tous les marchés de la capitale sur www.economie.paris.fr Pierre Thilloux, le lauréat 2004. officiel de l’Elysée. « Ce prix a tout changé. Dans les jours qui ont suivi, la production en baguettes est passée de 900 à 1 500 par jour. Des clients viennent de Vanves, de Montrouge ou de Malakoff ». * 96, rue Raymond-Losserand (14 e). dossier 9 INTERVIEW Garder une offre commerciale vivante « „ et diversifiée àParis : Quelles sont les priorités de la municipalité pour le commerce ? Lyne Cohen-Solal: Paris offre un potentiel commercial exceptionnel. On y trouve une grande variété de commerces qui va des grandes enseignes européennes, voire mondiales, aux boutiques de proximité et aux marchés de rues. Cette diversité fait l’attrait de la capitale et il s’agit, pour la municipalité, de préserver la mixité des activités et de garantir la concurrence dans de bonnes conditions. Il s’agit également de dynamiser ce potentiel d’emplois de toutes compétences et dans tous les métiers à l’heure où la capitale souffre d’un chômage excessif. Quelles catégories de commerces défendez-vous ? La municipalité se préoccupe de l’équilibre entre tous les commerces et protège les plus fragiles: les petits commerces de proximité. Ce sont ceux qui ont le plus de difficulté à vivre car ils sont confrontés à de très fortes mutations. Elles touchent plus certaines catégories comme les poissonniers ou les crémiers. Cette situation ne doit pas faire oublier les créations dans tous les secteurs, même parmi ceux qui connaissent des jours difficiles, avec des concepts nouveaux et des entrepreneurs très dynamiques comme dans la boulangerie. La diminution du nombre de commerces de détail, en trois ans, est d’environ 1%. Globalement, Paris ne perd pas ses commerces, mais il y a des mutations avec disparition de certains types de commerces en fonction des habitudes de consommation. Dans un marché libre, quel est le domaine d’intervention de la Mairie de Paris ? Normalement, la Ville n’a pas de véritable compétence pour intervenir dans le champ libre des mutations commerciales de moins de 300m 2, mais elle peut contrôler certains aspects. Elle a un pouvoir de contrôle en Commission départementale de l’équipement commercial (CDEC) pour accepter ou désapprouver l’implantation de commerces de plus de 300m 2. La Mairie peut aussi intervenir par le biais des sociétés d’économie mixte (SEM) de la Ville de Paris et des bailleurs sociaux sur les locations en bas d’immeubles. Enfin, elle contrôle les enseignes, les permis de façade, de construire et de démolir. La Ville de Paris porte ainsi une très grande attention à ce que les quartiers gardent une offre commerciale diversifiée et permettent aux Parisiens de faire le plus souvent possible leurs achats dans leur quartier. Lyne Cohen-Solal, adjointe chargée du commerce et de l’artisanat.



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